Politique

  1. auddie says:

    nos arrières sont protégés
    disent les trusts
    ils étudient nos critiques, nos analyses,
    se prémunissent de nos armes conscientes
    tranchent dans le vif
    suppriment tout espoir de bonheur.

    les masses s’endorment sur un paquet de feuilles
    l’arbre grandit sans cesse.

  2. franckie says:

    Démocratie et autorité ?

  3. auddie says:

    Comment faire plier les trusts ? Comment avoir une image d’activiste non dément?

    l’homme et le réel

    démocratie et autorité

  4. Marie-Agnes says:

    l’homme et le réel

    démocratie et autorité

    antinomies?

  5. f4 says:

    les pourcentages que font les différents partis aux élections reflètent-ils ce que le quidam moyen pense au quotidien lors de son parcours en société ?

  6. f4 says:

    Peut-on identifier une nation, un pays, une société, en tant que personne?

  7. f4 says:

    De quoi serait alors faite la psychanalyse des peuples?

  8. auddie says:

    En Allemagne, les gens ordinaires sont très mal payés. Pas de smic, des salaires de misère, parfois 4, 5, ou 7 euros de l’heure… Les femmes sont vraiment moins bien payées que les hommes. Elles sont virées quand elles tombent enceinte. On se demande bien pourquoi c’est une des plus fortes économie d’Europe, et pourquoi la natalité y est en déclin.

    Les assureurs y sont également les champions de l’arnaque.

  9. Manuel says:

    De grossir à la naissance d’un bébé sont témoins les pâtes à la tomate,

    la honte des vestes démodées de mon oncle ou de mon père et d’un trop de slave

    dans la flasque formalité d’un pantalon à la couleur suave.

    Ne pas sortir, ne pas s’habiller, ne pas faire d’exercice, je tâte

    mon ventre neuf heures au travail mal payé du mage.

    Téléphone où je fus thérapeute illégal et pire qu’un insulte

    est le culte du ginseng qui me fait tenir.

    Puis viennent les raisins de fraîcheur successive,

    et la découverte d’autres salives qui firent rebondir l’argent et déprimèrent le corps

    sauf au moment… sauf au sommet.

    Le jour de mon anniversaire je reste à la maison à lire Coluche,

    entendre des émissions poubelle sur la philosophie épicurienne,

    écrire, ouvrir le paquet de Shelley, gouter les muscats en grappe de la rentrée,

    aimer, faire la vaisselle et peut-être, comme avant, me masturber.

  10. auddie says:

    Je suis économiste. Je compte mes sous. Et je trouve bien que les peuples d’Europe puissent faire du business ensemble au lieu de se tirer dessus. Il ne faudrait pas oublier à quoi sert l’Europe, et surtout, à quoi sert l’euro (c’est une première pierre à l’édifice). Non pas: être plus fort contre d’autres continents (pantomime convaincante pour faire avancer les choses, en 1950 comme en 2011… que de vouloir guérir le mal par le mal), mais bien de s’élever vers des idées plus estimables et surtout, de verrouiller au maximum la marche de manœuvre des dictatures en herbe, des xénophobies, des ignorances.
    L’argent, qu’il soit euro, franc, dollar, ou d’absurdes et incessantes conversions de chiffres, est toujours une monnaie. LA monnaie. L’échange. Ça devrait suffire non?
    Toute conversion est un mensonge, une jolie arnaque, une complication. Comme pour la traduction d’un texte, on y amène son interprétation, son identité. La monnaie unique, c’est déjà presque la langue unique (pas étonnant que ça énerve le front national).
    Imaginez que des régions, des villes, adoptent leur propre monnaie. Et pourquoi pas des particuliers. Tiens d’ailleurs je vais frapper ma propre monnaie. Et puis je ferai ce que je veux, l’évaluerai, la dévaluerai. Des mensonges.

    Ces “économistes” confondent -il me semble- l’abstraction des chiffres, ce monde clos paradoxalement inexact, à l’instar des mathématiques, et la stupeur des citoyens face à l’abstraction que représentent toutes ces gesticulations qui font la pluie et le beau temps dans leurs assiettes. “Bah je t’échange mon découvert contre ta boîte de petits pois; vu que mon découvert sera soldé dans 10 jours car je travaille, tu en sortira gagnant, tandis que moi, je mange (tes petits pois)”.

    J’ai un ami trader. Il rigole. Personne ne gère rien qu’il me dit. Les comptes sont flous. Les opérations hasardeuses. Tout se fait au jugé. On convainc sur des intentions, des garanties, une expérience, jamais sur des chiffres. Les entreprises de la haute finance pour leurs appels à projets, leurs mouvements, manœuvrent à vue. Les mecs ne croient pas aux maths. Ils croient en leur c …

    Cet article, qui comme à l’accoutumée dans ce genre de thématique, ne prend aucun risque, ne prend pas parti, ne rappelle pas les faits, englués qu’il est dans une hype médiatico-financière, sa télé-réalité).
    Les politiques d’après guerre jugeaient préférable de cibler des priorités: la réconciliation, le pardon; on avance, ensemble. C’est une belle logique humaine. On ne trompera plus les peuples. Et encore aujourd’hui, il faut qu’ils continuent. C’était la politique pour la paix (et le business). Maintenant c’est la politique contre la finance. Et à côté, ce serait les nationalistes avec les économistes? Qu’est-ce qu’ils sont cons ces économistes, qui ne relisent pas l’histoire. Ils répondent à des questions qu’on ne leur a pas posé. Nous on veut la paix! La liberté! On veut circuler!

    Cet article ne fait que suivre une “tendance” (la tendance :”selon une étude américaine blabla”). Il me semble frappé d’apathie, d’inertie, et surtout, de manque de coeur. Ce coeur lucide dont on a tant besoin aujourd’hui. Parce qu’au lieu de se tirer dessus (des guerres MONDIALES hein, rien que ça), aujourd’hui on tire les autres vers le haut. On les aide. On normalise les politiques internes, on tente de ne garder que le meilleur, ce qui fonctionne, même si ça a l’air absurde parfois, car la logique bassement libérale est méchante; mais on ne connait que ça. il faut l’améliorer. Tout le monde sait bien que c’est bon pour le business. Même se faire peur avec des crises, des dettes, des sauvetages, des plans de rigueur, est bon pour le business. Les jeunes voyagent, se sentent européens. Les vieux voyagent, se sentent plus légers. Grâce à l’Euro, et dans le bénéfice du doute, on rencontre du monde, on échange, on se rapproche, à défaut de parler la même langue.

    S’il y avait à dire quelque chose sur l’Europe, ce serait plutôt que les gens s’ignorent encore énormément, sauf exotisme, ne se mélangent pas assez, ne sont pas assez mobiles. Ce n’est pas une question d’âge. Ce n’est pas une question de classe. Plutôt de curiosité, et probablement, d’envie de changement.

    Personne ne sait vraiment ce qu’est l’Europe. Il y a un fossé immense, terrible, inquiétant, entre la lucidité des politiques qui s’occupent de l’Europe, qui en mesurent la nécessité, et leurs peuples, pour qui tout est opaque, indigeste, complexe. Les voisins sont devenus encore plus lointains. On ne va pas vers eux. C’est ça qui est grave. C’est là qu’il faut se poser des questions.

    Les nationalismes intimistes opèrent des soubresauts? C”est pas dans la culture beauf de s’ouvrir au monde? J’espère que le débat s’élèvera bientôt à des sujets plus intelligents. Quand dans trente ans les jeunes se diront européens avant tout, et non français, italiens, allemand, tchèques, que leurs enfants seront tous métis, issus d’une culture plurielle qui sera leur identité, parleront tous trois ou quatre langues. Ils auront probablement des frissons dans le dos en lisant ce genre d’article.
    J’espère simplement qu’ils auront moins cette envie de pouvoir qui nous caractérise encore, nous aliène ou nous déprime si elle n’est pas satisfaite. Cette gloire factice… ces désirs pourris.

    En pratique il y a du chemin à faire. Question de génération.

    On se fout des économistes. Ce qu’on veut c’est des décisions politiques fermes pour réguler le libéralisme, réguler les banques, les marchés, mais aussi et surtout la manière de voir et de concevoir l’entreprise. Simplifier, responsabiliser tous les maillons de la chaîne, égaliser en somme, mieux répartir les richesses… ça passe par une monnaie unique et par une volonté politique qui a l’air opaque comme ça, mais qui fait son chemin, qui est désormais acquise.

  11. Marie-Agnes says:

    Ça ira, ça va aller, vous allez voir.
    Ça ira.
    C’est à cause du temps, les gens sont maussades, ils voient tout en noir quand le paysage se couvre de blanc ! Rien que ça, tiens, c’est pas un défaut de perspective? un problème de vision, une manipulation de l’esprit.
    Mais qui?
    Qui oriente mon esprit?
    Personne si j’en crois le Libé des philosophes de jeudi. Le complot de quelques puissants contre la masse des faibles est une dangereuse illusion et wikitruc une bulle de savon soufflée par un irresponsable (possiblement violeur).

    D’accord avec eux moi je sais que ça ira, à bas les manipulateurs qui disent « Halte! après on ne sait pas ce que ça donnera mais ce ne sera pas beau à voir ». Vive la philosophie.
    Il fait froid l’hiver, chaud l’été. Amis de la sagesse prenez-en de la graine: il pleut en automne et au printemps. Les riches sont riches et les pauvres pauvres. La guerre sous toutes ses formes occupe le globe. Où est le problème ? le monde va comme il va. Philosophons.
    Ce serait le contraire qui serait inquiétant, non?
    Rien que d’y penser, à un monde différent, le pékin moyen en a des frissons d’angoisse. N’importe quoi pourvu que rien ne change. Que la neige continue de tomber l’hiver et les pauvres à crever de froid, au nom de quoi on chamboulerait tout? Parce que c’est vrai qu’« On n’a rien sans rien » et que « Les choses doivent être ce qu’elles sont ». Point.

    Rien que de penser à un monde différent le pékin moyen se sent devenir tueur.
    D’abord pourquoi ça devrait changer puisque ça ira?
    Le chômage gagne comme un feu de paille qui deviendra feu de forêt, qui deviendra feu de cité et détruira Rome comme Londres, il gagne comme un enfoiré qui se la joue innocent des dégâts qu’il s’apprête à causer. Qu’il a déjà causé, mais sur la propriété des voisins, il n’a pas encore gagné la nôtre, enfin un peu quoi, une contagion de suicides ici ou là, une poignée de pères/mères fous qui trucident leur famille, des grèves, des manifestations, rien d’insurmontable ou d’anormal, on gère, on envoie les canadairs et on gère.

    Le pékin moyen est un philosophe, il tue aussi bien que n’importe quel tueur. Sa cible favorite en temps de crise ce sont ceux qui lui disent : « C’est la cata ». Là il voit rouge. Moins que lorsque ses yeux seront irrités par le feu qui aura gagné partout mais comme il ne le sait pas encore s’il voit rouge c’est contre les prophètes de malheur.
    Cet ami de la sagesse n’aime pas gaspiller sa salive inutilement. Il ne parle jamais pour ne rien dire et quand le bateau coule ne voit pas l’utilité de le crier dans les coursives. Il préfère alors, plutôt que des cris écorchant les oreilles, entendre les notes lénifiantes d’un orchestre en costume d’orchestre. Pas de tenue débraillée, quand le bateau coule, et certes pas pour les employés: le pékin moyen tient avant tout à sauver les apparences personnelles. Les femmes et les enfants on verra après.
    Mais ça ira.

    Le feu gagne, le bateau coule, ce ne sont que des mots.
    Supers contents de jouer aux journalistes, les philosophes.
    J’ai été voir leur nom à chaque fin d’article et lu attentivement toutes leurs activités ci-notées. Leurs titres, leurs postes, leurs ouvrages, leurs plus si affinités renvoyant à d’autres travaux d’autres philosophes morts ou vivants.
    La philosophie est une passerelle entre les morts et les vivants, dixit Bibi, et le Libé des philosophes un pont entre deux Temps, celui de l’immédiat et celui de la réflexion posée, dixit un philosophe (à peu près).

    La mort… la vie… et le journalisme
    à quand le jour où les journalistes auront le droit de se lâcher dans un numéro. Vas-y coco, crache ta soupe Perso aujourd’hui.
    On lit toute l’année ce qu’ils Doivent nous dire, ce serait quand même drôle d’avoir accès une fois par an à ce qu’ils ont Dans Leur Crâne.
    Qu’ils prennent exemple sur les philosophes.

    L’avantage de savoir que ça ira c’est que ça donne de la distance par rapport aux événements. Du coup, au lieu de gaspiller sa salive inutilement à émettre des sons discordants on peut produire du discours. Et c’est réellement passionnant le contenu d’un crâne de philosophe, pour commencer on y rencontre foultitude de gens intéressants, on se trouve entre gens de bonne compagnie et on le sait.

    Même si à quoi je m’attendais? j’ai les boules.
    Je m’attendais à un feu pare-feu attaquant de front lui, et non s’aplatissant devant l’autre sournois, celui qui n’est qu’une névrose généralisée. Puisque ça ira.
    Un feu de l’esprit contre les esprits mauvais et merde à la réflexion posée.
    Plus le temps, par ce temps, de continuer à faire joujou avec les beaux jouets du passé; où sont les hérauts du présent ? Philosophes de la baston des mots prêts à envisager sans frissons d’angoisse que les choses puissent changer pour le meilleur et non toujours plus pire.

    On croit avoir atteint le fond? Attends, ça ira, ce sera tellement pire que ça ne pourra qu’aller mieux pour ceux qui seront encore là pour le dire.
    Où sont les philosophes ? sur quel front universitaire classent-ils leurs papiers?
    Franchement, s’il y en avait un/e, un/e seul/e capable de faire battre le sang de ses troupes d’intellos on le saurait, non? ils feraient du bruit, non? s’ils empoignaient les mots au lieu de les réciter (voire susurrer). De véritables disciples de la raison, ô amis de la sagesse, seraient actuellement en train d’éructer, s’ils existaient. Brandiraient leurs mots en poings sans pointillés à la face hideuse des esprits mauvais de ce temps.

    Hideuse. Nous sommes les enfants d’un vingtième siècle hideux qui a engendré l’innommable, mais aucune importance, remontons avant, avançons après, nions Notre Présent. L’Hier dans l’Aujourd’hui. Les chiffres insensés auxquels nous nous sommes habitués comme à notre pain (ou riz ou pâtes) quotidiens. Ou hebdomadaires.
    Continuons à nier qu’il y a comme un défaut dans la machine et philosophons; ça ira.
    Un défaut si énorme, trou noir béant, que c’est même à se demander si le défaut lui-même n’est pas la machine. Qui broie et broie et continuera à broyer.
    De la chair, des humains, des chiffres…

    chiffres qui donneraient comme une envie de philosopher.
    Drôle de boulot, soit dit en passant. Bien payé? Je n’ose pas demander à quoi ça sert? parce qu’à quoi ça sert je m’en doute, même si ce n’est pas dans le numéro de jeudi que j’en trouverai la preuve.

    Un feu pare-feu pour brûler les déraisons d’un siècle qui n’a pas fini avec celui-ci. Un feu purificateur auquel les médecins de l’âme que devraient être, aussi, les philosophes – la bataille fait rage, toutes les volontés sont sollicitées et les réservistes rappelés au front – pourraient passer le scalpel de leurs mots.
    Mais ouille, des mots-scalpels? et pourquoi pas des coupe-coupe tant qu’on y est ?
    Oui, pourquoi pas tailler un chemin à la machette dans les broussailles de l’incompréhensible.
    Pourquoi pas attaquer l’hydre à la lance s’il faut. À la kalach, au char d’assaut. Si on lui balançait des rafales de mots à têtes chercheuses, des bombes pas à retardement, à l’hydre, plutôt que de lui tresser des guirlandes, qui sait si elle ne mettrait pas genou à terre?
    Au lieu de broyer et broyer et broiera encore.

    Mais je m’égare, ça rira, ça rira demain. Quand on sera tous pendus à la lanterne, rira bien qui rira le dernier ? Pas sûr, certains pourraient trouver ardu d’assister à l’agonie des autres. Au combientième ils craqueront et demanderont à passer le suivant, au combientième ils iront tout seuls se pendre sans attendre leur tour dans la file?
    Ouh là, je suis en train de me laisser déborder par le fatalisme ambiant moi, vite, force jaune, force bleue, force philosophie.

  12. Manuel says:

    le jour où l’on décide

    de ne plus rien payer

    le jour où le mot de passe soit

    ne payez pas

    nous serons tellement de maquisards

    que le choix de la force réactionnaire

    sera inutile et leurs épouvantails

    seront si loin que ma chaise d’eau

    quand je prie dans le WC

  13. Manuel says:

    il faut que tu sois bête
    pour me tenir pour poète
    mon vers est une phrase qui pète

    je sais pas depuis quand
    suis-je un type dur
    sans le savoir ? sauve-toi, petite
    il me reste un zeste de chrétien

    je suis le chien qui crie : tirez
    on a le choix du gaz
    ou la matraque ou des choses
    qu’on ne voit que dans les films

  14. Manuel says:

    NE PAYEZ PAS

  15. Manuel says:

    le Pôle Nord, mon capitaine
    est sous nos pieds
    et ça brûle et c’est noir

  16. Manuel says:

    *

    J’ai connu des êtres
    qui vivaient la vie selon les lois naturelles
    qui n’avaient pas peur, ni honte de la vérité

    et je les ai vu soumis au traitement
    graduel des coups de la violence
    et parfois du poison où de l’euphémisme
    cachés par un rideau de mensonge
    et disparus pour toujours

    ces êtres étaient peut-être
    les premiers
    les ancêtres
    les seuls qui savaient
    qui l’on était

    *

  17. auddie says:

    Les grèves et la révolte du peuple grec, et avec eux la Grèce toute entière, réduit une partie de la politique européenne à un problème de personne: l’Europe veut imposer un train de vie et des efforts qui ne ressemblent pas à la personnalité de ce pays, à son timing, des pressions se font sur les gouvernants (Papandreou pète les plombs, prit en étau entre sarkozy et merkel), sans que les peuples aux-mêmes ne communiquent (les peuples ensemble, les autres peuples), sans partager la même vie, le même quotidien , la même réalité. Sans infos sur l’autre, autre que… les infos… On assiste à un théâtre télévisuel, avec des supers ministres ,des supers traders devant des supers logiciels… mais rien de tout cela ne nous donne à comprendre la réalité intime de celui censé être notre partenaire.

  18. auddie says:

    Je voterai Eva Joly.

  19. auddie says:

    Le spectacle de la politique, sa mise en scène comme une soirée à thème, la chasse aux électeurs, à défaut d’être assez fins pour la cueillette, n’est ni un loisir fascinant, ni une partie de plaisir. On peut se demander si la démocratisation de l’art et de la publicité ne réduit pas encore l’écart entre l’art poubelle et la politique déchue, la représentation du déchet et le mensonge institutionnalisé (tous liés par la presse, ce médium commun, cette vaste anarchie, la seule qui soit).
    Quand Sarkozy vient chercher les électeurs du front national en parlant de Jeanne d’Arc, qui est la schizophrène la plus célèbre de l’histoire de France, il semble que tout le monde sache que ce n’est qu’une pièce de théâtre, une farce à laquelle personne ne croit, sauf dans ses travers les plus insidieux, car ce à quoi tout le monde CROIT, ce que tout le monde apprécie, c’est la valeur théâtrale, le jeu d’acteur, la mise en forme humoristique, le clin d’œil aux chroniqueurs plus ou moins professionnels, au public en somme, et non bien-sûr au fait qu’il attache une quelconque et sérieuse attention à l’histoire de la folie et de l’illumination.

    Mais Jeanne d’arc n’a t-elle pas fait de même, des centaines d’années auparavant? Était-elle vraiment schizophrène? Ne faisait-elle pas déjà de la politique spectacle? Et…, qu’est-que la religion? qu’est-ce que la “conviction” au fond? puisque pour être crédible, il faut être “convaincu”, et donc …

    Voici ce que j’estime être les questions qui se posent. Puissent leurs réponses être intégrées aux images qu’elles produisent alors :

    -Pourquoi aujourd’hui encore les politiques, la presse, le public, ont-ils besoin de se comporter comme de cyniques amateurs de comédie (…et de manipulation des masses… Dupes pas dupes; quelles sont ces données partagées entre l’électeur populaire et l’élite politique, deux ennemis/alliés), au lieu de s’en tenir au premier degré?
    - Combien d’électeurs, incapables de se situer dans cette farce, prennent-ils ce débat et ces prises de positions artificielles comme argent comptant, dans la droite ligne des séries et émissions dont ils sont abreuvés tous les jours par le biais de la télévision ou des journaux?
    - Quelle modification du degré de gravité s’instaure chez les observateurs conscients et attentifs? Quelle part active représente la minimisation du mensonge de la politique spectacle, quand à l’inverse des observateurs archaïques prennent le second degré comme un premier?
    - Pourquoi autorise t-on ce genre de prise de position politique pré-électorale? Pourquoi les discours de campagne ne sont-ils pas soumis à un strict devoir d’intégrité, surveillé par un pouvoir indépendant, un QUATRIÈME pouvoir, qui s’occuperait à la fois de la parole politique, et de celle de la presse (ce serait sensé être le pouvoir de l’artiste, mais… !!?)
    - Pourquoi la politique utilise t-elle les ressorts artistiques et publicitaires dont on sait qu’ils sont antidémocratiques (l’art n’est pas démocratique, c’est même tout le contraire), puisque partiaux et appelant à une lecture libre, à un effort d’appréciation et d’interprétation, alors qu’ils se doivent d’être honnêtes, clairs, fluides, presque robotiques?
    - Pourquoi la politique doit-elle être “interprétée”, en amont et en aval, au risque d’en faire un métier aux contours flous, aux objectifs incalculables, aux intentions irréelles, à la consistance trompeuse?
    - Que veut dire le mot: mensonge?
    - La comédie est-elle inscrite dans la constitution, la déclaration des droits de l’homme, le serment d’Hippocrate?
    - Pourquoi les relations de cause à effet de ces jeux médiatiques sont-ils laissés au hasard?
    - Pourquoi les politiques ne sont-ils pas soumis à un contrôle strict après leur mandat, et soumis ensuite à l’inéligibilité ou des peines de prison si leur discours, leur parole, n’est pas suivie d’actes directs et concrets?
    - Pourquoi le mensonge et l’irresponsabilité artistique en tant qu’outils politiques ne sont-ils pas légiférés? Interdits en somme.
    - Pourquoi l’historien n’est-il qu’un scribe?
    - Les modes de reproductions des plantes et des animaux sont-ils des données politiques sérieuses? (L’homme est-il un animal comme les autres?)
    - Le corps humain a t-il un système financier en son sein, et des agents spéculateurs? une armée? une presse? des récepteurs sensitifs qui intègrent la notion de mensonge?
    - Une synapse, un virus, une cellule… sont -ils conscients?
    - Quelle est la marche de manœuvre d’un politique honnête? Est-ce “cool” ?
    - Pourquoi les gens font-ils confiance à des escrocs? Pourquoi le public estime t-il qu’une personne malhonnête aura plus de pouvoir et de possibilité de manœuvrer qu’une personne honnête?
    - L’activisme et les scènes alternatives (par exemples les indignés), quand ils dénoncent les faits et gestes des comédiens politiques et de la finance internationale, n’usent-ils pas des mêmes ressorts artistiques, en tant qu’ils publient le making-off, l’envers du décor, érigés eux-aussi au rang de fables ambivalentes?
    - comment être un activiste non dément?
    - Pourquoi l’art et la comédie ne sont-elle pas inscrites dans la constitution?
    - Qu’est-ce que l’art et la comédie?
    - L’intégrité est-elle un suicide collectif intime?

    Ces questions, je me contenterai de les poser, car je n’ai pas que ça à faire de passer plus de trente minutes sur le fait que l’art politique ou la politique mensonge semble plus appréciés que la vérité, plus “regardés”. Oui, ces ressorts médiatiques, ces sujets, ces fables, ont plus de succès que l’éventualité d’être soit-même un acteur dont l’objectif douloureux sera de mener à bien une révolution culturelle et financière, et mettre fin au jeu de dupe, détruire une partie du spectacle, détruire le théâtre en somme, son plaisir, sa foi. Sera t-on assez courageux?).
    C’est une guerre des cyniques contre les naïfs, des violents contre les citoyens intègres, et je n’ai pas de réponses, pas de réponses hors des paradoxes de l’intime et de la société.

    La révolution française est elle achevée? Ce serait peut-être la seule des questions possibles, et son achèvement par la force le seul des remèdes. Ainsi donc je m’en tiens, moi aussi, à la provocation du dimanche et à la gaudriole, bien que je sois de plus en plus scandalisé et horrifié, et donc prêt à en découdre par un engagement plus profond, plus concret, dans ou autour de la sphère politique. Si je suis artiste, je suis donc dedans, non? quelle est ma parole? Si elle est vraie, aujourd’hui, je ne suis plus artiste, et je ne suis pas un politique non plus, puisque je dis la vérité, tandis que politiques et artistes, conscient des ressorts non démocratiques de leurs modes opératoires en tant qu’ils usent de non vérité pour flatter le sens commun, semblent être issus de la même catégorie.

    Observateur attentif des scènes alternatives, des médias indépendants, des activismes sous toutes leurs formes, je m’interroge encore du meilleur moyen d’un électrochoc radical qui vienne, pour un temps seulement, ne rêvons pas, permettre de soulever tous les leviers en même temps et réguler le nouvel ordre mondial. D’ailleurs la question est toujours: cet ordre est-il “nouveau”?

    Je ne veux pas être paranoïaque. Je ne veux pas.
    Je ne veux pas être schizophrène. Je ne veux pas.

    artiste, que suis-je?

    *dois-je me remettre au rap?

    * * *

    Cet article a été rédigé “à chaud”, après visionnage du zapping du 7/01/2012 ici :
    http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid1830-c-zapping.html

  20. auddie says:

    ….. voir l’annonce de la mise en place de la taxe Tobin, un peu à l’envers, une mesure de gauche, populaire dans l’opinion, argument symbolique, encore, pour le futur candidat.
    Quand tout est bon pour garder le pouvoir.
    c’est si simple, si… humain, qu’on ne fait même plus grand cas de ces annonces de marché de village; ils sont frais mes poissons, et même sans arretes, et même venus du ciel; des poissons volants.

    Qu’il est rassurant cet escroc; on ferait pareil au fond.

    Il devrait être contrôlé cet écart entre acte et “intention”, promesse et non acte (mais il faut bie nle vendre son programme, et se faire élire, et des équipes s’activent. Oui mais…). Le système est corrompu par le spectacle, un spectacle qui a probablement toujours été présent dans nos sociétés, et ce au travers de formes diverses.

    J’évoque ce sujet, pauvre, ce pauvre sujet, en pleine période de réflexion sur ce qu’est la liberté de la presse, et ce qu’est celle des auteurs, de plus en plus confronté à la censure, aux procès, à la surveillance.

    Mais.. ce n’est tout de même pas pareil. tout devrait opposer liberté de l’artiste et singulière prison du politique, dont l’égo ne devrait même pas exister.

    On nage en pleine comédie. Ce n’est pas normal. Je ne m’indigne pas, je propose. Cela n’a rien d’artistique; rien d’élevé, rien de grandiose.

    C’est froid.

  21. auddie says:

    …spectacle electoral qui peut produire d’heureux résultats, puisque l’application de la taxe tobin est effectivement évidente… aujourd’hui. Demain, ce sera probablement l’interdiction de la spéculation qui sera de mise.

    je m’apercçois de la tangabilité de ce vaisseau critique politique

    tout et son contraire s’activent à quelques jours près, en politique, comme en mon discours.

    ainsi l’on pourrait aprécier le fait que sarkozy vienne séduire les électeurs de front national. Si c’est unjeu de dupe pour certain, c’est argent comptant pour d’autres, et c’est plutôt mois grave que le front national au pouvoir.

    Doit-on s’en contenter. non.

    alors pourquoi critiquer le spectacle de la politique et son jeu de dupe?

    pourquoi ne pas retourner à la poésie tout simplement?

    puis-je tenir le rythme d’une construction de critique, et donc de propositions?

    oui, et non.

    je retourne artiste

    je retourne à la politique

    au dupe de je

    un jour un raver a énnoncé quelque apréciation de mauvais goût à propos d’un concert, on discutait de musique, de sens, de sensation, et puis après quelques minutes, il a trouvé bon d’appuyer son propos, pour quitter la discussion. je lui ai tout de même dit que je la composais et la jouai depuis quinze ans. Et il m’a répondu: moi je la danse d’autant.

    il en savait autant que moi

  22. auddie says:

    La foi et …. le communisme.
    .
    .
    .

    Je pense que le communisme, c’est comme la foi. c’est l’inverse exact de la religion, mais ça donne les mêmes résultats. Dieu est en tout, même dans les cimetières, les prisons. C’est la santé, le travail. Il est dans les assiettes, dans le corps politique. Il est dans des livres dont le nombre est à un chiffre. Comme toute chose méthodiquement retournée, inversée, planifiée, il ne perd pas ses valeurs annihilantes et réductrices, et potentiellement, sa violence, sa tromperie institutionnalisée. Ainsi un militant Ump catho, c’est un peu comme un militant PS qui regarde plus à gauche, donnant du crédit à quelque-chose d’”autre”. Il est toutefois appréciable, ce contre pouvoir au capitalisme d’aujourd’hui, assumé par des acteurs conscients des désastres de l’histoire. En ce qui concerne la vie dans l’entreprise et le partage des part et des richesses, comme il se pratique de plus en plus, et avec bonheur, ces idées là me semblent justes et saines (pour peu que l’on puisse encore employer ces mots toujours remis à zéro).

  23. auddie says:

    Quelles alternatives?
    .
    .
    .

    J’en ai cité une plus haut, le partage des parts dans l’entreprise, ces petites nationalisations (le terme est inexact, mais vous comprenez bien de quoi il retourne). La régulation méthodique et pragmatique des systèmes boursiers également, qui sont les autres règnes du Mensonge. Le non paiement des dettes sont des notions intéressantes, passionnantes même je dirai. La protection de l’environnement fait figure de réorganisation, ça c’est tangible. Des moratoires sur les médiums aux ordres, bras armés de ces flux anarchiques, télé, pub, diffusion de contenus dans les lieux publics, communication, vont, dans les trente prochaines années, mettre un frein à bon nombre d’arnaques séculaires, de manipulation des masses. Le non pillage systématique des richesses du sol de certains pays à l’avantage d’autres plus riches est à méditer. Voyez-vous, c’est ce “marché” à cheval sur le dix-neuvième et le vingtième siècle, qui se posait déjà en “alternative viable” aux productions régionales auto-suffisantes. Il suffit d’y revenir. Il y a tant de choses dont nous n’avons pas besoin.

  24. jerome says:

    Disons que si l’homme n’était qu’un animal dont l’essence impliqua qu’il n’advint en ce monde qu’arrosé par l’argent, alors il faudrait dire que le libéralisme serait le mode d’être le plus adéquat a l’essence de cet être. mais si on observe le fonctionnement du libéralisme, l’effort et la compétition de chacun contre chacun pour amasser le plus de richesse, on s’aperçoit qu’il implique , secrètement, un impensé; la négation de l’autre , ou la reconnaissance très limite de son existence a n’être que le témoin passif vaincu, au bord de l’éradication, de la réussite d’un tout petit nombre d’autre. le nihilisme, la non-reconnaissance de l’autre est dans le libéralisme une pensée active contre laquelle lutte la reconnaissance prolétarienne du marxisme. Mais le marxisme reconnait quand a lui une réalité au groupe au moins aussi à priorique que le libéral la redime. Aucun des deux systèmes n’est la vérité en soi, ou ne peut prendre en compte l’essence de chaque homme, cependant il est bon que le coeur de l’histoire se balance entre ces deux extrêmes. La religion quand a elle, n’a rien a voir avec le politique. Il n’y a absolument aucune philosophie politique dans l’existentialisme kierkegaardien, et pour cause, la Foi est une nouvelle qualité de l’Individu comme tel , qui a la fois s’élève au dessus du genre (contrairement a l’animal qui n’est jamais qu’un exemplaire de son espèce) et qui donne a l’existence un caractère accentué qui ressemble a ce que le libéralisme prétend défendre contre sa dissolution dans l’esprit de groupe, mais qui n’est absolument pas une production de la politique libérale (d’où son mensonge) puisqu’on vient de le voir, ce libéralisme implique par essence le négation ou la reconnaissance relative et conditionné de l’autre par l’idée que l’on se fait se son mérite ou de la mesure (et ici il est difficile de se retenir de rire) de son porte feuille. La marxisme dit clairement qu’il est contre le religieux parce qu’il privilégie l’histoire comme un conflit de classes qui se résorbera dans la révolution prolétarienne ou adviendra une société sans classe, libre, ou le travail n’étant plus fordisé redonnera aux hommes l’idée de leur puissance créatrice et donc une véritable impression d’eux même. Sauf que cette impression vraie de chacun dans le monde marxisme sans religion, sans transcendance, nie ce qui fait la possibilité du langage, et donc génère inévitablement une parole bureaucratique, figé dans le marbre de son non-sens ou elle ne s’adresse plus a personne a force de s’adresser a tous. Quand au libéralisme, il passe essentiellement son temps a se construire une histoire ou , il voudrait bien que le christianisme soit son fondement pour ainsi légitimer son propre nihilisme en rendant semblable son cynisme a l’abnégation de soi et au sacrifice qui dans l’ordre de la religion (a politique) sont forcement la voie de l’élévation de soi, du dépassement de soi en direction de la nouvelle qualité, la Foi, qui ne s’atteint pas en groupe mais recèle une force qui ressemble a celle du libéralisme sans pouvoir au grand jamais s’y confondre.

  25. jerome says:

    Le bilan du Sarkozysme est une faillite intellectuelle sans borne et sans précédent dans l’histoire de France qui a rédimé une réalité héritée de la fin des monarchies : la république française. Nous avons hérité de la Grece l’idée du concept; la manifestation intelligible d’une réalité sensée ; nous avons hérité de Rome l’idée d’une république de citoyens vivant par l’égalité de tous devant la loi le partage d’un monde commun ; et du christianisme une anthropologie du moi éternel devenant lui-même dans la mesure ou il se reprend dans l’intention amoureuse du Père, en tant que fils. Ces trois éléments essentiels de notre héritage ont fondé l’intelligibilité de notre présence à nous-même, au monde et aux autres, exigeant cependant de chacun qu’il soit essentiellement une source de liberté, d’égalité et de fraternité pour lui-même comme pour tous les autres. Le legs révolutionnaire fut de définir cette identité de la France dans le souci national qui fonde l’attachement patriotique en condensant tout l’esprit dans la formule trinitaire : liberté, égalité, fraternité. La grandeur perdue ne peut en aucun cas être rattrapée par une quelconque performance économique, ou symbolique, car il y a une metabasis ei alo genos entre la nature de la perte intellectuelle, spirituelle, et la nature de ce que Sarkozy propose comme solution à ce qu’il a lui-même fait perdre tout en y restant absolument insensible et aveugle ( un roi qui perd son royaume sans s’en rendre compte parce qu’il n’a de cesse d’avoir à la bouche sa prétendue bonne gestion économique d’un patrimoine essentiellement spirituel, c’est du Scribe ou de l’Aristophane… pas même, puisque Socrate a son Aristophane comme Sarkozy a son JM. Bigard). Sarkozy n’a pas un problème avec le symbolique, il est la manifestation de l’effondrement du concept de république telle qu’il a définit la France pendant les trois derniers siècles, depuis la révolution, et que définissaient ces trois concepts pleins de toute la transparence de la liberté intelligible à elle-même dont elle se voulait le fondement, la mère et la garante : liberté, égalité, fraternité. Dès son élection j’ai ressenti comme une âme platonicienne certainement, le vertige de la chute dans l’éclipse de la lumière du concept et un vent froid de soudards incultes au dernier degré ayant reçu permission de noyer la France dans la bêtise, me transit d’effroi; ténèbres d’un monde désespérant et insensé, opaque, plus communautariste que le plus fervent marxiste, capable malgré son aveuglement sur la transcendance, de reconnaître au moins à tout homme une vocation particulière et différente et non, comme dans le sarkozysme de faire de la vocation à faire de l’argent, la vocation supputée de tous, parce qu’elle avait été l’unique ambition sur laquelle l’affairiste avait bâti sa carrière et où en son orgueil sublimé de bêtise il n’entendait n’être égalé de personne mais imité par tous. Quelle chute! il existait trois mille sortes de lentille, avant que l’Oncle Bens par le monopole du marché ne le réduise à deux pour de simples raisons de logistique; lentille ou veaux c’est du pareil au même! Le christianisme quant a lui reconnaissait à tout homme sa vocation particulière, et le devoir absolu de l’exercer; le progrès sarkozyste fut de n’en reconnaître qu’une seule, celle où il était lui-même le meilleur représentant de sa propre catégorie… absurde sans borne… Le temps du nihilisme était venu, et le travail de sape a de suite commencé. Et si il repasse, comme le Calligula de Camus, il lui faudra éliminer tous les témoins de sa bêtise, et supprimer carrément l’état, c’est a dire le fruit le plus noble de l’histoire de France. Sarkozy jouant tous les rôles à la fois irait rendre la comédie fort ennuyeuse et fort longue; le régime parlementaire deviendrait une pitrerie de ventriloque, la perversion du représentant devenant personne privée peopolisé serait perçu comme une subversion nécessaire a la mue de l’histoire, alors qu’elle n’était qu’une intrusion fasciste et réactionnaire de la bêtise contre l’esprit républicain de de l’humanisme. A la moindre contestation…, ça sortirai les flingues comme des charognards affamés grognant sur leur cadavre d’os. Aussi, lorsque je mourrai et qu’un ange invisible m’interrogera sur mes origines je répondrai hardiment, parce que je serai certain de me faire comprendre de cet être de lumière, que j’ai vécu en France, ce pays où la réalité devait être sensée et intelligible pour le bonheur de tous, et non que j’appartenais à quelque bande de brigands de grand chemin dont il ignorera éternellement l’existence.

  26. Bateman says:

    Les avez-vous lues, ou jetées en même temps que la pub Conforama et le prospectus Franprix? Si la “profession de foi” de deuxième tour de l’un ne transcende pas les limites du genre (c’est un euphémisme), celle de l’autre, de façon frappante, non seulement esquive tout bilan (et pour cause) voire promet au dernier moment des changements dont on se demande alors pourquoi ils n’ont pas été engagés depuis 5 ans déjà, mais surtout utilise exclusivement des concepts généraux au sens incertain mais populiste (“faire le choix du travail”) et un champ lexical qui est celui de la peur de l’autre, de la méfiance envers son voisin tricheur, du rejet, et de la nécessaire mise au pas de tous, “dès la maternelle”, en bonne et due forme…

  27. bissecta says:

    Du sucre immaculé à l’héritage des baies de lauriers méritocrates
    - Idéaliser ces simplicités au marketing direct.
    - Acquisition d’un désherbant sur cité à la pureté soudé au chlore.
    - 99 pour sans âge des camps de civilisations.
    - L’uniforme de la masse mixe alors les deux tiers du premier au tiers du troisième.
    - Liste auto-référentielle en troupeau facile.
    - Volume de poudre que tube le métal cloitré aux deux bouts alités.
    - Une tresse, un tissu, un fil médium y pénètre dès que le choix à le dos tourné.
    - Enflammer cette cascade du réel à la cachette électorale.

  28. Manuel says:

    *

    Le 67 est une posture faciale

  29. Manuel says:

    *

    Conseillée par Erich Von Stroheim

  30. auddie says:

    monsieur michian vous représentez le peuple ? eh bien moi je représente le peuple qui regarde le mec qui représente le peuple.

  31. jerome says:

    « Elpeup ! Elpeup ! »

  32. Anonymous says:

    non monsieur, je dis de la poésie, je ne fais pas de politique, puisqu’il est impossible d’être sérieux avec vous.

  33. jerome says:

    ‘énergie (du grec ancien ἐνέργεια) est, de manière générale, la capacité de faire un travail[1], c’est-à-dire d’agir.
    Ce terme recouvre plusieurs réalités qui se recoupent partiellement :

  34. wikipédia says:

    L’énergie (du grec ancien ἐνέργεια) est, de manière générale, la capacité de faire un travail[1], c’est-à-dire d’agir.
    Ce terme recouvre plusieurs réalités qui se recoupent partiellement :

  35. jerome says:

    voix: nom féminin, invariant en nombre.

  36. jerome says:

    L’enterrement de l’esprit
    sa stèle dense
    et haute comme une foret de grattes-ciels
    pincés de vagues grattes-cul
    gratte papier de masse
    ponctuant l’espace
    d’apparences nobles et stables
    dans l’uniforme trois pièces standard
    de l’éternelle tromperie.

    Tous lèche cul de métier.
    Émeute l’ensorcellement des cités.
    Le livre des transformation leur glisse entre les doigts.
    Il n’attentent plus le retour,
    mais craignent tous les détours.

    Une tour de verre
    vaut bien une colonnade grecque
    ou coince le ciel
    l’embrigade
    c’est l’architecture
    emprisonnant le temps
    dans son espace technique.

    Du symbolique ville nature.

    Nicole, secrétaire médicale , se pâmant : « travaillez dans un gratte ciel……… »

    La langue qui y a court
    n’est qu’a l’état d’ébauche
    tout juste peut elle formuler
    très imparfaitement
    qu’elle attend pour demain
    les croassements du bénitier des louanges
    alors qu’une goutte
    de sueur absurde,
    coule de son front
    emprunt d’angoisse
    dissimulée.

    Le saint crapeaux bureaucratique
    démocratiques,
    cosmétiques domestique
    inesthétique animal fantasmé
    que l’on approche sans craindre,
    ni pour sa vie ni pour son sang
    comme on approche de ce qui n’est plus rien
    pour lui-même
    si tant est qu’on ignore
    sa place et son rôle dans le tout humain.
    Ce Salomon de bazar
    ce sac d’épice renversé
    sur l’épeautre de sa pensée
    prisonnière des lieux
    ou il fantasme la maîtrise
    en tirant sur tous les abandonnés.

    Et pourtant
    dans sa langue imparfaite
    il comprend tout de suite le devoir de massacrer,
    devoir de carnage
    comme assurance pour la vie,
    comme médiation,
    instinct,
    intuition croit il parfaite,
    du désir, et de l’intelligence
    formant l’accord en son être
    par la voie cognitive
    dialectiquement coadujudicative
    du se comprendre éternel,
    de l’être par la voie du néant.

    Des que
    L’apprentissage de la langue
    ne fut plus
    le plus crucial événement de notre vie
    la culture qui était la vie
    se réduisit a un domaine seulement de celle-ci.
    Le reste,
    en suçant des barres HLM
    tira sur la lesse trois fois avant de la lécher
    d’un langoureux barbarisme
    périclitant le malentendu
    des saintes bouches aux bredouillant oreilles
    sortant les fondus de la forge,
    comme la rumeur
    fond l’alliage du coeur
    dans le secret empoisonné
    des frelatés grattes ciels.

  37. jerome says:

    Pas de lieu commun
    mais l’intervention narrative
    du sujet,
    concentré d’eternité
    dans l’instant,
    par l’écroulement de sa langue,
    sous son désir d’absolu
    la vague deferlante
    dans son aube d’éternité encore indéterminée,
    son reflet angoissé
    son premier moment
    toujours vrillé dans l’instant,
    hors langage
    inter-dit
    mais aussi,
    toujours disponible,
    au renouvellement
    qui fait le « je »
    parlant,
    innocent de son attrait a être.
    C’est a dire rend le « je » capable de parler,
    de dire son innocence Jobienne.

    Et
    ce culte
    fondamental
    de l’effroi,
    chez tous les peuples
    ou la langue se renouvelle traditionnellement dans les eaux de l’angoisse,
    et, logiquement
    l’ignorance de l’indicible
    condamné
    qui ne sert pas de point d’appui
    au nihilisme, et a la violence
    contre toutes les manifestations
    ou ce désir d’absolu prend forme,
    mais ou l’espérance réalise
    que seule une volonté infinie
    peut être dite être en vérité
    par un langage,
    lorsqu’y résonne l’accord premier
    la langue maternelle
    du désir
    conscient que la validité de la langue
    lorsqu’elle raconte
    l’écroulement de l’instant
    dans la victoire de l’être
    voit le chemin
    mais de l’intérieur
    depuis l’eternité
    que nos morales de voleur
    assassinent et renverse
    en produisant des générations
    de: « bof »
    ad libitum
    qui ne desirent pas parler.

  38. auddie says:

    Pourquoi ai-je l’impression qu’en ce moment, et peut-être depuis quelque temps, l’art n’a plus la portée qu’il avait auparavant?

    Soit que les gens s’y intéressent moins ou ne peuvent plus saisir l’écart vertigineux qui se creuse entre des scènes artistiques exclusives (et leurs productions) et l’existence en résistance, la vie, la vie moderne quoi, qui, portée par des schémas de plus en plus durs, solides, et renforcée par des principes de réalité sans plus d’alternative possible, ne permet plus d’y faire figurer en son sein des œuvres ou des discours qui ne suivraient pas ce désenchantement à la lettre.

    Soit que les artistes, conscients de la marche de manœuvre plus étroite que nous avons dans le corps social (alors que les représentations et projections vont en explosant), se sentant aux-aussi prisonniers par cette fenêtre (de tir) réduite, n’ont plus le courage de produire des œuvres qui risqueraient d’etre incomprises, ou au contraire en produisent de plus fades, qui n’ont que le sens que la vie d’aujourd’hui peut produire, un sens assez bas et néanmoins codé, car tout est vitrifié, désolé, relativisé, compris, car tout est optimisé jusqu’à des formes minimales, il n’y a plus de rêve, il n’y a plus d’illusion (ils rendent comptent de la torpeur qui nous prend devant la vérité).

    Sans doute l’existence, avec l’âge, donne aux choses un aspect plus asséché, aux œuvres un caractère plus serein. Cela semble alors les séparer encore plus de la vie. Cela rompt le fil d’Ariane qui reliait les cœurs avec les faits, les têtes avec les idées, et rendait compte d’un monde encore entier qu’on pouvait voir avec tout le recul que nous apportaient ces phénomènes (monde et art, sens, souvenirs et création) qui participaient d’un même élan vital et politique. On pouvait -encore- se raconter des histoires. Mais aujourd’hui, quelles histoires peut-on encore se raconter?

  39. auddie (pussy riot) says:

    Il y a des milliers, des millions peut-être, de personnes emprisonnées dans le monde… et on nous fait croire que les “pussy riot” sont plus importantes que celles-là, alors que personne n’a jamais écouté leur musique avant, ni pendant (ah
    si, vite fait comme ça), ni après… Ou comment se parer de bonnes intentions et de “coolstitude” en ayant, au passage, l’air un peu niais, et ajouter de l’eau au moulin à l’injustice et à la manière qu’a tout un chacun de se désintéresser des provocations et moyens de pression supérieurs, et surtout de tous les autres activistes moins chic et choc. On peut alors s’interroger sur cet engouement artificiel et soudain de l’occident “contre Poutine”, qui participe de manière insidieuse à occulter toutes les autres dictatures, en réagissant comme des moutons (dé) branchés. ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… A vrai dire, il ne s’agit pas de minimiser l’action ni la prise de risque de ces meufs (par contre, sa portée oui). Vladimir l’a dit lui même: “soyons clément avec ces musiciennes”. Alors, alors, ne sommes-nous pas là mis en face d’une vaste blague, relayée au quotidien par des parigots rincés d’electro clash (mais n’ayant jamais vraiment compris Sonic Youth ni SURTOUT, ceux qui ont continué de travailler à partir de là où ce groupe s’est arrêté), vaste blague qui s’articule autour des mêmes mécanismes de propagande – bercé par ce ron ron hypocrite, doux et chatoyant à l’oreille – qui fait jouer certains à la rébellion tardive plutôt qu’au vrai esprit critique…………………………………………………………………………………………………………………….. Free pussy riot ! Elles méritent mieux que nous !!!!!

  40. f4 (pussy riot suite) says:

    http://www.dailymotion.com/video/xsv2yf_pussy-riot-derniers-mots-d-une-condamnee_shortfilms

    ————————————————————————————————————————————-
    auddie :

    - elle est bien la video des pussy catho

    Patrick Chaize :

    - ouais, t’imagines nos rappeurs français qui se mettraient à être aussi littéraires et pointus?

    auddie :

    - bien qu’on en apprenne pas vraiment plus. ça a sa portée, autant que martyr se peut
    c’est vraiment touchant
    et … maso
    de toute façon ça fera boule de neige
    mais avec quelle neige ….

    moi c’est l’utilisation que les gens en font, soudainement, qui me gave
    juste pour avoir l’air cool
    alors qu’ils ne le feraient pas pour n’importe quel autre sujet ou groupe d’activistes

    Patrick Chaize :

    - Ben moi , ça m’a appris que c’était pas juste des écervelées sympatoches éventuellement récupérées (de façon souvent agaçante d’ailleurs, là je te suis complètement), mais des filles intelligentes, avec une vraie conscience politique, et un discours articulé sans être radical-chiant, des vraies poètes peut-être, en tout cas sûrement des porte-paroles pour beaucoup d’autres gens en Russie…

    auddie :

    - … ce qui revêt, à mon sens, la révélation du “mal” par le retournement contre soi (les pussy riots, les activistes en herbe), et c’est peut-être la meilleure chose qui soit. En tout cas, c’est à décrypter

    Patrick Chaize :

    - Oui, et je pense que les deux choses que j’ai postées ce soir sont finalement en rapport; tout grain de sable individuel ou artistique trop remarqué dans l’organisation de la domination par l’oligarchie, provoque des représailles de plus en plus disproportionnées des puissants. Et ceux qui soutiennent à bon compte les punkettes cool parce que c’est cool, devraient voir de quel dessin plus général ça fait partie, et s’offusquer aussi des autres manifestations inquiétantes du monde qui s’avance…

    auddie :

    - c’est fou de voir que justement, des fous, ont plus de couilles et d’esprit de sacrifice que d’autres, qui n’auraient d’autre choix que de se porter garant de la singularité de notre “liberté d’expression”, qui s’arrête aux portes du temple de la gabegie et de la fainéantise organisée, et que parfois, des boutons de fièvre éclatent, faisant alors jaillir un peu de ce pus suprême dans lequel nous nous vautrons tous. Quoi qu’il arrive, ça suit une locomotive médiatique, rock’n roll, fictionnelle, et les acteurs expriment la même folie que les discours officiels (ou off) des dictatures. Il faut que ça soit joué comme ça, veines ouvertes, sinon il n’y a pas d’audimat.

    Patrick Chaize :

    - mais quel poète !

    auddie :

    - bah je me suis juste coupé un doigt au boulot

    nan mais ça frise quand-même la folie furieuse ce truc

    Patrick Chaize :

    - On va voir demain…

    auddie :

    - Gandhi aussi jouait mal de la guitare

    ceci dit ça lui a plutôt réussi

  41. jerome says:

    Cher auddi, vous me disiez que le minimalisme me seyait bien….voyez a quel point puisqu’on dirais que je suis le dernier occupant de votre blog…

    Poème de l’hôtesse d’accueil.

    L’imago des psychopompes dans l’oeil des caméras de contrôle vous assure une parfaite ingénuité. Voilà ce que vend notre société. De l’innocence en perceptives d’avenir, en projet de carrière, qui remplace les trop vielles éclipses de conscience religieuse.
    Nous vous avons greffé un estomac dans l’oeil comme on passe le licou a la gorge des ânes.

    Nous pouvons dévier le cours des nerfs optique
    et les reliés directement aux déflations de la bourse.
    Le réseaux signalétique nous appartient, et tous les employé ont pour tache de le maintenir dans le flou. C’est notre espace de liberté, uniquement pour les fumeurs.
    C’est le seul moyen connu, sous nos climats,
    pour inséminer la palpitation de la vie dans vos corps mort et vous dans le tissu social.

    Nous sommes la création de l’homme, hors de nous point de salut….
    Votre point de vue nous intéresse
    sans votre adhésion la sanction tombera et vous mourrez sous le pont…

    Nos vendeuses sont a votre service,
    pour imaginer sur leurs courbes ductiles, dûment charpentées par Teachers and coit
    toutes l’infinie répétition des outrages sexuelles que vous voudrez bien fantasmer a loisir.

    Aucune autorité ne viendra y regarder de plus près. Votre intériorité vous appartient, et si vous voulez nous appartenir, vous devez consentir a la laisser germer dans l’outrage, sinon vous supporterez mal la félicité que nous vous proposons.

    En plus cela créer de l’emploi, toute une branche de la médecine des corps imaginaires.

    Nos magasins de greffes sont ouvert sans sabbat.
    Mais les caves et les greniers sont déjà réservées.

    Afin de parfaire votre incorporation parmi nous, et pour qu’une fois soulevé la question retombe a jamais dans la poussière, nous garantissons le détournement des neuro-connecteurs par manipulation génétique, politique et publicitaire.
    Notre immense entreprise, coté en bourse, pas moins vaste que la réalité, est heureuse de vous offrir un emploi, ou vous pourrait participer a la production de votre aliénation,
    a l’augmentation des fonds de pensions et d’investissement internationaux, a prendre part, a l’immense avenir qu’induit le diktat des retraités….en fin de carrière vous irez rejoindre le collisée de ces belles âmes, qui rincent leur dentier, fruit de leur travail, dans de bouillonnant verre d’eau sur des piscines empilées sur la mer…
    « La retraite des uns finance les projets de l’avenir. »
    Voyez , nous sommes les humaniste de ce temps, nous ne coupons jamais le cordon, philanthrope autant que philosophe, amant par dessus tout la sagesse de l’amor fati et en horreur toutes les éclosion de la phusis…qui a toujours quelque chose de dégouttant, vous ne trouvez pas?…..

    Nous somme sans idéologie, et a politique, parce que la qualité du sommeil s’en ressent.

    Nos alliages extatiques, sont a l’image de nos capitaines d’industries, comprenant, en plus d’une trousse de premiers soins, une cage a lapin en HLM, et tout un réseaux de fibre optique, reliant chaque pièce de votre studio au bouquet numérique mondialisé, vous pourrez lire « Les vies parallèles », sur votre balcon du second étage, pendant que votre femme, collectionnera les poupées gigognes, et ensembles vous rêveraient du choix de votre futur parachute doré. Le tout garantie bio, issue des meilleurs abattis du jardin d’Eden: bois de santal, grées d’Espagne, et marbre d’Italie…(c’est une imitation bien sur, mais très réussi)
    Tout cela pour la modique somme de votre consentement a vie;……vraiment, ce n’est pas cher payé pour une imitation quasi parfaite d’éternité, dans des matériaux non-aléatoire, choisis et agencées par nos meilleurs spécialistes en supercheries divinatoires, assemblé par les meilleurs cimentiers,
    pour un produit confinant quasi parfaitement a l’impression de liberté certifiée sans conscience.
    Nos commerciaux s’occupent de tout.
    La transfusion de vos satisfactions libidineuses inécloses et pourrissantes
    servirons de bain ou noyer l’idée de la mort,
    d’oraison éjaculatoire par les bain de pieds dans la foule,
    inévitable mais au combien appréciables lorsqu’on vie au calme des ordres sous contrôle,
    et qu’après la houle des grands magasins, lorsqu’un éveil d’interrogation a faillit vous déranger, en pointant son nez odieux et douteux, sous notre crane, qu’une pensée tente péniblement de faire sa lumière en germant de l’insondable faille parfaite de la faute, qu’elle écarte comme un vagin mental d’ou elle sort froissée comme la naissance du monde, et ou on risque gros, voire tout son jeu, si on ne taille sa peau toute fripée d’ange nouveau-né, lorsqu’on a lu: « Tout doit disparaître », un jour de solde, et qu’on rêve d’achever sa vie dans la torpeur des seins telluriques des poupées barbies (que vous trouverez aussi au rayon frais)procédant au rééquilibrage des nano impressions de liberté et d’interdit.
    Et vous dormirez heureux, bercées des visions extatique de votre désir sous contrôle
    des complexes militaro-pharmaceutique.
    (ca tombe bien j’adore rêver de la beauté de ma peau..)
    Notre compagnie est heureuse de vous souhaiter bon voyage.
    Pour toute réclamation tapez douze et demander le service des crémations.

    Ha, j’oubliai….
    Peu de probabilité de perdre connaissance,
    puisque nous en garantissons le refoulement constant, en vous offrant la liberté d’accès a tout notre buffet d’anxiolitique, derrière le magasin axiologique, avenue Joseph K., entre les invalides et les anciennes usines d’armement,
    et dans le cas d’un retournement synaptique,
    consulter immédiatement
    la courbe des statistiques,
    située en fin de volume.
    Une hôtesse vous guidera.
    En règle général, les contre-mesure minimisent les contre-indications,
    (c’est une stratégie de notre très glorieux directeur général)
    et vous soignerez vos rhumatismes cérébraux
    dans les eaux thermales et les établissements
    de psychiatrie générative
    par induction cathodique des tautologies séminales de forclusion,
    du sentiment de défiance envers la vérité,
    (car enfin on n’est plus au moyen-age ou elle était considérée comme une maladie de l’esprit,
    depuis que le mensonge est devenue une denrée saine dans l’auge capitaliste.)

    “Un milliardaire en fuite
    devant le corps martyrisé d’une fillette de sept ans.”

    … phusis kruptesthai philei…

    j’eteinds la télé a grands coup de latte dans l’écran….

  42. auddie says:

    A propos d’une note de Juan Asensio sur son blog littéraire, à) propos du livre de Richard Millet.

    http://www.juanasensio.com/archive/2012/09/10/eloge-litteraire-anders-breivik-richard-millet-de-roux.html

    Excellente note.

    . Je n’ai cependant pas compris ce passage, au troisième tiers de l’analyse: “Double échec d’ailleurs, d’abord parce que Richard Millet est incapable de rattacher les actes fous du tueur à une volonté ou une posture littéraires [...] . J’en suis également incapable… difficile de creuser dans cette direction … Enfin… qu’il y a t-il derrière ça? Anders Breivik (un prénom prédestiné?) est un psychotique mégalomane auto-centré qui se veut créateur d’une grande fiction, mais c’est une fiction de taré qui prend sa source au minuscule de son joystick préféré. Les images et commentaires qui en découlent (ça, il l’avait probablement fantasmé) sont SA fiction, mais elle ne se rattache à aucune forme artistique ou média connu, puisqu’il est masochiste. Je doute même que l’on puisse déduire une quelconque analyse sociale ou politique de son geste, à part bien-sûr, la frustration de n’être rien, rien du tout, avec dans les mains des outils qui sont tout pour lui (jeux vidéos, armes, déguisement, idées politiques stupides que je qualifierai de “look cérébral à la mode facho”). A vrai dire, il est impossible de comprendre son geste, sauf sur le terrain psychanalytique, en prenant des pincettes, en décryptant les forces (et les actes) inversés. Ce qui me frappe, c’est sa cible: un bâtiment officiel, puis des hommes et des femmes de son âge issus d’un milieu politique de gauche, lors d’un colloque. C’est sa patrie qu’il vise. (et qui de sa mère ou de son père?). Ce ne sont pas des “idées politiques” qu’il défend. C’est lui qu’il flingue, avec toute l’horreur méthodique à tableaux multiples, comme dans un de ses jeux vidéos. On perd toujours dans un jeu vidéo. Et il détestait peut-être cette fiction-là, ces fins là, où l’on ne peut sortir du jeu, du film de sa folie infecte. Peut-être que je me trompe.. je ne sais pas. En tout cas, son discours, j’en suis sûr, fait partie de sa fiction, et il n’est pas à prendre au sérieux (comme d’ailleurs bon nombre de petits néo fachos qui se parent d’attitudes et de looks provoc’ bien travaillés, comme n’importe quel autre look – oh certains sont bien dangereux, mais ce n’est pas là le propos-). Après, gloser sur l’influence des médias, des jeux, de la télé… dieu même, serait trop facile, et le pardonnerai en partie… Quand au fait de rebondir sur ses propos virtuels et ineptes contre l’immigration pour y projeter en filigrane son propre désarroi bardé d’erreurs d’interprétations… est un scandale. Car … ce massacre n’a PAS DE SENS. (Comme d’ailleurs nombre de faits (des faits divers du quotidien), que tout un chacun utilise parfois avec démagogie pour démontrer des théories qu’on voudrait supérieures … au grand bain dans lequel nous baignons tous, sans y pouvoir grand chose à part l’accepter, comme l’on s’accepte, et avancer avec.

  43. jerome says:

    Je doute même que l’on puisse déduire une quelconque analyse sociale ou politique de son geste…..au contraire il en découlera plein…

  44. auddie says:

    il en découlera oui, comme il en vient

  45. auddie says:

    L’engagement, c’est soit physique, avec l’esprit de sacrifice, et peut-être celui du pardon, pour d’autres auparavant, ou bien c’est la juste transmission des faits, des écrits et des analyses. Tout le reste n’est qu’une vaste comédie égocentrique, et … ironie du sort, les deux premières caractéristiques en font partie. Reste que les travaux main dans la main rachètent le verbe symptomatique. Avancer, ou saboter, ou creuser, ou faire pousser, ou nourrir, et allez ! Chique, chique ! et déchiquette ; les étiquettes.

  46. auddie says:

    Vous pouvez mener des analyses politiques lumineuses, jouer au revanchard ou à la bleuette humaniste, émettre pléthore d’aphorismes sur le capitalisme et notre quotidien, mettre en lumière des postures et en faire des blagues, être -pas content-, ou -indigné-, scandalisé ou provocateur, mais si vous ne proposez rien de concret , ça ne SERT A RIEN.

    Les programmes politiques, même partiels et incongrus, ne sont pas des sujets tabous (pourtant j’ai l’impression que les propositions le sont, car elles révèlent bien plus de nous-même qu’un simple avis et mettent forcement mal à l’aise car il faut alors trancher, discuter des gestes et non des ressentis artistiques, et se découvrir).

    L’anticipation d’une action franche est plus saine que le jeu de cour. Nous sommes tous tournés vers le château, et prolongeons le séculaire instinct des masses “discutantes”.

    C’est là que la démocratie devrai commencer, AVANT de voter, et on l’oublie trop souvent. Là commence l’engagement. Tout le reste, comme dirait Coluche, c’est du dégagement.

    ainsi donc, l’analyse politique AVEC proposition, devrai être une norme et ce même sur les réseaux sociaux.

    Un problème? Une incohérence? Une injustice? … et une solution communautaire, locale ou globale, devrait être proposée. Suivrait ensuite l’analyse politique (et seulement après) pour étayer un geste dégourdi participant de notre indépendance d’esprit, et non d’un asservissement involontaire.

    Le sujet ou potentat même de la proposition pourrait arriver après.

    Toute analyse sans proposition est une manière de relayer l’inertie de la lourdeur politique.

    Ainsi donc, citoyens, journalistes ET politiques (et militants), devraient à chaque fois PROPOSER quelque-chose, et non juste analyser, summum de la contre-productivité de la pensée. La pensée sert l’action. La pensée pour influer d’autres pensées est un traitre et pervers mécanisme, car il brouille plutôt qu’il n’éclaire, influence plus qu’il ne résout, accumule plus qu’il ne libère. (ça paraît infime comme ça, mais si à chaque fois dans notre pensée une action se définissait, et non un discours, discours qui nous fait reculer plutôt que d’avancer, la société se porterai -peut-être- mieux).

  47. auddie says:

    On ne devrai pas s’appuyer sur les politiques. Et ce n’est pas de démocratie participative dont je parle, ni d’anarchisme, ni de libéralisme, ni de communisme, ni de droite, ni de gauche, ni de gant de fer, ni de gant de velours. Simplement: nous devons refuser d’être des passifs, même dans nos efforts d’analystes politiques. Donner son avis ne suffit plus. Nous avons besoin de milliards de chefs.

  48. auddie says:

    Cette métaphysique de l’observation ne fonctionne pas, la preuve, où va le monde? 95 % des infos que nous recevons sont nulles. Et ceux qui agissent, les entrepreneurs, ceux qui font vraiment l’histoire, la finance internationale, cette femme voilée, femme sexy du peuple désirant, agissent réellement sans nous. et SUR nous. Et pourtant elle mène bien la baraque, et pourtant elle fait des enfants, et ils seront indépendants, et pourront CHOISIR. Mais … la spéculation financière produit de la pauvreté. Point barre. Que faire? Proposer de la réguler radicalement.

    Je propose que 50 % des profits de la sphère spéculative et des grands groupes soient reversés pour des projets à pertes, des “non-profits projects”. C’est par une surenchère de la taxation que l’issue peut être envisagée, et non d’une contrainte par la force. En vérité, c’est le système boursier lui-même, et la participation active d’actionnaires extérieurs à l’entreprise, qui devrait être réformé, et annihilé.

  49. michel says:

    Tu es mûr pour Mélenchon camarade Auddie ;)
    Ce que tu dis des opinions et du relais intempestif d’informations tout en étant situé à des années lumière de la moindre réalité est très juste. En ce qui me concerne, je boycotte de plus en plus ces informations, marre d’être pris en otage par des problématiques qui ne me concernent pas, ou pour lesquelles je n’ai pas le moindre embryon de solution à proposer. Cela dit, je suis quand même rassuré que des gens s’y intéressent :) Mais dans le fond, j’ai l’impression que le médiatique déréalise, virtualise, influe de manière très pernicieuse sur les rapports sociaux, je parle essentiellement du médiatique spectaculaire, à la base télé, mais conséquemment tout ce qu’on trouve sur le net, qui fonctionne finalement sur le même registre spectaculaire et réductionniste que la télé.

  50. auddie says:

    exactement !

    quid alors du fantasme et de création (ou plutôt un renforcement), par l’inconscient collectif, d’un pouvoir suprême et rockn’ roll : la finance internationale (court de squash en option).

  51. auddie says:

    je suis pour l’ouverture totale des comptes des entreprises, des banques et des particuliers. mais je ne sais pas si cela peut etre confondu avec une atteinte aux libertes individuelles.

    je developperai plus tard une sorte de simulation fictionelle et poetique de ce genre de propositions, sous forme de nouvelle appliquee.

  52. Doki says:

    Tout est politique.
    Doki est tout.
    Doki est politique.

  53. michel says:

    Tu veux dire une politique de transparénce des comptes financiers ou davantage ? enfin, je lirai ta nouvelle.

    Pour ma part, je vais essayer de creuser la notion de droit à l’image, de propriété de l’image, qui me semble finalement constituer une source d’emmerdement majeur dans les rapports humains.

  54. jerome says:

    Que nous ne sommes peut être pas les proies des primates que nous croyons être les politiques.

    Même le pécheur pense son rapport au poisson,
    comme le joueur de tennis pense la balle
    comme synthèse contradictoire
    de l’amie nécessaire aux jeux des adversaires.

    Le citoyen ne sait plus penser son rapport au politique.

    Il le voudrait comme lui-même,
    sans prendre en compte que la réalité du politique lui échappe
    que le politique restaure la confiance
    lorsqu’elle nous échappe.

    Celle la aussi a besoin d’une réhabilitation
    d’une carte de séjours au coeur de notre intimité
    mais on n’enseigne plus la politique
    on pense la politique et ses vérités
    sur le même plan abstrait que les mathématiques…de la vient qu’une apparente désaffection moderne pour le politique,
    a en réalité pour cause une absence de modification, de démarcation phénoménologique
    de la réalité de l’autre dans l’orbe solipsiste,
    parce qu’inéduquée de ma conscience pixelisée d’angoisses létales d’européen moyen
    et individualiste.

    Le monde, étrangement, en se globalisant,
    ne s’agrandit pas,
    mais s’amenuise.

    Le lien globalisant
    le terminus ad quo
    suppose la confiance
    que la socialité suscite et suppose
    en ses moeurs,
    mais qu’elle ne crée pas
    qu’elle informe seulement.

    Avant il y avait la guerre et son relief de gloire horrible
    ses charniers et ses heures d’effroi
    ou l’on touche au réel au plus loin de l’idée
    pour nous rappeler l’importance vitale du souci politique,
    la menace des guerres ne plus de son poids
    dans la conscience politique contemporaines
    la politique des lors se nivelle,
    se virtualise en idée générales universelles
    qui sont des idées sans aucun contenue
    qui donne le vertige autant que les leds de la bourse
    la politique se désincarne
    perds de sa substance
    avant de perdre le sens de ce qu’elle est,
    de devenir folle…

    Quel cerveau serait capable de sonder l’abîme et l’essence de la bêtise sans devenir fou, sans hurler au scandale, sans réclamer la mort a grand cri pour que cesse le martyr et advienne le soulagement. Pourquoi la politique ne produit elle plus que des entraves, des chaînes et des baillons fait du cadavre de nos rêves d’avenir, pourquoi ne peut on plus parler d’avenir en Europe? Parce qu’il faut de la confiance pour en parler, et que la situation économique d’asservissement de nos pays a des fonds étrangers indifférents a nos intérêts les plus essentiels (ce qu’on ne peut bien évidemment pas leur reprocher), induit un dellitement de la politique en impuissance, et une atomisation tragique des rapports sociaux qui disparaissent les uns après les autres, de la même façon que le fordisme introduisit la rupture entre le producteur et son produit, acte inaugural et premier d’une mort annoncée des états nations par l’introduction d’un acide corrosif de tous les liens du sens, qui forme une société, et qu’on nomme confiance. La soumissions au financement étranger, l’absence de fond propre, ou d’emprunt auquel la zone euro vient enfin de porter les premiers soins en créant l’embryon du fond monétaire européen, est la meilleur nouvelle que j’ai entendue depuis longtemps, parce qu’elle tente de réparer un vice fondateur du capitalisme, dont le marxisme a fait un mythe de sa science de l’histoire, alors qu’il est un savoir obvie et commun a toute l’humanité, que la confiance est le ciment que toute société risque en le désirant. L’Europe dotée d’un outil de conservation de la confiance lorsque celle-ci est attirée a sa perte, par l’illusion sémantique que véhicule le langage et la logique de l’or absolu, par l’idolâtrie des profits miraculeux, sans production ni efforts, dernière conséquence peut être de l’idéalisme philosophique de l’éthique pure, vierge des souffrances du risque dans l’étalement du temps, mère de l’argent facile par les sauts de puces semantique que la finance tient dans ses rennes, puisqu’elle detients le pouvoir d’en laisser paraître quelques unes, comme de les interdire toutes. Si elle les interdits c’est qu’en lieu et place d’une globalisation, on a un schisme, tel que figurée dans Métropolis, une opposition entre deux mondes qui s’ignorent absolument l’un l’autre, quoique l’un asservisse l’autre a une forme de société sélective, qui n’a plus rien de commun ni avec les hommes ni avec dieu.

    Monde de la finance instantanée, ou l’esprit des initiés voyage toujours plus vite que la lumière, a la vitesse de la pensée, qui voient le subterfuge mais se laissent plumer quand même sans brocher, sans colère, faible et impuissante, scinder de tristesse, couper en deux, guillotiné, devant la spoliation, le tradeur pythie des consciences trois pièces traducteur du rêve en réalité, image de la volonté, de l’efficacité de l’être, autant dire de sa plénitude, qui loge ses boudoirs aux derniers étages des plus grandes banques, ou tant de connivence avec la faculté des idées, fascine ses projets comme on fourbie ses balles de jonglerie.

    La pensée, par son vertige dessine le relief des risques fantasmés qui la fascine dans l’attirance pour l’irréalité abstraite, loin du Bien; elle subjugue le badaud, pendant que le banquier retient in mente jusqu’à l’absorber sans plus la laisser jamais redescendre, la retenue de la soustraction des richesses a leur justes producteurs désormais sans revenus, supprimant ainsi la confiance et transformant la société en casino, en banque fourrée de vigiles dont l’eau de cologne repend sur les nations son haleine de crainte, sa gueule sombre des mauvais jours, des nuits lycanthropes de trains enfournant le pain brûlant des chaires au fond du brouillard des enfers des guerres. Cela signifie qu’enfin les politiques ont fait le lien entre la ruine des états nations et l’asservissement au financement venant de l’étranger…

  55. auddie says:

    “Par delà le bien et le mal” n’est même plus d’actualité. Nous n’aurons donc pas droit à la petite tape dans le dos de la part de la classe vertueuse du commandement héréditaire. Cette classe-là a muté en une catégorie inaccessible, ultra mobile, hyper consciente, dont l’homme et ses révoltes sont aujourd’hui les matières premières.

  56. jerome says:

    L’os mou du monde.

  57. auddie says:

    Israelastine devrait être gouvernée par des frères et soeurs arabes et juifs, portant en eux les deux confessions, comme aucune en particulier. Un mausolée ironique et clownesque à la figure de Churchill devrait être érigé. On danserait sur cette place; on tirerait au paintball rose dessus. On comprendrait que donner avantage à l’une ou l’autre des parties est une erreur.
    Le reste du monde devrait être uni face à ce problème territorial, uni pour ne pas prolonger cette désunion fratricide. Malheureusement, tout le monde semble avoir un avis sur la question, comme les spectateurs de fight club. Chaque mouvement de l’un ou de l’autre peut être justifié et expliqué avec des arguments concrets, sans plus de prise avec quelque origine historique. Israël a été crée par l’ONU pour les enfants des juifs dont les parents ont été exterminés par les nazis. L’ONU, c’est l’organisation des nations unies. Elles sont pourtant unanimement incapables d’agir fermement pour abandonner l’instrumentalisation de cette guerre tribale à l’est de la méditerranée. Ainsi, à chaque prise de position pour l’une ou l’autre des parties, c’est hitler, napoléon, lénine et georges bush qui appuient sur le bouton “like”, et les pétroliers de se réjouir de ce chaos organisé. Ainsi dans chaque achat de cuvette de chiotte, de bassine, de stylo, de ticket de transport en commun, c’est un oeil pour oeil et une dent pour dent qui saute sur le visage asymétrique du moyen orient. Sachez qu’il y a également un mexicain qui meurt à chaque gramme de coke que vous achetez; et c’est également votre enfant qu’on encule à chaque prise de parole du clergé français.

    Ce qui est certain cependant, c’est que si l’ONU, puis ensuite Israël, avaient participé activement, et ce depuis le début, au développement généreux de la Palestine et favorisé illico presto son statut d’état, tout cela aurait été évité. Mais tout cela n’était pas prévisible. Pas prévisible?

    Combien de générations faudra t-il encore?

  58. auddie says:

    Il fallait créer DEUX états. Et on aurait eut la Belgique du moyen orient.

  59. michel says:

    ou encore une plateteforme d’expression dramatique, transidéologique, transconfessionelle, intersubjective et interminable, le grand show du monothéisme en 3D, le coeur névralgique de l’occident mythique mystifié, mytho et mixomatose

    Israelastine est un miracle de désastre qui semble devoir se prolonger indéfiniment. Comme une sorte de trou noir normal, de point de fuite foireux d’un occident un peu merdeux, qui semble dans l’impossibilité de prendre ses responsabilités dans une situation qu’il a pourtant en partie fabriqué, du moins entretenu. En réalité, il semblerait que ce ne soit pas vraiment grave il faut se remettre à la table des négociations, nous n’avons rien contre un épisode supplémentaire du conflit israelo-palestinien, du truc embourbé en lui-même, qui permettra à chacun de prendre part au conflit rituel. Éventuellement d’en tirer parti.

    Israël est un pays mythique et la Palestine n’a jamais existé, oui il doit y avoir un truc à faire.

    Pour ma part je préconise une zone tampon dans laquelle chacun – pas uniquement les israelo-palestiniens – mais le monde entier aurait un accès automatique, une zone déterritorialisée, ouverte à tous, avec un planning de fréquentation étant donnée sa petite superficie. Ça pourrait être comme un parc d’attraction géant, avec une direction tournante, Likoud, Hamas, Fatah, Kadima, comme des saisons, et tous les israéliens, les palestiniens, les juifs, les musulmans et les chrétiens travailleraient à ce nouveau concept humanitaire. Bien sûr ils auraient des congés payés, des RTT des tickets restos et des étrennes pour Noël-Hannouccah-l’Aïd-al-kabïr. Séjour sacré à Jérusalem, commémoration à Gaza, Training Tsahal stage vitaliste, le charme envoûtant du Hamas séminaire de réflexion, dans la tête d’Avigdor Liebermann conférences critiques, séjour gastronomique avec Mahmoud Abbas, affirmation de soi avec Bibi Netanyahu

    Ou alors le Messie

  60. michel says:

    une série de conférences, différents eclairages, très intéressant

    http://udcapture.udel.edu/podcast/search.php?s=middle+east

  61. jerome says:

    A nouveau le crapaud superstitieux sort de son trou. Il a entendu parler d’une modification hydrométrique de son habitacle laïque qui l’inquiète beaucoup. Un foulard Hèrmes le coiffe d’un pénis de pudeur. Il sort, s’assoit et bave sans parler, sa protestation au monde et devant Dieu. Il chante un air bizarre, que seuls les insectes doivent comprendre. La liturgie de l’hébétude affiche sa léthargie et se berce dans la rumeur des banderoles discriminantes. Le cortège s’ébranle et marche dans la compréhension de Dieu.

    Matthieu 5.21. Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges.
    22 Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges; que celui qui dira à son frère : Raca! mérite d’être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira : Insensé! mérite d’être puni par le feu de la géhenne.
    23 Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,
    24 laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère; puis, vient présenter ton offrande.
    25 Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu’il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l’officier de justice, et que tu ne sois mis en prison.
    26 Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies payé le dernier quadrant.
     

    La stupeur des banderoles qui ouvrent la marche fait en effet une ombre qui porte et recouvre bien au-delà de la fin de cortège, plonge dans l’ombre l’Europe jusqu’à l’Asie de l’inconscience, et détourne les yeux braqués dans le miroir des fumigènes loin de la réalité nécessaire mais qu’on ne veut pas voir, de la compassion pour Djailla, qui s’efface de la bigoterie des esprits sans sérieux, préférant se parfumer catholiquement d’eau de rose pourrie et d’herbiers conceptuels dignent des états civils de leur confusion gnostique.

    Une manifestation de croyants est une clownerie blasphématoire.

    Son visage a pourtant le sel de tous les voyages sur les lèvres, le tatouages d’amour gonfle ses seins, et la mer morte vagit dans son ventre, chaque fois qu’une bombe efface un peu plus les traces que Job Abraham et le Christ ont laissé sur le sable du Sinaï.
    Sous l’effet des bombes, tu trembles de l’intérieure.
    Ma Djailla, mon amour terrifié.
    Tu les traversais toutes, les bombes, ma pythie des rues!
    Ma gazelle Iroquoise que le vent a soufflé sous mes yeux.
    Le mur des nuits s’est refermé sur mes paupières,
    lorsque tu as disparue loin de l’injustice des hommes,
    ta beauté, ma morte a ravie l’absolu aux chiens qui se déchirent
    et je te vois blottie maintenant dans l’Iris du Compatissant.
    Ton efflorescence m’habitera toujours.
    Biche d’éternel amour.

    Ton innocence était aussi claire qu’un jour de printemps arabe. L’oeil posé sur un matin de liberté qui vient, tu pressentais une merveilleuse levée d’écrou, une joie de jouir entièrement de toi même, qui te tirait des larmes de bonheur. L’orient du temps couché au fond de l’avenir se levait lentement, sous tes yeux, du fond de son ravin absurde et hypocrite de fausses soumission et de lois immondes, tout ébouriffée, comme une chose neuve, comme un géant que seul l’intelligence aimante pourrait dompter. On t’assassine Djailla pour que le jour nouveau soit sans témoignage. Luisant au feu grégoire des bombes incendiaires, la teinte de l’histoire imprimait a tes genoux le souffle pas moins nécessaire de la grâce. Tes cheveux mêlaient au soleil, tu embrassais les reflets de l’air de la vie. Mais tes yeux étaient tristes et plein des chants funèbres et d’effrayantes histoires absurdes.

    Tu étais belle comme une raison de ne pas se battre.

    Est-ce le tailleur Channel, cinq enfants, aux revenus confortable, confortablement installé dans sa verroterie catholique, qui peut voir Djailla?

    Sans brocher ils défilent la douleur au ventre.
    Ils n’ont pas digère le monde, il reste sur leur faim, sont repus, ne sont d’une aide a personne.

    Une manifestation de croyants!!!!!?……
    Jean de la Croix faisant la grève de la faim, pour réclamer a Dieu qu’Il le libère de sa geôle….??? ici tous les degrés du comique sont soufflées, et le tragique est sans mesure.
    Pardon? Vous dites?
    J’ai pas bien entendu? …. Ceux qu’ils faut éliminer?…………., au nom du Christ? Mais mon cher scolopendre, Dieu n’a nul besoin de vous, pour transformer un pêcheur en saint.
    Ppppppppppppsssssssseeeeeeeechhhhhiittt,
    L’esprit souffle, des draps se soulèvent autour des maisons de sables, et dans le centre ville défoncé, l’or de ton espoir a été mangé par le ciment gris.

  62. jerome says:

    Est-ce qu’au fond Auddie vous seriez pas en train de dire que la globalisation s’est l’humanité qui tremble en cherchant son unité, et que , peut être, l’embryon d’un accord premier de toutes les nations sur les sacrifices et les espoirs a consentir pour forger et maintenir l’unité du peuple isrealo-palestinien serait la première racine politique d’un ordre de paix mondiale ou chacun cesserais d’avoir peur des autres ?

  63. michel says:

    ce serait un acte fondateur sublime … mais ce conflit n’est pas non plus au centre des préoccupation de chaque nation, la Chine et l’Inde par exemple, mais peut-être gagneraient-elles à s’y intéresser

  64. jerome says:

    Et pour cause, puisque ce ne sont pas des civilisations du Livre comme le sont toutes celles qui sont intéressées par ce conflit. Elles n’y ont aucun enjeu symbolique.

  65. auddie says:

    De la gaieté en question
    ·

    Je trouve qu’autoriser le mariage gay va apporter la paix sociale à grande échelle pour le monde entier. Cela va de pair avec la parité homme femme. Refuser l’un, c’est refuser l’autre.

    Ce n’est pas un changement de société, c’est plutôt un juste retour des choses.

    Un ou une bisexuelle (ou plutôt monosexuelle, puisque l’hétérosexualité, c’est surtout le sexe de l’autre, tandis que la bissexualité, c’est son sexe, sans distinction de désir ou de sentiment) peut-être sympathique ou non, belliqueux (se) ou pas, mais il ou elle ne sera jamais va-t-en-guerre ou concerné par le pouvoir des uns sur les autres.

    Ainsi, petit à petit, la vie reprend ses droits sur l’abstraction dogmatique religieuse mise en place il y a deux mille ans pour asservir les gens et rendre saine, politiquement, l’ignorance. C’était des LOIS.

    L’intérêt social et humain d’une orientation assumée de la bisexualité (que je préfère au terme d’homosexualité, qui est un non-sens ontologique), est à la fois subversion envers les bonnes manières conservatrices, dépassement du paradigme judéo-chrétien, et anéantissement de la hargne militaire et policière, religieuse et financière, concepts qui n’ont, chez ces jouisseurs et néanmoins justes sentimentaux, dans un contexte festif, plus que ces vieux uniformes à arborer pour annihiler les symboles les plus rétrogrades de notre société, en les caricaturant bien-sûr, mais surtout, en les reléguant de fait au passé (treillis, uniformes, soutane, voile, costume trois pièce). Les jeux, les symboles, sont enfantins, et les peaux, plus jamais meurtries, ne sont plus qu’objets d’érotisme. Mais, je me trompe peut-être… ou plutôt, suis partiel dans mon analyse, puisque les habits du diable sont eux aussi, de nos jours, à la mode.

    Reste que cette subversion-là, est la dernière et plus difficile à dépasser, même et surtout, pour les gros bras, les gros cerveaux, les cultureux, les beaufs, les éclairés, les artistes mêmes, tous en somme, qui devant cette connivence de principe, conservent en eux une peur et une pudibonderie que je qualifierai de froide et barbare, puisque capables de bien des voltiges et autres rodomontades rock’n roll, douces-amères, justes, injustes, plaisantes ou dépressives, révolutionnaires, républicaines ou anarchistes, pétries de lecture ou d’aventure, originales-même, retournant régulièrement leurs vestes ou leurs tactiques au grès de l’échiquier du bien, sont, en revanche, incapables d’aborder un tant soit peu l’éventualité d’une découverte de la seconde moitié du monde inconnue à leurs sens et à leurs yeux, là tout près, à portée de lèvres. Revoyons donc leur courage à la baisse, ainsi que la grande portée de leurs certitudes.

    Mais ils sont tolérants. Ne les accablons pas.

    Pourvu que ça dure.

  66. jerome says:

    On voit très bien, dans la guerre fratricide qui déchire l’UMP que les pseudo projets politique que soutiennent ces parties errent essentiellement dans le fantasme loin , très loin de l’obstacle du Réel résistant ; la mutation écologique de l’économie financière revue a la hausse des valeurs de promotions de l’humain ancré sur la résolutions des problèmes qu’engendre notre propre mode de vie-pardon- de consommation-production. Se reconnaître un peuple dans le repentir de nos propres fautes, est le seul moyen d’inaugurer un projet politique: tout projet existentiel comme tout projet politique commence par la reconnaissance de ses fautes. Or celle-ci sont refoulées, de sorte qu’on n’en vient jamais au commencement.
    Le personnel politique de la France se caractérise par la plus complète absence d’idée, c’est a dire de perspective vraie dans l’entre-deux du dialectique, et par la plus radicale absence d’imagination , absence de projet puisant dans l’idée de l’effondrement de l’avenir, dans la réalité du chaos la force de soulever le présent; ceci a pour conséquence d’entraîner toujours plus la “nation” dans la voie de l’irréalité, de la confusion, de la division. Mais choses surprenante, plus la division est patente et plus l’illusion de l’unité fantasmé est forte. Ainsi le PS comme l’UMP sont des spectres, des fantômes de partie politique qui au fond n’existent plus, et ce n’est pas l’élection de Holland qui a redonné de la chaire au spectre, quoiqu’il donne l’illusion d’un rassemblement, selon le pacte absurde de la déception programmée des promesses non tenues; politique de l’erreur et de l’échec programmée, comme ça précisément la reconnaissance de la faute est a la fois faites et évacuée, sans être dépassée ni vraiment reconnue. Tout le Réel alors est décentré, mis hors cadre par des organes incapable de produire de la substance politique réel, du lien a la résistance du chaos a partir de son dépassement. La crises financière est a la fois crise sémantique (on ne sait plus ce que parler veut dire), crises psychologique (hystérie du rapport au Réel, exacerbé dans les conflit personnel de la jouissance et de ses ambition mal comprise). Les mêmes entreprises qui ont conduit a la catastrophe climatique, sont reconduite de gouvernement en gouvernement, sans qu’aucune interrogation critique ne se fasse jour sur leur irresponsabilité (alors qu’on parle de la nécessité du changement énergétique de l’économie depuis plus de quarante ans) et régnerons pour un siècle encore, tant que le manque de courage politique, la manque d’ambition politique (que Copée confond encore, le pauvre bougre, avec son ambition personnelle) de susciter et de contraindre les entreprises les plus fortes a investir enfin dans la recherche de l’alternative écologique autre que celle de la substitution des énergies fossiles par l’énergie nucléaire et électrique; l’énergie propre a seule de l’avenir, le moteur a compression d’air, le puits canadien pour le chauffage, le solaire, etc….( ce qui au demeurant induit une nouvelle qualité du vivre a laquelle les politique ne pensent jamais, parce que c’est celles d’une responsabilité personnelle de l’autonomie énergétique de chacun) une technique non de maîtrise de la nature mais d’accompagnement a ce que la nature propose. Et pourtant je suis sur que dans cent ans on continuera de produire des quatre quatre même lorsque les rues de Paris seront ensablée dans le désert et que Collioure sera recouvert par les flots de la méditerranée noyé dans les vapeurs d’essence et de sac plastique.

  67. auddie says:

    De la liberté d’expression (de la haine) sur le net.

    http://www.francetvinfo.fr/propos-racistes-hollande-promet-la-fermete-contre-les-reseaux-sociaux_283337.html#xtor=RSS-3-lestitres?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

    on se demande bien comment ils vont faire, techniquement je veux dire. Moralement, l’idée que des propos racistes soient interdits en public, au travail, dans la vie (mais c’est où la vie?), n’est pas à remettre en cause. Le fait qu’un président déclare qu’il y a trop de propos racistes sur le web, et qu’il faille faire quelque-chose, jusqu’ici tout va bien, non? Et effectivement, ça pullule, mais souvent de manière prudente, détournée, avec pas mal de plis les uns sur les autres. Disons que les jeunes qui les lisent (ces propos racistes objectifs ou non) ne devraient pas se mettre à penser que tout est permis, et que leur sentiment peut (est autorisé à) prendre de l’ampleur. C’est le but de cette loi des années 80 non? après, que vous souteniez les palestiniens, non, ce n’est pas de l’antisémitisme (voir les réactions assez lâches et basses de plafond après la mort de Stéphane Hessel). Ensuite, et pour finir.. les “réseaux sociaux”… Les “réseaux sociaux”, ont déjà des politiques secrètes, opaques, souvent agaçantes, mais qui ne dépassent pas les limites et restent dans la neutralité, vu que le contenu, c’est nous. Le sexe, par exemple, est interdit. Et les propos diffamatoires, insultants. Quand ça devient carrément dangereux et prosélyte, pourquoi des propos publics ne seraient t-ils pas surveillés, et transférés? Surtout, pourquoi des sociétés privées avec autant d’influence (facebook, twitter), éluderaient les impératifs “sociaux” justement. Ok des révolutions se sont faites par ce biais. Tant mieux! Mais des embrigadements extrémistes, des trucs viraux qui favorisent des passages à l’acte, et durcissent le ton des insultes, dans la “vraie vie”, non. ça paraît normal. Je veux dire, ça paraît normal qu’un état mette son nez là-dedans sans qu’on réagisse direct comme si on était un trafiquant international en mal de discrétion.

  68. auddie says:

    Quelle horreur la politique française. Le dégoût s’intensifie de jour en jour. Quelle horreur, la france: une sacrée bande de crétins et de beuglards qui se croient plus forts que les autres, complètement démodés, inertes menteurs et bardés d’idéologies malades et dichotomiques, incapables de pragmatisme et d’ouverture sur le monde. Seule l’envie se partage, et l’ironie. Ah ça l’ironie, et les intentions, on est fort. Des business mens à la petite semaine (il sont rares ceux qui font de leur métier autre chose qu’un tunnel en acier capitonné jusqu’à la corbeille de fruit), même pas capables de véritablement faire de leur activité quelque-chose de fort, de grand pour la communauté (pourquoi ne remplacent-ils pas, à leur niveau, les politiques?), car les voilà, les politiques véreux, ou peureux, ou honnêtes et sans idées, l’esprit en plein chaos, en crise eux-aussi, rongés par le stress et le pouvoir, ou par le fait qu’ils ne l’assument pas, … puis des militants hystériques, de tous bords ou presque, piqués par les combats d’une après-midi, chauffés par l’engouement, le suivisme, la foule -et le séparatisme-, ou l’envie, -le vol de la liberté des autres-, l’ignorance d’autres systèmes, d’autres mondes, d’autres sensibilités, d’autres… calmes, puis une presse obséquieuse et voulant être partout, tout le temps, prête même à rater l’essentiel des saveurs adolescentes, des idées de ceux qui plantaient des drapeaux noirs, la tête ailleurs, qui ne se sont jamais reconnus dans cette “france” théâtrale et gémissante, à larder près des remparts, sans plus aucune majuscule autre que les coups d’état artistiques de certains, sommés par leur conscience de se hisser au dessus de la mêlée, compliment à la beauté, pour lui monter dessus, puis vient une troupe d’escrocs de la pensée, ni pour ni contre, ni vraiment concernés, ni vraiment impliqués, cachant leur haine de la démocratie, prêts à tout pour être partout et tout le monde mais jamais ailleurs -pour nous montrer!-, juste bons à ironiser, à critiquer, à séduire, à paraître, pour en être, pour être là, pour l’esbroufe, la crâne et l’ignorance au fond, que chacun de leur non faits et non gestes grâce aux mots réduits à une bouillie de culture qu’un enfant rendrait en rotant, et plus ils vieillissent, et moins ils en savent, et tout ce qu’ils savent, ils l’ont lu, ils l’ont pris, ils l’ont touché, mais rien ne les empêche de dire ce qu’ils pensent, rien ne les empêche de vomir avec classe, douceur et persuasion, haleine franchement fétide de la dignité, concert de plagiaires, éclairs d’indépendance… mimétique, observateurs et observés, et partout ailleurs, et sans eux, de moindres habitants de la planète copulent et dansent et jouent et ne font rien, payent ou suivent, éduquent ou s’oublient dans la masse, ni vainqueurs ni vaincus, naïfs mais pas lâches, dont les actions au quotidien nous apprennent que le monde est bien plus solide et vaste que ce que les retardataires voudraient nous faire croire en gesticulant leurs religions, leurs dogmes, leur culture au point mort, leurs idées pourries de la tête au pied ça s’entend dès qu’ils ouvrent la bouche, et comme ils s’habillent, et comment ils bougent, gênés, anxieux, maladroits, gerbants de tout ce que ça rumine! fastes de la nature en ville et de la gabegie de noirceur, d’envie de servir! mais où est mon chef?! murmures d’antipathie, de vengeance rentrée, d’insultes quotidiennes d’abord contre eux-mêmes, ceux-là, et les autres, sont des exemples. Choisi le camp des sages qui n’ont rien à t’apprendre. Toi-même, et en toi, tu survivra.

  69. auddie says:

    De la face submergée de l’iceberg français (rétrograde) : Il y a un fait qui est clair et admis, c’est que ce sujet (mais n’est-ce QUE ce sujet?) divise profondément le pays et des personnes, alors même qu’elles ne se connaissent pas. Évoquer le sujet suffit. Il est évident que ce n’est pas le seul sujet qui fâche, et que derrière ces manifs “anti”, se cache une nébuleuse d’énervés du bocal complètement paranoïaques. La méthode pour contrer ces pauvres gens perdus n’est sûrement pas une autre violence, ni des réactions d’humeur, de rejet, ou des insultes. La petitesse, la lâcheté des gens, se révèle encore une fois. Il ne s’agit pas de ruiner le débat avec des positions vulgaires, ou juché en haut d’un piédestal de culture et de certitude, en méprisant tout le monde. Il s’agit bien d’expliquer calmement qu’il y a de la place pour tout le monde, et que ces lois pour la liberté de s’aimer et de partager ses biens n’empêchera personne ni de respirer, ni de vivre comme il l’entend, bien au contraire. L’épouvantail de la peur du GPA et PMA est grotesque, vu les normes et l’encadrement, et ce depuis longtemps, de l’adoption d’enfants. Une dérégulation, même issue d’un film de science fiction, et même dans des centaines d’années, n’est pas à craindre. C’est impensable. Des enfants ont toujours été élevés par d’autres, collectivement, sans que ça pose de problème. Inversement, des enfants de couples hétéros et religieux, finissent littéralement détruits et / ou névrosés et psychotiques.. Et il est évident, que des enfants élevés par des gays, auront autant, sinon moins de chance de devenir tarés, -comme ces tarés-là-, et vivront dans un climat moral et amoureux bien plus sain. Je ne dis pas qu’ils n’auront pas de problème, mais ni plus ni moins que les autres.

  70. auddie says:

    Je m’interroge vraiment – mais est-ce vraiment utile- de la montée progressive de l’extrême droite en France et en Europe. Comme d’habitude, on aime bien se faire peur. Comme d’habitude, ils aiment bien faire peur. La machine est bien huilée, et on la connaît : copier un peu des programmes politiques des autres, et mentir sur les vraies intentions. ça doit être pareil pour leurs électeurs, pour ceux qui votent “sanction” : lire à peine le programme des autres partis, et se mentir à soi-même.

    Mais … n’y aurait-il pas moyen, au regard de l’histoire, de mettre chaque élu au pied du mur, pour qu’il soit responsable -à vie- de ses actes et de ses paroles (et de ses mensonges). C’est déjà la cas, au niveau de l’intime et ce pour chaque individu, mais aussi face à la loi des hommes.

    C’est vrai, pourquoi ne pas être responsable, électeurs comme élus, des premières reconductions musclées à la frontière, puis des premiers accidents camouflés, puis des premières rafles, puis de l’usage de la force contre les manifestants anti front national, après les premières lois “officiellement” ségrégationnistes en France, l’emprisonnement, la séparation des familles, la précarité extrême de ceux renvoyés dans un pays “d’origine’ qui n’est plus le leur. Après les premières tortures, l’explosion du chômage, le blocage et l’implosion du pays du fait d’une gestion catastrophique, du détournement d’argent massif, des alliances douteuses avec d’autres partis extrémistes et terroristes dans le monde et des guerres horribles d’un autre temps… comment continuer à vivre normalement, quand tout sera redevenu “normal”.

  71. auddie says:

    http://www.ledauphine.com/france-monde/2013/12/28/le-congres-juif-europeen-appelle-a-la-suspension-d-anelka

    Dans une jungle urbaine, médiatique, et “en réseau”, le chasseur se pare d’une peau, et sa proie, d’un fusil.

    Tous les deux sont considérés comme anachroniques et exotiques par le commentateur / observateur. Fauve et chasseur, proie et prédateur, répudient l’observateur, adepte de safari médiatique.

    L’observateur, au milieu (ou le commentateur) voit un chasseur à la place d’un fauve, et un fauve à la place d’un chasseur. Ils sont les sujets de l’observateur qui fait un docu sur la faune sauvage, mais également l’objet de la discorde du spectateur du docu, c’est à dire NOUS, c’est à dire tout le monde. Nous ne sommes plus, à ce niveau-là, en face d’un phénomène de racisme ou de guerre des religions, mais bien dans une extension du domaine de la lutte, une extension de la société du spectacle qui implose en un non sens: celui du mimétisme.

    La distorsion des valeurs marche à plein régime. Elle ne sert personne. Chacun pouvant être considéré comme acteur ou victime, bourreau ou voyeur, chacun prenant un peu l’apparence de l’autre. Pour aller où? … Selon moi: vers une normalisation spontanée du discours de la différence, au travers d’une moralisation de la parole médiatique qui se responsabilise, puisqu’elle devient lentement démocratique et partagée.

    Très paradoxalement, une vérité, une condition commune, tend à être partagée, du fait de la perte radicale d’étanchéité des médiums entre eux. (le FN agressif peut devenir victime, l’humaniste: ambivalent. L’immigré peut devenir provocateur ou disposer des “valeurs” extrémistes et rétrogrades du pays d’accueil, le journaliste peut être accusé de mensonge, le comploteur paranoïaque de dire la vérité, le législateur: d’inaction, le provocateur: de sérieux; le radical: de mesure. les gauchistes se retrouvent avec une gauche caviar aux valeurs inversées. Des nationalistes avec les sujets de leur haine xénophobe: noirs, arabes, juifs. Tous transfuges ou se parant des “esprits” et parures de l’ennemi.

    Incroyables et insensées révolutions de l’intime, entre liberté d’expression et non-dits du quotidien, délires d’observateurs impartiaux et vérités subites de beaufs inertes.

    Tout ça, mes amis, est à mon avis à prendre du bon côté. Je m’avance peut-être, mais pourquoi ne pas dire que tout ce petit monde ne joue qu’à se faire peur, et à “faire semblant”?

  72. auddie says:

    Je pense que le sentiment d’ubiquité que procurent les réseaux sociaux, -être partout, tout le temps-, tend à égaliser les valeurs des grandes villes, et même, à les amoindrir, à les diminuer. Dans ce cas, cela peut expliquer les nombreuses frustrations de mes contemporains, qui ne savent plus où se poser, ni quoi faire.

    L’ambivalence des métiers également, aux ambiances et pressions critiques, que beaucoup pointent du doigt, sans même envisager l’éventualité, la possibilité d’une vision politique, d’une revendication. Ce concept même de contestation est oublié. Seule alternative possible: la disparition, l’isolement, la renaissance, ailleurs peut-être. Peut-être …

  73. auddie says:

    (Analyse du texte trouvé sur le web. Et analyse des manifs à répétitions en France en ce moment, identitaires, tourbillonnantes)

    Ce textes, ces phrases, semblent vouloir s’attaquer, je cite, au “complot” réél ou supposé, aux masques, à la “vérité officielle”.

    Mais on lit ensuite : [...] Nous allons arrêter d’acheter, nosu allons arrêter de voter,] “votre” empire va s’effondrer, sans que “vous” ne puissiez rien faire pour l’empêcher … [...]

    “Vous”, “votre”. ..mais qui ? Il n’y a personne au bout. Pas un responsable de plus qu’un autre. Pas un comploteur, pas un dominateur, pas un capitaliste ni un communiste ni un religieux, ni un politique, de n’importe quel pays ou groupe. Rien n’est relié. Se battre contre un ordre fantôme, c’est ça l’ennemi. C’est ça qu’il faut combattre : soi. et la simplicité.

    Il faut aller vers la complexité, l’accompagner, et apprendre le relativisme.

    Les pauvres et les riches sont aussi cons, aussi stupides et égoïstes. Mettez un riche dans la peau d’un ultra précaire, et il modifie ses valeurs en quelques semaines. Inversement, mettez un pauvre dans la peau d’un riche, et il se met à protéger ses biens et à en vouloir plus sans se soucier des autres, comme tout le monde, comme n’importe quel connard. Je ne dis pas alors qu’il ne faut rien faire, rien dire, rien penser, et laisser le monde se casser la gueule, vibrant sur la corde la plus basse et la plus débile qui soit. Non. Mais il faut d’abord considérer l’égalité de nos besoins, de nos envies, et partir de là, choisir les voies les plus belles, au lieu de penser qu’un autre a plus que nous, ou moins que nous. Non. Il a les mêmes envies, les mêmes pensées, les mêmes peurs, le même corps, et des limites à son petit pouvoir.

    Nul n’en a plus qu’un autre.

    Et si quelqu’un de riche ou un politique SEMBLE en avoir plus qu’un autre, ce qui est tout à fait POSSIBLE, il ne s’est pas ORGANISE pour s’allier avec d’autres qui ont les mêmes peurs panique

    Et nul n’est plus seul qu’un autre.

    Et toujours, chez ces alternatifs, chez ces revanchards, chez ces plaintifs, on remet la vraie réflexion à plus tard, et on compte -paradoxalement-, qu’après l’effondrement du monde politique et financier, qui règlera alors DE FAIT ses petits problèmes existentiels et sa vie de merde pleine de paresse, un papa ou une maman ou un état providence nouveau viendra s’occuper de lui ou elle et tout régler à sa place.

  74. auddie says:

    Une video des pussy riots en train de se fair earrêter aux JO de sotchi.

    Brieuc Le Meur :

    ouais… facile d’aller chercher ça aussi. franchement. tu vas au rex club et tu balances du sang de boeuf et des xcréments en criant : house music ! toxicos! pollueurs! criminels ! et là tu te fais vider manu militari. et là “la france techno d’aujourd’hui et la scène electro est vraiment à boycotter” + médias et posts facebook outrés.

    demande à n’importe quelle personne russe de moins de 40 ans, et elle te répondra qu’”elles l’ont bien cherché, que leur musique est horrible, et que leur action n’a pas de sens” (si.. elles cherchent un label…)

    tout ça frise la désinformation

    un dude :

    même : si leur musique est à chier – taper une femme, taper des gens c’est l’horreur pure – Brieuc wake up – merci

    Brieuc Le Meur :

    Oui mais …. bah wake up plus tôt peut-être? T”es gentil, mais si il nous faut deux nanas habillées comme sur une pochette de sonic youth “dirty” pour nous faire réagir, instant rebels, alors que des milliers d’autres raisons plus horribles mais beaucoup moins rock’n roll, ne font bouger personne… Pour qu’au final nos émois sur le web ne fassent rien avancer, nous qui ne nous engageons jamais, à part pour ce genre de choses qu’on mesurera à l’aune de notre propre désintérêt pour la chose politique. Combien de militants emprisonnés, pas habillés en poupées bleu, rose, verte pomme? Des réactions? des soutiens? Et qu’est-ce que ça change pour la russie que des européens aillent soutenir deux pétasses qui se prennent pour des cadors, en allant justement là où FORCEMENT, elles vont se faire taper? Exemple: pour en revenir à mon exemple du Rex: va insulter le videur, lui cracher dessus, et il va te mettre une mandale. et après un an sans histoire, le club aura alors “mauvaise réputation”? et on oubliera les 200 refoulés par semaine par contrôle au faciès? j’appelle ça un écran de fumée. j’appelle ça de la désinformation. ou plutôt, de la mésinformation.

    instant rebel

    Brieuc Le Meur

    relire “limonov” et “un roman russe” d’Emmanuel Carrère.

    Brieuc Le Meur :

    ils tuent des journalistes, et on voit des posts sur facebook? ces gens prennent bien plus de risques, sans aller forcement chercher la merde de manière ostentatioire, comme une perf d’art contemporain. ça a du sens au moins. leur action a du sens. Aller insulter l’église dans une église orthodoxe, dans une russie religieuse .. forcement, tu vas au trou. Et après on découvre, penaud, une russie “dure” ?? après des milliers de morts en afghanistan, en tchétchénie? non mais ?? !!! . on se bouge pour la tchétchénie ???? c’est grotesque tout ça.

    un dude :

    ne faisons rien du tout alors brieuc, soyons français et haïssons tout en silence – bref, flemme de débattre – bonne soirée bro

    Brieuc Le Meur :

    Faisons là où ça a du sens. tu es contre la russie d’aujourd’hui? milite contre la guerre en tchétchénie, pour la libération des journalistes emprisonnés ou tués. pour la défense des gays, tous ces gens qui ne font pas EXPRES d’aller se faire taper pour briller dans les salons étudiants, sport national russe que celui-là, rite de passage.

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