Politique et Ville

  1. f4 dit :

    Derniers textes à propos de notre quotidien et des relations internationales dans la cité.

    Politique des échanges et philosophie critique.

  2. auddie dit :

    nos arrières sont protégés
    disent les trusts
    ils étudient nos critiques, nos analyses,
    se prémunissent de nos armes conscientes
    tranchent dans le vif
    suppriment tout espoir de bonheur.

    les masses s’endorment sur un paquet de feuilles
    l’arbre grandit sans cesse.

  3. franckie dit :

    Démocratie et autorité ?

  4. auddie dit :

    Comment faire plier les trusts ? Comment avoir une image d’activiste non dément?

    l’homme et le réel

    démocratie et autorité

  5. Marie-Agnes dit :

    l’homme et le réel

    démocratie et autorité

    antinomies?

  6. f4 dit :

    les pourcentages que font les différents partis aux élections reflètent-ils ce que le quidam moyen pense au quotidien lors de son parcours en société ?

  7. f4 dit :

    Peut-on identifier une nation, un pays, une société, en tant que personne?

  8. f4 dit :

    De quoi serait alors faite la psychanalyse des peuples?

  9. auddie dit :

    En Allemagne, les gens ordinaires sont très mal payés. Pas de smic, des salaires de misère, parfois 4, 5, ou 7 euros de l’heure… Les femmes sont vraiment moins bien payées que les hommes. Elles sont virées quand elles tombent enceinte. On se demande bien pourquoi c’est une des plus fortes économie d’Europe, et pourquoi la natalité y est en déclin.

    Les assureurs y sont également les champions de l’arnaque.

  10. auddie dit :

    * L’Europe?

    et :

    On se fout des économistes. *

    * * *

    Je trouve bien que les peuples d’Europe fassent du business ensemble au lieu de se tirer dessus. Car il ne faudrait pas oublier à quoi sert l’Europe, et surtout, à quoi sert l’euro. Non pas: être plus fort contre d’autres continents (pantomime convaincante pour faire avancer les choses que de vouloir guérir le mal par le mal, en 1950 comme en 2011), mais bien de s’élever vers des idées plus estimables et surtout, de verrouiller au maximum la marche de manœuvre des dictatures, des xénophobies, des ignorances.

    L’argent, qu’il soit euro, franc, dollar, ou d’absurdes et incessantes conversions de chiffres, est toujours une monnaie. La monnaie, c’est l’échange. Ça devrait suffire ?

    Toute conversion est un mensonge, une complication. Comme pour la traduction d’un texte, on y amène son interprétation, son identité. La monnaie unique, c’est déjà presque la langue unique (pas étonnant que ça énerve le front national).

    Imaginez que des régions, des villes, adoptent leur propre monnaie. Et pourquoi pas des particuliers. Tiens d’ailleurs je vais frapper ma propre monnaie. Et puis je ferai ce que je veux, l’évaluerai, la dévaluerai. Des mensonges, donc.

    Ces “économistes” confondent -il me semble- l’abstraction des chiffres, ce monde clos paradoxalement inexact, à l’instar des mathématiques, et la stupeur des citoyens face à l’abstraction que représentent toutes ces gesticulations. “J’échange ce découvert contre ta boîte de petits pois; ce découvert sera soldé dans 10 jours car je travaille, tu en sortira gagnant, tandis que moi, je mange déjà tes petits pois”.

    J’ai un ami trader. Il s’amuse. Personne ne gère rien, me dit-il. Les comptes sont flous. Les opérations hasardeuses. Tout se fait au jugé. On convainc sur des intentions, des garanties, une expérience, jamais sur des chiffres. Les entreprises de la haute finance pour leurs appels à projets, leurs mouvements, manœuvrent à vue. Les mecs ne croient pas aux maths. Ils croient en leur c …

    Cet article, qui comme à l’accoutumée dans ce genre de thématique, ne rappelle pas les faits, englué qu’il est dans une hype médiatico-financière, sa télé-réalité).

    Les politiques d’après guerre jugeaient préférable de cibler des priorités: la réconciliation, le pardon; on avance, ensemble. C’est une belle logique humaine. On ne trompera plus les peuples. Et encore aujourd’hui, il faut qu’ils continuent. C’était la politique pour la paix (et le business). Maintenant c’est la politique contre la finance. Et à côté, ce serait les nationalistes avec les économistes? Qu’est-ce qu’ils sont cons ces économistes, qui ne relisent pas l’histoire. Ils répondent à des questions qu’on ne leur a pas posé. Nous on veut la paix. La liberté! On veut pouvoir circuler librement.

    Cet article ne fait que suivre une “tendance” (la tendance :”selon une étude américaine blabla”). Il me semble frappé d’apathie, d’inertie, et surtout, de manque de coeur. Ce coeur lucide dont on a tant besoin aujourd’hui. Parce qu’au lieu de se tirer dessus, aujourd’hui on tire les autres vers le haut. On les aide. On normalise les politiques internes, on tente de ne garder que ce qui fonctionne, même si ça a l’air absurde parfois, car la logique bassement libérale, on ne connait que ça. Il faut l’améliorer. Tout le monde sait bien que c’est bon pour le business. Même se faire peur avec des crises, des dettes, des sauvetages, des plans de rigueur, est bon pour le business. Les jeunes voyagent, se sentent européens. Les vieux voyagent, se sentent plus légers. Grâce à l’Euro, et dans le bénéfice du doute, on rencontre du monde, on échange, on se rapproche, à défaut de parler la même langue.

    S’il y avait à dire quelque chose sur l’Europe, ce serait plutôt que les gens s’ignorent encore énormément, sauf exotisme, ne se mélangent pas assez, ne sont pas assez mobiles. Ce n’est pas une question d’âge. Ce n’est pas une question de classe, plutôt de curiosité, et probablement, d’envie de changement.

    Personne ne sait vraiment ce qu’est l’Europe. Il y a un fossé immense, terrible, inquiétant, entre la lucidité des politiques qui s’occupent de l’Europe, qui en mesurent la nécessité, et leurs peuples, pour qui tout est opaque, indigeste, complexe. Les voisins sont devenus encore plus lointains. On ne va pas vers eux. C’est ça qui est grave. C’est là qu’il faut se poser des questions.

    Les nationalismes intimistes opèrent des soubresauts? C”est pas dans la culture beauf de s’ouvrir au monde? J’espère que le débat s’élèvera bientôt à des sujets plus grands. Quand dans trente ans les jeunes se diront européens avant tout, et non français, italiens, allemand, tchèques, que leurs enfants seront tous métis et issus d’une culture plurielle qui sera leur identité, qu’ils parleront tous trois ou quatre langues, ils auront probablement des frissons dans le dos en lisant ce genre d’article réactionnaire et anti européen.

    J’espère simplement qu’ils auront moins cette envie de pouvoir qui nous caractérise encore, nous aliène ou nous déprime si elle n’est pas satisfaite.

    Cette gloire factice… ces désirs pourris.

    En pratique il y a toujours du chemin à faire. Question de génération.

    On se fout des économistes. Ce qu’on veut c’est des décisions politiques fermes pour réguler le libéralisme, réguler les banques, les marchés, mais aussi et surtout la manière de voir et de concevoir l’entreprise. Simplifier, responsabiliser tous les maillons de la chaîne, égaliser en somme, mieux répartir les richesses… ça passe par une monnaie unique et par une volonté politique qui a l’air opaque comme ça, mais qui fait son chemin, qui est désormais acquise.

  11. Marie-Agnes dit :

    Ça ira, ça va aller, vous allez voir.
    Ça ira.
    C’est à cause du temps, les gens sont maussades, ils voient tout en noir quand le paysage se couvre de blanc ! Rien que ça, tiens, c’est pas un défaut de perspective? un problème de vision, une manipulation de l’esprit.
    Mais qui?
    Qui oriente mon esprit?
    Personne si j’en crois le Libé des philosophes de jeudi. Le complot de quelques puissants contre la masse des faibles est une dangereuse illusion et wikitruc une bulle de savon soufflée par un irresponsable (possiblement violeur).

    D’accord avec eux moi je sais que ça ira, à bas les manipulateurs qui disent « Halte! après on ne sait pas ce que ça donnera mais ce ne sera pas beau à voir ». Vive la philosophie.
    Il fait froid l’hiver, chaud l’été. Amis de la sagesse prenez-en de la graine: il pleut en automne et au printemps. Les riches sont riches et les pauvres pauvres. La guerre sous toutes ses formes occupe le globe. Où est le problème ? le monde va comme il va. Philosophons.
    Ce serait le contraire qui serait inquiétant, non?
    Rien que d’y penser, à un monde différent, le pékin moyen en a des frissons d’angoisse. N’importe quoi pourvu que rien ne change. Que la neige continue de tomber l’hiver et les pauvres à crever de froid, au nom de quoi on chamboulerait tout? Parce que c’est vrai qu’« On n’a rien sans rien » et que « Les choses doivent être ce qu’elles sont ». Point.

    Rien que de penser à un monde différent le pékin moyen se sent devenir tueur.
    D’abord pourquoi ça devrait changer puisque ça ira?
    Le chômage gagne comme un feu de paille qui deviendra feu de forêt, qui deviendra feu de cité et détruira Rome comme Londres, il gagne comme un enfoiré qui se la joue innocent des dégâts qu’il s’apprête à causer. Qu’il a déjà causé, mais sur la propriété des voisins, il n’a pas encore gagné la nôtre, enfin un peu quoi, une contagion de suicides ici ou là, une poignée de pères/mères fous qui trucident leur famille, des grèves, des manifestations, rien d’insurmontable ou d’anormal, on gère, on envoie les canadairs et on gère.

    Le pékin moyen est un philosophe, il tue aussi bien que n’importe quel tueur. Sa cible favorite en temps de crise ce sont ceux qui lui disent : « C’est la cata ». Là il voit rouge. Moins que lorsque ses yeux seront irrités par le feu qui aura gagné partout mais comme il ne le sait pas encore s’il voit rouge c’est contre les prophètes de malheur.
    Cet ami de la sagesse n’aime pas gaspiller sa salive inutilement. Il ne parle jamais pour ne rien dire et quand le bateau coule ne voit pas l’utilité de le crier dans les coursives. Il préfère alors, plutôt que des cris écorchant les oreilles, entendre les notes lénifiantes d’un orchestre en costume d’orchestre. Pas de tenue débraillée, quand le bateau coule, et certes pas pour les employés: le pékin moyen tient avant tout à sauver les apparences personnelles. Les femmes et les enfants on verra après.
    Mais ça ira.

    Le feu gagne, le bateau coule, ce ne sont que des mots.
    Supers contents de jouer aux journalistes, les philosophes.
    J’ai été voir leur nom à chaque fin d’article et lu attentivement toutes leurs activités ci-notées. Leurs titres, leurs postes, leurs ouvrages, leurs plus si affinités renvoyant à d’autres travaux d’autres philosophes morts ou vivants.
    La philosophie est une passerelle entre les morts et les vivants, dixit Bibi, et le Libé des philosophes un pont entre deux Temps, celui de l’immédiat et celui de la réflexion posée, dixit un philosophe (à peu près).

    La mort… la vie… et le journalisme
    à quand le jour où les journalistes auront le droit de se lâcher dans un numéro. Vas-y coco, crache ta soupe Perso aujourd’hui.
    On lit toute l’année ce qu’ils Doivent nous dire, ce serait quand même drôle d’avoir accès une fois par an à ce qu’ils ont Dans Leur Crâne.
    Qu’ils prennent exemple sur les philosophes.

    L’avantage de savoir que ça ira c’est que ça donne de la distance par rapport aux événements. Du coup, au lieu de gaspiller sa salive inutilement à émettre des sons discordants on peut produire du discours. Et c’est réellement passionnant le contenu d’un crâne de philosophe, pour commencer on y rencontre foultitude de gens intéressants, on se trouve entre gens de bonne compagnie et on le sait.

    Même si à quoi je m’attendais? j’ai les boules.
    Je m’attendais à un feu pare-feu attaquant de front lui, et non s’aplatissant devant l’autre sournois, celui qui n’est qu’une névrose généralisée. Puisque ça ira.
    Un feu de l’esprit contre les esprits mauvais et merde à la réflexion posée.
    Plus le temps, par ce temps, de continuer à faire joujou avec les beaux jouets du passé; où sont les hérauts du présent ? Philosophes de la baston des mots prêts à envisager sans frissons d’angoisse que les choses puissent changer pour le meilleur et non toujours plus pire.

    On croit avoir atteint le fond? Attends, ça ira, ce sera tellement pire que ça ne pourra qu’aller mieux pour ceux qui seront encore là pour le dire.
    Où sont les philosophes ? sur quel front universitaire classent-ils leurs papiers?
    Franchement, s’il y en avait un/e, un/e seul/e capable de faire battre le sang de ses troupes d’intellos on le saurait, non? ils feraient du bruit, non? s’ils empoignaient les mots au lieu de les réciter (voire susurrer). De véritables disciples de la raison, ô amis de la sagesse, seraient actuellement en train d’éructer, s’ils existaient. Brandiraient leurs mots en poings sans pointillés à la face hideuse des esprits mauvais de ce temps.

    Hideuse. Nous sommes les enfants d’un vingtième siècle hideux qui a engendré l’innommable, mais aucune importance, remontons avant, avançons après, nions Notre Présent. L’Hier dans l’Aujourd’hui. Les chiffres insensés auxquels nous nous sommes habitués comme à notre pain (ou riz ou pâtes) quotidiens. Ou hebdomadaires.
    Continuons à nier qu’il y a comme un défaut dans la machine et philosophons; ça ira.
    Un défaut si énorme, trou noir béant, que c’est même à se demander si le défaut lui-même n’est pas la machine. Qui broie et broie et continuera à broyer.
    De la chair, des humains, des chiffres…

    chiffres qui donneraient comme une envie de philosopher.
    Drôle de boulot, soit dit en passant. Bien payé? Je n’ose pas demander à quoi ça sert? parce qu’à quoi ça sert je m’en doute, même si ce n’est pas dans le numéro de jeudi que j’en trouverai la preuve.

    Un feu pare-feu pour brûler les déraisons d’un siècle qui n’a pas fini avec celui-ci. Un feu purificateur auquel les médecins de l’âme que devraient être, aussi, les philosophes – la bataille fait rage, toutes les volontés sont sollicitées et les réservistes rappelés au front – pourraient passer le scalpel de leurs mots.
    Mais ouille, des mots-scalpels? et pourquoi pas des coupe-coupe tant qu’on y est ?
    Oui, pourquoi pas tailler un chemin à la machette dans les broussailles de l’incompréhensible.
    Pourquoi pas attaquer l’hydre à la lance s’il faut. À la kalach, au char d’assaut. Si on lui balançait des rafales de mots à têtes chercheuses, des bombes pas à retardement, à l’hydre, plutôt que de lui tresser des guirlandes, qui sait si elle ne mettrait pas genou à terre?
    Au lieu de broyer et broyer et broiera encore.

    Mais je m’égare, ça rira, ça rira demain. Quand on sera tous pendus à la lanterne, rira bien qui rira le dernier ? Pas sûr, certains pourraient trouver ardu d’assister à l’agonie des autres. Au combientième ils craqueront et demanderont à passer le suivant, au combientième ils iront tout seuls se pendre sans attendre leur tour dans la file?
    Ouh là, je suis en train de me laisser déborder par le fatalisme ambiant moi, vite, force jaune, force bleue, force philosophie.

  12. Manuel dit :

    le jour où l’on décide

    de ne plus rien payer

    le jour où le mot de passe soit

    ne payez pas

    nous serons tellement de maquisards

    que le choix de la force réactionnaire

    sera inutile et leurs épouvantails

    seront si loin que ma chaise d’eau

    quand je prie dans le WC

  13. Manuel dit :

    il faut que tu sois bête
    pour me tenir pour poète
    mon vers est une phrase qui pète

    je sais pas depuis quand
    suis-je un type dur
    sans le savoir ? sauve-toi, petite
    il me reste un zeste de chrétien

    je suis le chien qui crie : tirez
    on a le choix du gaz
    ou la matraque ou des choses
    qu’on ne voit que dans les films

  14. Manuel dit :

    NE PAYEZ PAS

  15. Manuel dit :

    le Pôle Nord, mon capitaine
    est sous nos pieds
    et ça brûle et c’est noir

  16. Manuel dit :

    *

    J’ai connu des êtres
    qui vivaient la vie selon les lois naturelles
    qui n’avaient pas peur, ni honte de la vérité

    et je les ai vu soumis au traitement
    graduel des coups de la violence
    et parfois du poison où de l’euphémisme
    cachés par un rideau de mensonge
    et disparus pour toujours

    ces êtres étaient peut-être
    les premiers
    les ancêtres
    les seuls qui savaient
    qui l’on était

    *

  17. auddie dit :

    Les grèves et la révolte du peuple grec, et avec eux la Grèce toute entière, réduit une partie de la politique européenne à un problème de personne: l’Europe veut imposer un train de vie et des efforts qui ne ressemblent pas à la personnalité de ce pays, à son timing, des pressions se font sur les gouvernants (Papandreou pète les plombs, prit en étau entre sarkozy et merkel), sans que les peuples aux-mêmes ne communiquent (les peuples ensemble, les autres peuples), sans partager la même vie, le même quotidien , la même réalité. Sans infos sur l’autre, autre que… les infos… On assiste à un théâtre télévisuel, avec des supers ministres ,des supers traders devant des supers logiciels… mais rien de tout cela ne nous donne à comprendre la réalité intime de celui censé être notre partenaire.

  18. auddie dit :

    Je voterai Eva Joly.

  19. auddie dit :

    Le spectacle de la politique, sa mise en scène comme une soirée à thème, la chasse aux électeurs, à défaut d’être assez fins pour la cueillette, n’est ni un loisir fascinant, ni une partie de plaisir. On peut se demander si la démocratisation de l’art et de la publicité ne réduit pas encore l’écart entre l’art poubelle et la politique déchue, la représentation du déchet et le mensonge institutionnalisé (tous liés par la presse, ce médium commun, cette vaste anarchie, la seule qui soit).
    Quand Sarkozy vient chercher les électeurs du front national en parlant de Jeanne d’Arc, qui est la schizophrène la plus célèbre de l’histoire de France, il semble que tout le monde sache que ce n’est qu’une pièce de théâtre, une farce à laquelle personne ne croit, sauf dans ses travers les plus insidieux, car ce à quoi tout le monde CROIT, ce que tout le monde apprécie, c’est la valeur théâtrale, le jeu d’acteur, la mise en forme humoristique, le clin d’œil aux chroniqueurs plus ou moins professionnels, au public en somme, et non bien-sûr au fait qu’il attache une quelconque et sérieuse attention à l’histoire de la folie et de l’illumination.

    Mais Jeanne d’arc n’a t-elle pas fait de même, des centaines d’années auparavant? Était-elle vraiment schizophrène? Ne faisait-elle pas déjà de la politique spectacle? Et…, qu’est-que la religion? qu’est-ce que la “conviction” au fond? puisque pour être crédible, il faut être “convaincu”, et donc …

    Voici ce que j’estime être les questions qui se posent. Puissent leurs réponses être intégrées aux images qu’elles produisent alors :

    -Pourquoi aujourd’hui encore les politiques, la presse, le public, ont-ils besoin de se comporter comme de cyniques amateurs de comédie (…et de manipulation des masses… Dupes pas dupes; quelles sont ces données partagées entre l’électeur populaire et l’élite politique, deux ennemis/alliés), au lieu de s’en tenir au premier degré?
    – Combien d’électeurs, incapables de se situer dans cette farce, prennent-ils ce débat et ces prises de positions artificielles comme argent comptant, dans la droite ligne des séries et émissions dont ils sont abreuvés tous les jours par le biais de la télévision ou des journaux?
    – Quelle modification du degré de gravité s’instaure chez les observateurs conscients et attentifs? Quelle part active représente la minimisation du mensonge de la politique spectacle, quand à l’inverse des observateurs archaïques prennent le second degré comme un premier?
    – Pourquoi autorise t-on ce genre de prise de position politique pré-électorale? Pourquoi les discours de campagne ne sont-ils pas soumis à un strict devoir d’intégrité, surveillé par un pouvoir indépendant, un QUATRIÈME pouvoir, qui s’occuperait à la fois de la parole politique, et de celle de la presse (ce serait sensé être le pouvoir de l’artiste, mais… !!?)
    – Pourquoi la politique utilise t-elle les ressorts artistiques et publicitaires dont on sait qu’ils sont antidémocratiques (l’art n’est pas démocratique, c’est même tout le contraire), puisque partiaux et appelant à une lecture libre, à un effort d’appréciation et d’interprétation, alors qu’ils se doivent d’être honnêtes, clairs, fluides, presque robotiques?
    – Pourquoi la politique doit-elle être “interprétée”, en amont et en aval, au risque d’en faire un métier aux contours flous, aux objectifs incalculables, aux intentions irréelles, à la consistance trompeuse?
    – Que veut dire le mot: mensonge?
    – La comédie est-elle inscrite dans la constitution, la déclaration des droits de l’homme, le serment d’Hippocrate?
    – Pourquoi les relations de cause à effet de ces jeux médiatiques sont-ils laissés au hasard?
    – Pourquoi les politiques ne sont-ils pas soumis à un contrôle strict après leur mandat, et soumis ensuite à l’inéligibilité ou des peines de prison si leur discours, leur parole, n’est pas suivie d’actes directs et concrets?
    – Pourquoi le mensonge et l’irresponsabilité artistique en tant qu’outils politiques ne sont-ils pas légiférés? Interdits en somme.
    Pourquoi l’historien n’est-il qu’un scribe?
    – Les modes de reproductions des plantes et des animaux sont-ils des données politiques sérieuses? (L’homme est-il un animal comme les autres?)
    – Le corps humain a t-il un système financier en son sein, et des agents spéculateurs? une armée? une presse? des récepteurs sensitifs qui intègrent la notion de mensonge?
    – Une synapse, un virus, une cellule… sont -ils conscients?
    – Quelle est la marche de manœuvre d’un politique honnête? Est-ce “cool” ?
    – Pourquoi les gens font-ils confiance à des escrocs? Pourquoi le public estime t-il qu’une personne malhonnête aura plus de pouvoir et de possibilité de manœuvrer qu’une personne honnête?
    – L’activisme et les scènes alternatives (par exemples les indignés), quand ils dénoncent les faits et gestes des comédiens politiques et de la finance internationale, n’usent-ils pas des mêmes ressorts artistiques, en tant qu’ils publient le making-off, l’envers du décor, érigés eux-aussi au rang de fables ambivalentes?
    – comment être un activiste non dément?
    – Pourquoi l’art et la comédie ne sont-elle pas inscrites dans la constitution?
    – Qu’est-ce que l’art et la comédie?
    – L’intégrité est-elle un suicide collectif intime?

    Ces questions, je me contenterai de les poser, car je n’ai pas que ça à faire de passer plus de trente minutes sur le fait que l’art politique ou la politique mensonge semble plus appréciés que la vérité, plus “regardés”. Oui, ces ressorts médiatiques, ces sujets, ces fables, ont plus de succès que l’éventualité d’être soit-même un acteur dont l’objectif douloureux sera de mener à bien une révolution culturelle et financière, et mettre fin au jeu de dupe, détruire une partie du spectacle, détruire le théâtre en somme, son plaisir, sa foi. Sera t-on assez courageux?).
    C’est une guerre des cyniques contre les naïfs, des violents contre les citoyens intègres, et je n’ai pas de réponses, pas de réponses hors des paradoxes de l’intime et de la société.

    La révolution française est elle achevée? Ce serait peut-être la seule des questions possibles, et son achèvement par la force le seul des remèdes. Ainsi donc je m’en tiens, moi aussi, à la provocation du dimanche et à la gaudriole, bien que je sois de plus en plus scandalisé et horrifié, et donc prêt à en découdre par un engagement plus profond, plus concret, dans ou autour de la sphère politique. Si je suis artiste, je suis donc dedans, non? quelle est ma parole? Si elle est vraie, aujourd’hui, je ne suis plus artiste, et je ne suis pas un politique non plus, puisque je dis la vérité, tandis que politiques et artistes, conscient des ressorts non démocratiques de leurs modes opératoires en tant qu’ils usent de non vérité pour flatter le sens commun, semblent être issus de la même catégorie.

    Observateur attentif des scènes alternatives, des médias indépendants, des activismes sous toutes leurs formes, je m’interroge encore du meilleur moyen d’un électrochoc radical qui vienne, pour un temps seulement, ne rêvons pas, permettre de soulever tous les leviers en même temps et réguler le nouvel ordre mondial. D’ailleurs la question est toujours: cet ordre est-il “nouveau”?

    Je ne veux pas être paranoïaque. Je ne veux pas.
    Je ne veux pas être schizophrène. Je ne veux pas.

    artiste, que suis-je?

    *dois-je me remettre au rap?

    * * *

    Cet article a été rédigé “à chaud”, après visionnage du zapping du 7/01/2012 ici :
    http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid1830-c-zapping.html

  20. auddie dit :

    ….. voir l’annonce de la mise en place de la taxe Tobin, un peu à l’envers, une mesure de gauche, populaire dans l’opinion, argument symbolique, encore, pour le futur candidat.
    Quand tout est bon pour garder le pouvoir.
    c’est si simple, si… humain, qu’on ne fait même plus grand cas de ces annonces de marché de village; ils sont frais mes poissons, et même sans arretes, et même venus du ciel; des poissons volants.

    Qu’il est rassurant cet escroc; on ferait pareil au fond.

    Il devrait être contrôlé cet écart entre acte et “intention”, promesse et non acte (mais il faut bie nle vendre son programme, et se faire élire, et des équipes s’activent. Oui mais…). Le système est corrompu par le spectacle, un spectacle qui a probablement toujours été présent dans nos sociétés, et ce au travers de formes diverses.

    J’évoque ce sujet, pauvre, ce pauvre sujet, en pleine période de réflexion sur ce qu’est la liberté de la presse, et ce qu’est celle des auteurs, de plus en plus confronté à la censure, aux procès, à la surveillance.

    Mais.. ce n’est tout de même pas pareil. tout devrait opposer liberté de l’artiste et singulière prison du politique, dont l’égo ne devrait même pas exister.

    On nage en pleine comédie. Ce n’est pas normal. Je ne m’indigne pas, je propose. Cela n’a rien d’artistique; rien d’élevé, rien de grandiose.

    C’est froid.

  21. auddie dit :

    …spectacle electoral qui peut produire d’heureux résultats, puisque l’application de la taxe tobin est effectivement évidente… aujourd’hui. Demain, ce sera probablement l’interdiction de la spéculation qui sera de mise.

    je m’apercçois de la tangabilité de ce vaisseau critique politique

    tout et son contraire s’activent à quelques jours près, en politique, comme en mon discours.

    ainsi l’on pourrait aprécier le fait que sarkozy vienne séduire les électeurs de front national. Si c’est unjeu de dupe pour certain, c’est argent comptant pour d’autres, et c’est plutôt mois grave que le front national au pouvoir.

    Doit-on s’en contenter. non.

    alors pourquoi critiquer le spectacle de la politique et son jeu de dupe?

    pourquoi ne pas retourner à la poésie tout simplement?

    puis-je tenir le rythme d’une construction de critique, et donc de propositions?

    oui, et non.

    je retourne artiste

    je retourne à la politique

    au dupe de je

    un jour un raver a énnoncé quelque apréciation de mauvais goût à propos d’un concert, on discutait de musique, de sens, de sensation, et puis après quelques minutes, il a trouvé bon d’appuyer son propos, pour quitter la discussion. je lui ai tout de même dit que je la composais et la jouai depuis quinze ans. Et il m’a répondu: moi je la danse d’autant.

    il en savait autant que moi

  22. auddie dit :

    La foi et …. le communisme.
    .
    .
    .

    Je pense que le communisme, c’est comme la foi. c’est l’inverse exact de la religion, mais ça donne les mêmes résultats. Dieu est en tout, même dans les cimetières, les prisons. C’est la santé, le travail. Il est dans les assiettes, dans le corps politique. Il est dans des livres dont le nombre est à un chiffre. Comme toute chose méthodiquement retournée, inversée, planifiée, il ne perd pas ses valeurs annihilantes et réductrices, et potentiellement, sa violence, sa tromperie institutionnalisée. Ainsi un militant Ump catho, c’est un peu comme un militant PS qui regarde plus à gauche, donnant du crédit à quelque-chose d'”autre”. Il est toutefois appréciable, ce contre pouvoir au capitalisme d’aujourd’hui, assumé par des acteurs conscients des désastres de l’histoire. En ce qui concerne la vie dans l’entreprise et le partage des part et des richesses, comme il se pratique de plus en plus, et avec bonheur, ces idées là me semblent justes et saines (pour peu que l’on puisse encore employer ces mots toujours remis à zéro).

  23. auddie dit :

    Quelles alternatives?
    .
    .
    .

    J’en ai cité une plus haut, le partage des parts dans l’entreprise, ces petites nationalisations (le terme est inexact, mais vous comprenez bien de quoi il retourne). La régulation méthodique et pragmatique des systèmes boursiers également, qui sont les autres règnes du Mensonge. Le non paiement des dettes sont des notions intéressantes, passionnantes même je dirai. La protection de l’environnement fait figure de réorganisation, ça c’est tangible. Des moratoires sur les médiums aux ordres, bras armés de ces flux anarchiques, télé, pub, diffusion de contenus dans les lieux publics, communication, vont, dans les trente prochaines années, mettre un frein à bon nombre d’arnaques séculaires, de manipulation des masses. Le non pillage systématique des richesses du sol de certains pays à l’avantage d’autres plus riches est à méditer. Voyez-vous, c’est ce “marché” à cheval sur le dix-neuvième et le vingtième siècle, qui se posait déjà en “alternative viable” aux productions régionales auto-suffisantes. Il suffit d’y revenir. Il y a tant de choses dont nous n’avons pas besoin.

  24. jerome dit :

    Disons que si l’homme n’était qu’un animal dont l’essence impliqua qu’il n’advint en ce monde qu’arrosé par l’argent, alors il faudrait dire que le libéralisme serait le mode d’être le plus adéquat a l’essence de cet être. mais si on observe le fonctionnement du libéralisme, l’effort et la compétition de chacun contre chacun pour amasser le plus de richesse, on s’aperçoit qu’il implique , secrètement, un impensé; la négation de l’autre , ou la reconnaissance très limite de son existence a n’être que le témoin passif vaincu, au bord de l’éradication, de la réussite d’un tout petit nombre d’autre. le nihilisme, la non-reconnaissance de l’autre est dans le libéralisme une pensée active contre laquelle lutte la reconnaissance prolétarienne du marxisme. Mais le marxisme reconnait quand a lui une réalité au groupe au moins aussi à priorique que le libéral la redime. Aucun des deux systèmes n’est la vérité en soi, ou ne peut prendre en compte l’essence de chaque homme, cependant il est bon que le coeur de l’histoire se balance entre ces deux extrêmes. La religion quand a elle, n’a rien a voir avec le politique. Il n’y a absolument aucune philosophie politique dans l’existentialisme kierkegaardien, et pour cause, la Foi est une nouvelle qualité de l’Individu comme tel , qui a la fois s’élève au dessus du genre (contrairement a l’animal qui n’est jamais qu’un exemplaire de son espèce) et qui donne a l’existence un caractère accentué qui ressemble a ce que le libéralisme prétend défendre contre sa dissolution dans l’esprit de groupe, mais qui n’est absolument pas une production de la politique libérale (d’où son mensonge) puisqu’on vient de le voir, ce libéralisme implique par essence le négation ou la reconnaissance relative et conditionné de l’autre par l’idée que l’on se fait se son mérite ou de la mesure (et ici il est difficile de se retenir de rire) de son porte feuille. La marxisme dit clairement qu’il est contre le religieux parce qu’il privilégie l’histoire comme un conflit de classes qui se résorbera dans la révolution prolétarienne ou adviendra une société sans classe, libre, ou le travail n’étant plus fordisé redonnera aux hommes l’idée de leur puissance créatrice et donc une véritable impression d’eux même. Sauf que cette impression vraie de chacun dans le monde marxisme sans religion, sans transcendance, nie ce qui fait la possibilité du langage, et donc génère inévitablement une parole bureaucratique, figé dans le marbre de son non-sens ou elle ne s’adresse plus a personne a force de s’adresser a tous. Quand au libéralisme, il passe essentiellement son temps a se construire une histoire ou , il voudrait bien que le christianisme soit son fondement pour ainsi légitimer son propre nihilisme en rendant semblable son cynisme a l’abnégation de soi et au sacrifice qui dans l’ordre de la religion (a politique) sont forcement la voie de l’élévation de soi, du dépassement de soi en direction de la nouvelle qualité, la Foi, qui ne s’atteint pas en groupe mais recèle une force qui ressemble a celle du libéralisme sans pouvoir au grand jamais s’y confondre.

  25. jerome dit :

    Le bilan du Sarkozysme est une faillite intellectuelle sans borne et sans précédent dans l’histoire de France qui a rédimé une réalité héritée de la fin des monarchies : la république française. Nous avons hérité de la Grece l’idée du concept; la manifestation intelligible d’une réalité sensée ; nous avons hérité de Rome l’idée d’une république de citoyens vivant par l’égalité de tous devant la loi le partage d’un monde commun ; et du christianisme une anthropologie du moi éternel devenant lui-même dans la mesure ou il se reprend dans l’intention amoureuse du Père, en tant que fils. Ces trois éléments essentiels de notre héritage ont fondé l’intelligibilité de notre présence à nous-même, au monde et aux autres, exigeant cependant de chacun qu’il soit essentiellement une source de liberté, d’égalité et de fraternité pour lui-même comme pour tous les autres. Le legs révolutionnaire fut de définir cette identité de la France dans le souci national qui fonde l’attachement patriotique en condensant tout l’esprit dans la formule trinitaire : liberté, égalité, fraternité. La grandeur perdue ne peut en aucun cas être rattrapée par une quelconque performance économique, ou symbolique, car il y a une metabasis ei alo genos entre la nature de la perte intellectuelle, spirituelle, et la nature de ce que Sarkozy propose comme solution à ce qu’il a lui-même fait perdre tout en y restant absolument insensible et aveugle ( un roi qui perd son royaume sans s’en rendre compte parce qu’il n’a de cesse d’avoir à la bouche sa prétendue bonne gestion économique d’un patrimoine essentiellement spirituel, c’est du Scribe ou de l’Aristophane… pas même, puisque Socrate a son Aristophane comme Sarkozy a son JM. Bigard). Sarkozy n’a pas un problème avec le symbolique, il est la manifestation de l’effondrement du concept de république telle qu’il a définit la France pendant les trois derniers siècles, depuis la révolution, et que définissaient ces trois concepts pleins de toute la transparence de la liberté intelligible à elle-même dont elle se voulait le fondement, la mère et la garante : liberté, égalité, fraternité. Dès son élection j’ai ressenti comme une âme platonicienne certainement, le vertige de la chute dans l’éclipse de la lumière du concept et un vent froid de soudards incultes au dernier degré ayant reçu permission de noyer la France dans la bêtise, me transit d’effroi; ténèbres d’un monde désespérant et insensé, opaque, plus communautariste que le plus fervent marxiste, capable malgré son aveuglement sur la transcendance, de reconnaître au moins à tout homme une vocation particulière et différente et non, comme dans le sarkozysme de faire de la vocation à faire de l’argent, la vocation supputée de tous, parce qu’elle avait été l’unique ambition sur laquelle l’affairiste avait bâti sa carrière et où en son orgueil sublimé de bêtise il n’entendait n’être égalé de personne mais imité par tous. Quelle chute! il existait trois mille sortes de lentille, avant que l’Oncle Bens par le monopole du marché ne le réduise à deux pour de simples raisons de logistique; lentille ou veaux c’est du pareil au même! Le christianisme quant a lui reconnaissait à tout homme sa vocation particulière, et le devoir absolu de l’exercer; le progrès sarkozyste fut de n’en reconnaître qu’une seule, celle où il était lui-même le meilleur représentant de sa propre catégorie… absurde sans borne… Le temps du nihilisme était venu, et le travail de sape a de suite commencé. Et si il repasse, comme le Calligula de Camus, il lui faudra éliminer tous les témoins de sa bêtise, et supprimer carrément l’état, c’est a dire le fruit le plus noble de l’histoire de France. Sarkozy jouant tous les rôles à la fois irait rendre la comédie fort ennuyeuse et fort longue; le régime parlementaire deviendrait une pitrerie de ventriloque, la perversion du représentant devenant personne privée peopolisé serait perçu comme une subversion nécessaire a la mue de l’histoire, alors qu’elle n’était qu’une intrusion fasciste et réactionnaire de la bêtise contre l’esprit républicain de de l’humanisme. A la moindre contestation…, ça sortirai les flingues comme des charognards affamés grognant sur leur cadavre d’os. Aussi, lorsque je mourrai et qu’un ange invisible m’interrogera sur mes origines je répondrai hardiment, parce que je serai certain de me faire comprendre de cet être de lumière, que j’ai vécu en France, ce pays où la réalité devait être sensée et intelligible pour le bonheur de tous, et non que j’appartenais à quelque bande de brigands de grand chemin dont il ignorera éternellement l’existence.

  26. Bateman dit :

    Les avez-vous lues, ou jetées en même temps que la pub Conforama et le prospectus Franprix? Si la “profession de foi” de deuxième tour de l’un ne transcende pas les limites du genre (c’est un euphémisme), celle de l’autre, de façon frappante, non seulement esquive tout bilan (et pour cause) voire promet au dernier moment des changements dont on se demande alors pourquoi ils n’ont pas été engagés depuis 5 ans déjà, mais surtout utilise exclusivement des concepts généraux au sens incertain mais populiste (“faire le choix du travail”) et un champ lexical qui est celui de la peur de l’autre, de la méfiance envers son voisin tricheur, du rejet, et de la nécessaire mise au pas de tous, “dès la maternelle”, en bonne et due forme…

  27. bissecta dit :

    Du sucre immaculé à l’héritage des baies de lauriers méritocrates
    – Idéaliser ces simplicités au marketing direct.
    – Acquisition d’un désherbant sur cité à la pureté soudé au chlore.
    – 99 pour sans âge des camps de civilisations.
    – L’uniforme de la masse mixe alors les deux tiers du premier au tiers du troisième.
    – Liste auto-référentielle en troupeau facile.
    – Volume de poudre que tube le métal cloitré aux deux bouts alités.
    – Une tresse, un tissu, un fil médium y pénètre dès que le choix à le dos tourné.
    – Enflammer cette cascade du réel à la cachette électorale.

  28. Manuel dit :

    *

    Le 67 est une posture faciale

  29. Manuel dit :

    *

    Conseillée par Erich Von Stroheim

  30. auddie dit :

    monsieur michian vous représentez le peuple ? eh bien moi je représente le peuple qui regarde le mec qui représente le peuple.

  31. jerome dit :

    « Elpeup ! Elpeup ! »

  32. Anonyme dit :

    non monsieur, je dis de la poésie, je ne fais pas de politique, puisqu’il est impossible d’être sérieux avec vous.

  33. jerome dit :

    ‘énergie (du grec ancien ἐνέργεια) est, de manière générale, la capacité de faire un travail[1], c’est-à-dire d’agir.
    Ce terme recouvre plusieurs réalités qui se recoupent partiellement :

  34. wikipédia dit :

    L’énergie (du grec ancien ἐνέργεια) est, de manière générale, la capacité de faire un travail[1], c’est-à-dire d’agir.
    Ce terme recouvre plusieurs réalités qui se recoupent partiellement :

  35. jerome dit :

    voix: nom féminin, invariant en nombre.

  36. jerome dit :

    L’enterrement de l’esprit
    sa stèle dense
    et haute comme une foret de grattes-ciels
    pincés de vagues grattes-cul
    gratte papier de masse
    ponctuant l’espace
    d’apparences nobles et stables
    dans l’uniforme trois pièces standard
    de l’éternelle tromperie.

    Tous lèche cul de métier.
    Émeute l’ensorcellement des cités.
    Le livre des transformation leur glisse entre les doigts.
    Il n’attentent plus le retour,
    mais craignent tous les détours.

    Une tour de verre
    vaut bien une colonnade grecque
    ou coince le ciel
    l’embrigade
    c’est l’architecture
    emprisonnant le temps
    dans son espace technique.

    Du symbolique ville nature.

    Nicole, secrétaire médicale , se pâmant : « travaillez dans un gratte ciel……… »

    La langue qui y a court
    n’est qu’a l’état d’ébauche
    tout juste peut elle formuler
    très imparfaitement
    qu’elle attend pour demain
    les croassements du bénitier des louanges
    alors qu’une goutte
    de sueur absurde,
    coule de son front
    emprunt d’angoisse
    dissimulée.

    Le saint crapeaux bureaucratique
    démocratiques,
    cosmétiques domestique
    inesthétique animal fantasmé
    que l’on approche sans craindre,
    ni pour sa vie ni pour son sang
    comme on approche de ce qui n’est plus rien
    pour lui-même
    si tant est qu’on ignore
    sa place et son rôle dans le tout humain.
    Ce Salomon de bazar
    ce sac d’épice renversé
    sur l’épeautre de sa pensée
    prisonnière des lieux
    ou il fantasme la maîtrise
    en tirant sur tous les abandonnés.

    Et pourtant
    dans sa langue imparfaite
    il comprend tout de suite le devoir de massacrer,
    devoir de carnage
    comme assurance pour la vie,
    comme médiation,
    instinct,
    intuition croit il parfaite,
    du désir, et de l’intelligence
    formant l’accord en son être
    par la voie cognitive
    dialectiquement coadujudicative
    du se comprendre éternel,
    de l’être par la voie du néant.

    Des que
    L’apprentissage de la langue
    ne fut plus
    le plus crucial événement de notre vie
    la culture qui était la vie
    se réduisit a un domaine seulement de celle-ci.
    Le reste,
    en suçant des barres HLM
    tira sur la lesse trois fois avant de la lécher
    d’un langoureux barbarisme
    périclitant le malentendu
    des saintes bouches aux bredouillant oreilles
    sortant les fondus de la forge,
    comme la rumeur
    fond l’alliage du coeur
    dans le secret empoisonné
    des frelatés grattes ciels.

  37. jerome dit :

    Pas de lieu commun
    mais l’intervention narrative
    du sujet,
    concentré d’eternité
    dans l’instant,
    par l’écroulement de sa langue,
    sous son désir d’absolu
    la vague deferlante
    dans son aube d’éternité encore indéterminée,
    son reflet angoissé
    son premier moment
    toujours vrillé dans l’instant,
    hors langage
    inter-dit
    mais aussi,
    toujours disponible,
    au renouvellement
    qui fait le « je »
    parlant,
    innocent de son attrait a être.
    C’est a dire rend le « je » capable de parler,
    de dire son innocence Jobienne.

    Et
    ce culte
    fondamental
    de l’effroi,
    chez tous les peuples
    ou la langue se renouvelle traditionnellement dans les eaux de l’angoisse,
    et, logiquement
    l’ignorance de l’indicible
    condamné
    qui ne sert pas de point d’appui
    au nihilisme, et a la violence
    contre toutes les manifestations
    ou ce désir d’absolu prend forme,
    mais ou l’espérance réalise
    que seule une volonté infinie
    peut être dite être en vérité
    par un langage,
    lorsqu’y résonne l’accord premier
    la langue maternelle
    du désir
    conscient que la validité de la langue
    lorsqu’elle raconte
    l’écroulement de l’instant
    dans la victoire de l’être
    voit le chemin
    mais de l’intérieur
    depuis l’eternité
    que nos morales de voleur
    assassinent et renverse
    en produisant des générations
    de: « bof »
    ad libitum
    qui ne desirent pas parler.

  38. auddie dit :

    Pourquoi ai-je l’impression qu’en ce moment, et peut-être depuis quelque temps, l’art n’a plus la portée qu’il avait auparavant?

    Soit que les gens s’y intéressent moins ou ne peuvent plus saisir l’écart vertigineux qui se creuse entre des scènes artistiques exclusives (et leurs productions) et l’existence en résistance, la vie, la vie moderne quoi, qui, portée par des schémas de plus en plus durs, solides, et renforcée par des principes de réalité sans plus d’alternative possible, ne permet plus d’y faire figurer en son sein des œuvres ou des discours qui ne suivraient pas ce désenchantement à la lettre.

    Soit que les artistes, conscients de la marche de manœuvre plus étroite que nous avons dans le corps social (alors que les représentations et projections vont en explosant), se sentant aux-aussi prisonniers par cette fenêtre (de tir) réduite, n’ont plus le courage de produire des œuvres qui risqueraient d’etre incomprises, ou au contraire en produisent de plus fades, qui n’ont que le sens que la vie d’aujourd’hui peut produire, un sens assez bas et néanmoins codé, car tout est vitrifié, désolé, relativisé, compris, car tout est optimisé jusqu’à des formes minimales, il n’y a plus de rêve, il n’y a plus d’illusion (ils rendent comptent de la torpeur qui nous prend devant la vérité).

    Sans doute l’existence, avec l’âge, donne aux choses un aspect plus asséché, aux œuvres un caractère plus serein. Cela semble alors les séparer encore plus de la vie. Cela rompt le fil d’Ariane qui reliait les cœurs avec les faits, les têtes avec les idées, et rendait compte d’un monde encore entier qu’on pouvait voir avec tout le recul que nous apportaient ces phénomènes (monde et art, sens, souvenirs et création) qui participaient d’un même élan vital et politique. On pouvait -encore- se raconter des histoires. Mais aujourd’hui, quelles histoires peut-on encore se raconter?

  39. auddie (pussy riot) dit :

    Il y a des milliers, des millions peut-être, de personnes emprisonnées dans le monde… et on nous fait croire que les “pussy riot” sont plus importantes que celles-là, alors que personne n’a jamais écouté leur musique avant, ni pendant (ah
    si, vite fait comme ça), ni après… Ou comment se parer de bonnes intentions et de “coolstitude” en ayant, au passage, l’air un peu niais, et ajouter de l’eau au moulin à l’injustice et à la manière qu’a tout un chacun de se désintéresser des provocations et moyens de pression supérieurs, et surtout de tous les autres activistes moins chic et choc. On peut alors s’interroger sur cet engouement artificiel et soudain de l’occident “contre Poutine”, qui participe de manière insidieuse à occulter toutes les autres dictatures, en réagissant comme des moutons (dé) branchés. ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… A vrai dire, il ne s’agit pas de minimiser l’action ni la prise de risque de ces meufs (par contre, sa portée oui). Vladimir l’a dit lui même: “soyons clément avec ces musiciennes”. Alors, alors, ne sommes-nous pas là mis en face d’une vaste blague, relayée au quotidien par des parigots rincés d’electro clash (mais n’ayant jamais vraiment compris Sonic Youth ni SURTOUT, ceux qui ont continué de travailler à partir de là où ce groupe s’est arrêté), vaste blague qui s’articule autour des mêmes mécanismes de propagande – bercé par ce ron ron hypocrite, doux et chatoyant à l’oreille – qui fait jouer certains à la rébellion tardive plutôt qu’au vrai esprit critique…………………………………………………………………………………………………………………….. Free pussy riot ! Elles méritent mieux que nous !!!!!

  40. f4 (pussy riot suite) dit :

    http://www.dailymotion.com/video/xsv2yf_pussy-riot-derniers-mots-d-une-condamnee_shortfilms

    ————————————————————————————————————————————-
    auddie :

    – elle est bien la video des pussy catho

    Patrick Chaize :

    – ouais, t’imagines nos rappeurs français qui se mettraient à être aussi littéraires et pointus?

    auddie :

    – bien qu’on en apprenne pas vraiment plus. ça a sa portée, autant que martyr se peut
    c’est vraiment touchant
    et … maso
    de toute façon ça fera boule de neige
    mais avec quelle neige ….

    moi c’est l’utilisation que les gens en font, soudainement, qui me gave
    juste pour avoir l’air cool
    alors qu’ils ne le feraient pas pour n’importe quel autre sujet ou groupe d’activistes

    Patrick Chaize :

    – Ben moi , ça m’a appris que c’était pas juste des écervelées sympatoches éventuellement récupérées (de façon souvent agaçante d’ailleurs, là je te suis complètement), mais des filles intelligentes, avec une vraie conscience politique, et un discours articulé sans être radical-chiant, des vraies poètes peut-être, en tout cas sûrement des porte-paroles pour beaucoup d’autres gens en Russie…

    auddie :

    – … ce qui revêt, à mon sens, la révélation du “mal” par le retournement contre soi (les pussy riots, les activistes en herbe), et c’est peut-être la meilleure chose qui soit. En tout cas, c’est à décrypter

    Patrick Chaize :

    – Oui, et je pense que les deux choses que j’ai postées ce soir sont finalement en rapport; tout grain de sable individuel ou artistique trop remarqué dans l’organisation de la domination par l’oligarchie, provoque des représailles de plus en plus disproportionnées des puissants. Et ceux qui soutiennent à bon compte les punkettes cool parce que c’est cool, devraient voir de quel dessin plus général ça fait partie, et s’offusquer aussi des autres manifestations inquiétantes du monde qui s’avance…

    auddie :

    – c’est fou de voir que justement, des fous, ont plus de couilles et d’esprit de sacrifice que d’autres, qui n’auraient d’autre choix que de se porter garant de la singularité de notre “liberté d’expression”, qui s’arrête aux portes du temple de la gabegie et de la fainéantise organisée, et que parfois, des boutons de fièvre éclatent, faisant alors jaillir un peu de ce pus suprême dans lequel nous nous vautrons tous. Quoi qu’il arrive, ça suit une locomotive médiatique, rock’n roll, fictionnelle, et les acteurs expriment la même folie que les discours officiels (ou off) des dictatures. Il faut que ça soit joué comme ça, veines ouvertes, sinon il n’y a pas d’audimat.

    Patrick Chaize :

    – mais quel poète !

    auddie :

    – bah je me suis juste coupé un doigt au boulot

    nan mais ça frise quand-même la folie furieuse ce truc

    Patrick Chaize :

    – On va voir demain…

    auddie :

    – Gandhi aussi jouait mal de la guitare

    ceci dit ça lui a plutôt réussi

  41. auddie dit :

    A propos d’une note de Juan Asensio sur son blog littéraire, à) propos du livre de Richard Millet.

    http://www.juanasensio.com/archive/2012/09/10/eloge-litteraire-anders-breivik-richard-millet-de-roux.html

    Excellente note.

    . Je n’ai cependant pas compris ce passage, au troisième tiers de l’analyse: “Double échec d’ailleurs, d’abord parce que Richard Millet est incapable de rattacher les actes fous du tueur à une volonté ou une posture littéraires […] . J’en suis également incapable… difficile de creuser dans cette direction … Enfin… qu’il y a t-il derrière ça? Anders Breivik (un prénom prédestiné?) est un psychotique mégalomane auto-centré qui se veut créateur d’une grande fiction, mais c’est une fiction de taré qui prend sa source au minuscule de son joystick préféré. Les images et commentaires qui en découlent (ça, il l’avait probablement fantasmé) sont SA fiction, mais elle ne se rattache à aucune forme artistique ou média connu, puisqu’il est masochiste. Je doute même que l’on puisse déduire une quelconque analyse sociale ou politique de son geste, à part bien-sûr, la frustration de n’être rien, rien du tout, avec dans les mains des outils qui sont tout pour lui (jeux vidéos, armes, déguisement, idées politiques stupides que je qualifierai de “look cérébral à la mode facho”). A vrai dire, il est impossible de comprendre son geste, sauf sur le terrain psychanalytique, en prenant des pincettes, en décryptant les forces (et les actes) inversés. Ce qui me frappe, c’est sa cible: un bâtiment officiel, puis des hommes et des femmes de son âge issus d’un milieu politique de gauche, lors d’un colloque. C’est sa patrie qu’il vise. (et qui de sa mère ou de son père?). Ce ne sont pas des “idées politiques” qu’il défend. C’est lui qu’il flingue, avec toute l’horreur méthodique à tableaux multiples, comme dans un de ses jeux vidéos. On perd toujours dans un jeu vidéo. Et il détestait peut-être cette fiction-là, ces fins là, où l’on ne peut sortir du jeu, du film de sa folie infecte. Peut-être que je me trompe.. je ne sais pas. En tout cas, son discours, j’en suis sûr, fait partie de sa fiction, et il n’est pas à prendre au sérieux (comme d’ailleurs bon nombre de petits néo fachos qui se parent d’attitudes et de looks provoc’ bien travaillés, comme n’importe quel autre look – oh certains sont bien dangereux, mais ce n’est pas là le propos-). Après, gloser sur l’influence des médias, des jeux, de la télé… dieu même, serait trop facile, et le pardonnerai en partie… Quand au fait de rebondir sur ses propos virtuels et ineptes contre l’immigration pour y projeter en filigrane son propre désarroi bardé d’erreurs d’interprétations… est un scandale. Car … ce massacre n’a PAS DE SENS. (Comme d’ailleurs nombre de faits (des faits divers du quotidien), que tout un chacun utilise parfois avec démagogie pour démontrer des théories qu’on voudrait supérieures … au grand bain dans lequel nous baignons tous, sans y pouvoir grand chose à part l’accepter, comme l’on s’accepte, et avancer avec.

  42. jerome dit :

    Je doute même que l’on puisse déduire une quelconque analyse sociale ou politique de son geste…..au contraire il en découlera plein…

  43. auddie dit :

    il en découlera oui, comme il en vient

  44. auddie dit :

    L’engagement, c’est soit physique, avec l’esprit de sacrifice, et peut-être celui du pardon, pour d’autres auparavant, ou bien c’est la juste transmission des faits, des écrits et des analyses. Tout le reste n’est qu’une vaste comédie égocentrique, et … ironie du sort, les deux premières caractéristiques en font partie. Reste que les travaux main dans la main rachètent le verbe symptomatique. Avancer, ou saboter, ou creuser, ou faire pousser, ou nourrir, et allez ! Chique, chique ! et déchiquette ; les étiquettes.

  45. auddie dit :

    Vous pouvez mener des analyses politiques lumineuses, jouer au revanchard ou à la bleuette humaniste, émettre pléthore d’aphorismes sur le capitalisme et notre quotidien, mettre en lumière des postures et en faire des blagues, être -pas content-, ou -indigné-, scandalisé ou provocateur, mais si vous ne proposez rien de concret , ça ne SERT A RIEN.

    Les programmes politiques, même partiels et incongrus, ne sont pas des sujets tabous (pourtant j’ai l’impression que les propositions le sont, car elles révèlent bien plus de nous-même qu’un simple avis et mettent forcement mal à l’aise car il faut alors trancher, discuter des gestes et non des ressentis artistiques, et se découvrir).

    L’anticipation d’une action franche est plus saine que le jeu de cour. Nous sommes tous tournés vers le château, et prolongeons le séculaire instinct des masses “discutantes”.

    C’est là que la démocratie devrai commencer, AVANT de voter, et on l’oublie trop souvent. Là commence l’engagement. Tout le reste, comme dirait Coluche, c’est du dégagement.

    ainsi donc, l’analyse politique AVEC proposition, devrai être une norme et ce même sur les réseaux sociaux.

    Un problème? Une incohérence? Une injustice? … et une solution communautaire, locale ou globale, devrait être proposée. Suivrait ensuite l’analyse politique (et seulement après) pour étayer un geste dégourdi participant de notre indépendance d’esprit, et non d’un asservissement involontaire.

    Le sujet ou potentat même de la proposition pourrait arriver après.

    Toute analyse sans proposition est une manière de relayer l’inertie de la lourdeur politique.

    Ainsi donc, citoyens, journalistes ET politiques (et militants), devraient à chaque fois PROPOSER quelque-chose, et non juste analyser, summum de la contre-productivité de la pensée. La pensée sert l’action. La pensée pour influer d’autres pensées est un traitre et pervers mécanisme, car il brouille plutôt qu’il n’éclaire, influence plus qu’il ne résout, accumule plus qu’il ne libère. (ça paraît infime comme ça, mais si à chaque fois dans notre pensée une action se définissait, et non un discours, discours qui nous fait reculer plutôt que d’avancer, la société se porterai -peut-être- mieux).

  46. auddie dit :

    On ne devrai pas s’appuyer sur les politiques. Et ce n’est pas de démocratie participative dont je parle, ni d’anarchisme, ni de libéralisme, ni de communisme, ni de droite, ni de gauche, ni de gant de fer, ni de gant de velours. Simplement: nous devons refuser d’être des passifs, même dans nos efforts d’analystes politiques. Donner son avis ne suffit plus. Nous avons besoin de milliards de chefs.

  47. auddie dit :

    Cette métaphysique de l’observation ne fonctionne pas, la preuve, où va le monde? 95 % des infos que nous recevons sont nulles. Et ceux qui agissent, les entrepreneurs, ceux qui font vraiment l’histoire, la finance internationale, cette femme voilée, femme sexy du peuple désirant, agissent réellement sans nous. et SUR nous. Et pourtant elle mène bien la baraque, et pourtant elle fait des enfants, et ils seront indépendants, et pourront CHOISIR. Mais … la spéculation financière produit de la pauvreté. Point barre. Que faire? Proposer de la réguler radicalement.

    Je propose que 50 % des profits de la sphère spéculative et des grands groupes soient reversés pour des projets à pertes, des “non-profits projects”. C’est par une surenchère de la taxation que l’issue peut être envisagée, et non d’une contrainte par la force. En vérité, c’est le système boursier lui-même, et la participation active d’actionnaires extérieurs à l’entreprise, qui devrait être réformé, et annihilé.

  48. michel dit :

    Tu es mûr pour Mélenchon camarade Auddie ;)
    Ce que tu dis des opinions et du relais intempestif d’informations tout en étant situé à des années lumière de la moindre réalité est très juste. En ce qui me concerne, je boycotte de plus en plus ces informations, marre d’être pris en otage par des problématiques qui ne me concernent pas, ou pour lesquelles je n’ai pas le moindre embryon de solution à proposer. Cela dit, je suis quand même rassuré que des gens s’y intéressent :) Mais dans le fond, j’ai l’impression que le médiatique déréalise, virtualise, influe de manière très pernicieuse sur les rapports sociaux, je parle essentiellement du médiatique spectaculaire, à la base télé, mais conséquemment tout ce qu’on trouve sur le net, qui fonctionne finalement sur le même registre spectaculaire et réductionniste que la télé.

  49. auddie dit :

    exactement !

    quid alors du fantasme et de création (ou plutôt un renforcement), par l’inconscient collectif, d’un pouvoir suprême et rockn’ roll : la finance internationale (court de squash en option).

  50. auddie dit :

    je suis pour l’ouverture totale des comptes des entreprises, des banques et des particuliers. mais je ne sais pas si cela peut etre confondu avec une atteinte aux libertes individuelles.

    je developperai plus tard une sorte de simulation fictionelle et poetique de ce genre de propositions, sous forme de nouvelle appliquee.

  51. Doki dit :

    Tout est politique.
    Doki est tout.
    Doki est politique.

  52. michel dit :

    Tu veux dire une politique de transparénce des comptes financiers ou davantage ? enfin, je lirai ta nouvelle.

    Pour ma part, je vais essayer de creuser la notion de droit à l’image, de propriété de l’image, qui me semble finalement constituer une source d’emmerdement majeur dans les rapports humains.

  53. jerome dit :

    Que nous ne sommes peut être pas les proies des primates que nous croyons être les politiques.

    Même le pécheur pense son rapport au poisson,
    comme le joueur de tennis pense la balle
    comme synthèse contradictoire
    de l’amie nécessaire aux jeux des adversaires.

    Le citoyen ne sait plus penser son rapport au politique.

    Il le voudrait comme lui-même,
    sans prendre en compte que la réalité du politique lui échappe
    que le politique restaure la confiance
    lorsqu’elle nous échappe.

    Celle la aussi a besoin d’une réhabilitation
    d’une carte de séjours au coeur de notre intimité
    mais on n’enseigne plus la politique
    on pense la politique et ses vérités
    sur le même plan abstrait que les mathématiques…de la vient qu’une apparente désaffection moderne pour le politique,
    a en réalité pour cause une absence de modification, de démarcation phénoménologique
    de la réalité de l’autre dans l’orbe solipsiste,
    parce qu’inéduquée de ma conscience pixelisée d’angoisses létales d’européen moyen
    et individualiste.

    Le monde, étrangement, en se globalisant,
    ne s’agrandit pas,
    mais s’amenuise.

    Le lien globalisant
    le terminus ad quo
    suppose la confiance
    que la socialité suscite et suppose
    en ses moeurs,
    mais qu’elle ne crée pas
    qu’elle informe seulement.

    Avant il y avait la guerre et son relief de gloire horrible
    ses charniers et ses heures d’effroi
    ou l’on touche au réel au plus loin de l’idée
    pour nous rappeler l’importance vitale du souci politique,
    la menace des guerres ne plus de son poids
    dans la conscience politique contemporaines
    la politique des lors se nivelle,
    se virtualise en idée générales universelles
    qui sont des idées sans aucun contenue
    qui donne le vertige autant que les leds de la bourse
    la politique se désincarne
    perds de sa substance
    avant de perdre le sens de ce qu’elle est,
    de devenir folle…

    Quel cerveau serait capable de sonder l’abîme et l’essence de la bêtise sans devenir fou, sans hurler au scandale, sans réclamer la mort a grand cri pour que cesse le martyr et advienne le soulagement. Pourquoi la politique ne produit elle plus que des entraves, des chaînes et des baillons fait du cadavre de nos rêves d’avenir, pourquoi ne peut on plus parler d’avenir en Europe? Parce qu’il faut de la confiance pour en parler, et que la situation économique d’asservissement de nos pays a des fonds étrangers indifférents a nos intérêts les plus essentiels (ce qu’on ne peut bien évidemment pas leur reprocher), induit un dellitement de la politique en impuissance, et une atomisation tragique des rapports sociaux qui disparaissent les uns après les autres, de la même façon que le fordisme introduisit la rupture entre le producteur et son produit, acte inaugural et premier d’une mort annoncée des états nations par l’introduction d’un acide corrosif de tous les liens du sens, qui forme une société, et qu’on nomme confiance. La soumissions au financement étranger, l’absence de fond propre, ou d’emprunt auquel la zone euro vient enfin de porter les premiers soins en créant l’embryon du fond monétaire européen, est la meilleur nouvelle que j’ai entendue depuis longtemps, parce qu’elle tente de réparer un vice fondateur du capitalisme, dont le marxisme a fait un mythe de sa science de l’histoire, alors qu’il est un savoir obvie et commun a toute l’humanité, que la confiance est le ciment que toute société risque en le désirant. L’Europe dotée d’un outil de conservation de la confiance lorsque celle-ci est attirée a sa perte, par l’illusion sémantique que véhicule le langage et la logique de l’or absolu, par l’idolâtrie des profits miraculeux, sans production ni efforts, dernière conséquence peut être de l’idéalisme philosophique de l’éthique pure, vierge des souffrances du risque dans l’étalement du temps, mère de l’argent facile par les sauts de puces semantique que la finance tient dans ses rennes, puisqu’elle detients le pouvoir d’en laisser paraître quelques unes, comme de les interdire toutes. Si elle les interdits c’est qu’en lieu et place d’une globalisation, on a un schisme, tel que figurée dans Métropolis, une opposition entre deux mondes qui s’ignorent absolument l’un l’autre, quoique l’un asservisse l’autre a une forme de société sélective, qui n’a plus rien de commun ni avec les hommes ni avec dieu.

    Monde de la finance instantanée, ou l’esprit des initiés voyage toujours plus vite que la lumière, a la vitesse de la pensée, qui voient le subterfuge mais se laissent plumer quand même sans brocher, sans colère, faible et impuissante, scinder de tristesse, couper en deux, guillotiné, devant la spoliation, le tradeur pythie des consciences trois pièces traducteur du rêve en réalité, image de la volonté, de l’efficacité de l’être, autant dire de sa plénitude, qui loge ses boudoirs aux derniers étages des plus grandes banques, ou tant de connivence avec la faculté des idées, fascine ses projets comme on fourbie ses balles de jonglerie.

    La pensée, par son vertige dessine le relief des risques fantasmés qui la fascine dans l’attirance pour l’irréalité abstraite, loin du Bien; elle subjugue le badaud, pendant que le banquier retient in mente jusqu’à l’absorber sans plus la laisser jamais redescendre, la retenue de la soustraction des richesses a leur justes producteurs désormais sans revenus, supprimant ainsi la confiance et transformant la société en casino, en banque fourrée de vigiles dont l’eau de cologne repend sur les nations son haleine de crainte, sa gueule sombre des mauvais jours, des nuits lycanthropes de trains enfournant le pain brûlant des chaires au fond du brouillard des enfers des guerres. Cela signifie qu’enfin les politiques ont fait le lien entre la ruine des états nations et l’asservissement au financement venant de l’étranger…

  54. auddie dit :

    “Par delà le bien et le mal” n’est même plus d’actualité. Nous n’aurons donc pas droit à la petite tape dans le dos de la part de la classe vertueuse du commandement héréditaire. Cette classe-là a muté en une catégorie inaccessible, ultra mobile, hyper consciente, dont l’homme et ses révoltes sont aujourd’hui les matières premières.

  55. jerome dit :

    L’os mou du monde.

  56. auddie dit :

    Israelastine devrait être gouvernée par des frères et soeurs arabes et juifs, portant en eux les deux confessions, comme aucune en particulier. Un mausolée ironique et clownesque à la figure de Churchill devrait être érigé. On danserait sur cette place; on tirerait au paintball rose dessus. On comprendrait que donner avantage à l’une ou l’autre des parties est une erreur.
    Le reste du monde devrait être uni face à ce problème territorial, uni pour ne pas prolonger cette désunion fratricide. Malheureusement, tout le monde semble avoir un avis sur la question, comme les spectateurs de fight club. Chaque mouvement de l’un ou de l’autre peut être justifié et expliqué avec des arguments concrets, sans plus de prise avec quelque origine historique. Israël a été crée par l’ONU pour les enfants des juifs dont les parents ont été exterminés par les nazis. L’ONU, c’est l’organisation des nations unies. Elles sont pourtant unanimement incapables d’agir fermement pour abandonner l’instrumentalisation de cette guerre tribale à l’est de la méditerranée. Ainsi, à chaque prise de position pour l’une ou l’autre des parties, c’est hitler, napoléon, lénine et georges bush qui appuient sur le bouton “like”, et les pétroliers de se réjouir de ce chaos organisé. Ainsi dans chaque achat de cuvette de chiotte, de bassine, de stylo, de ticket de transport en commun, c’est un oeil pour oeil et une dent pour dent qui saute sur le visage asymétrique du moyen orient. Sachez qu’il y a également un mexicain qui meurt à chaque gramme de coke que vous achetez; et c’est également votre enfant qu’on encule à chaque prise de parole du clergé français.

    Ce qui est certain cependant, c’est que si l’ONU, puis ensuite Israël, avaient participé activement, et ce depuis le début, au développement généreux de la Palestine et favorisé illico presto son statut d’état, tout cela aurait été évité. Mais tout cela n’était pas prévisible. Pas prévisible?

    Combien de générations faudra t-il encore?

  57. auddie dit :

    Il fallait créer DEUX états. Et on aurait eut la Belgique du moyen orient.

  58. michel dit :

    ou encore une plateteforme d’expression dramatique, transidéologique, transconfessionelle, intersubjective et interminable, le grand show du monothéisme en 3D, le coeur névralgique de l’occident mythique mystifié, mytho et mixomatose

    Israelastine est un miracle de désastre qui semble devoir se prolonger indéfiniment. Comme une sorte de trou noir normal, de point de fuite foireux d’un occident un peu merdeux, qui semble dans l’impossibilité de prendre ses responsabilités dans une situation qu’il a pourtant en partie fabriqué, du moins entretenu. En réalité, il semblerait que ce ne soit pas vraiment grave il faut se remettre à la table des négociations, nous n’avons rien contre un épisode supplémentaire du conflit israelo-palestinien, du truc embourbé en lui-même, qui permettra à chacun de prendre part au conflit rituel. Éventuellement d’en tirer parti.

    Israël est un pays mythique et la Palestine n’a jamais existé, oui il doit y avoir un truc à faire.

    Pour ma part je préconise une zone tampon dans laquelle chacun – pas uniquement les israelo-palestiniens – mais le monde entier aurait un accès automatique, une zone déterritorialisée, ouverte à tous, avec un planning de fréquentation étant donnée sa petite superficie. Ça pourrait être comme un parc d’attraction géant, avec une direction tournante, Likoud, Hamas, Fatah, Kadima, comme des saisons, et tous les israéliens, les palestiniens, les juifs, les musulmans et les chrétiens travailleraient à ce nouveau concept humanitaire. Bien sûr ils auraient des congés payés, des RTT des tickets restos et des étrennes pour Noël-Hannouccah-l’Aïd-al-kabïr. Séjour sacré à Jérusalem, commémoration à Gaza, Training Tsahal stage vitaliste, le charme envoûtant du Hamas séminaire de réflexion, dans la tête d’Avigdor Liebermann conférences critiques, séjour gastronomique avec Mahmoud Abbas, affirmation de soi avec Bibi Netanyahu

    Ou alors le Messie

  59. michel dit :

    une série de conférences, différents eclairages, très intéressant

    http://udcapture.udel.edu/podcast/search.php?s=middle+east

  60. jerome dit :

    Est-ce qu’au fond Auddie vous seriez pas en train de dire que la globalisation s’est l’humanité qui tremble en cherchant son unité, et que , peut être, l’embryon d’un accord premier de toutes les nations sur les sacrifices et les espoirs a consentir pour forger et maintenir l’unité du peuple isrealo-palestinien serait la première racine politique d’un ordre de paix mondiale ou chacun cesserais d’avoir peur des autres ?

  61. michel dit :

    ce serait un acte fondateur sublime … mais ce conflit n’est pas non plus au centre des préoccupation de chaque nation, la Chine et l’Inde par exemple, mais peut-être gagneraient-elles à s’y intéresser

  62. jerome dit :

    Et pour cause, puisque ce ne sont pas des civilisations du Livre comme le sont toutes celles qui sont intéressées par ce conflit. Elles n’y ont aucun enjeu symbolique.

  63. auddie dit :

    De la gaieté en question
    ·

    Je trouve qu’autoriser le mariage gay va apporter la paix sociale à grande échelle pour le monde entier. Cela va de pair avec la parité homme femme. Refuser l’un, c’est refuser l’autre.

    Ce n’est pas un changement de société, c’est plutôt un juste retour des choses.

    Un ou une bisexuelle (ou plutôt monosexuelle, puisque l’hétérosexualité, c’est surtout le sexe de l’autre, tandis que la bissexualité, c’est son sexe, sans distinction de désir ou de sentiment) peut-être sympathique ou non, belliqueux (se) ou pas, mais il ou elle ne sera jamais va-t-en-guerre ou concerné par le pouvoir des uns sur les autres.

    Ainsi, petit à petit, la vie reprend ses droits sur l’abstraction dogmatique religieuse mise en place il y a deux mille ans pour asservir les gens et rendre saine, politiquement, l’ignorance. C’était des LOIS.

    L’intérêt social et humain d’une orientation assumée de la bisexualité (que je préfère au terme d’homosexualité, qui est un non-sens ontologique), est à la fois subversion envers les bonnes manières conservatrices, dépassement du paradigme judéo-chrétien, et anéantissement de la hargne militaire et policière, religieuse et financière, concepts qui n’ont, chez ces jouisseurs et néanmoins justes sentimentaux, dans un contexte festif, plus que ces vieux uniformes à arborer pour annihiler les symboles les plus rétrogrades de notre société, en les caricaturant bien-sûr, mais surtout, en les reléguant de fait au passé (treillis, uniformes, soutane, voile, costume trois pièce). Les jeux, les symboles, sont enfantins, et les peaux, plus jamais meurtries, ne sont plus qu’objets d’érotisme. Mais, je me trompe peut-être… ou plutôt, suis partiel dans mon analyse, puisque les habits du diable sont eux aussi, de nos jours, à la mode.

    Reste que cette subversion-là, est la dernière et plus difficile à dépasser, même et surtout, pour les gros bras, les gros cerveaux, les cultureux, les beaufs, les éclairés, les artistes mêmes, tous en somme, qui devant cette connivence de principe, conservent en eux une peur et une pudibonderie que je qualifierai de froide et barbare, puisque capables de bien des voltiges et autres rodomontades rock’n roll, douces-amères, justes, injustes, plaisantes ou dépressives, révolutionnaires, républicaines ou anarchistes, pétries de lecture ou d’aventure, originales-même, retournant régulièrement leurs vestes ou leurs tactiques au grès de l’échiquier du bien, sont, en revanche, incapables d’aborder un tant soit peu l’éventualité d’une découverte de la seconde moitié du monde inconnue à leurs sens et à leurs yeux, là tout près, à portée de lèvres. Revoyons donc leur courage à la baisse, ainsi que la grande portée de leurs certitudes.

    Mais ils sont tolérants. Ne les accablons pas.

    Pourvu que ça dure.

  64. jerome dit :

    On voit très bien, dans la guerre fratricide qui déchire l’UMP que les pseudo projets politique que soutiennent ces parties errent essentiellement dans le fantasme loin , très loin de l’obstacle du Réel résistant ; la mutation écologique de l’économie financière revue a la hausse des valeurs de promotions de l’humain ancré sur la résolutions des problèmes qu’engendre notre propre mode de vie-pardon- de consommation-production. Se reconnaître un peuple dans le repentir de nos propres fautes, est le seul moyen d’inaugurer un projet politique: tout projet existentiel comme tout projet politique commence par la reconnaissance de ses fautes. Or celle-ci sont refoulées, de sorte qu’on n’en vient jamais au commencement.
    Le personnel politique de la France se caractérise par la plus complète absence d’idée, c’est a dire de perspective vraie dans l’entre-deux du dialectique, et par la plus radicale absence d’imagination , absence de projet puisant dans l’idée de l’effondrement de l’avenir, dans la réalité du chaos la force de soulever le présent; ceci a pour conséquence d’entraîner toujours plus la “nation” dans la voie de l’irréalité, de la confusion, de la division. Mais choses surprenante, plus la division est patente et plus l’illusion de l’unité fantasmé est forte. Ainsi le PS comme l’UMP sont des spectres, des fantômes de partie politique qui au fond n’existent plus, et ce n’est pas l’élection de Holland qui a redonné de la chaire au spectre, quoiqu’il donne l’illusion d’un rassemblement, selon le pacte absurde de la déception programmée des promesses non tenues; politique de l’erreur et de l’échec programmée, comme ça précisément la reconnaissance de la faute est a la fois faites et évacuée, sans être dépassée ni vraiment reconnue. Tout le Réel alors est décentré, mis hors cadre par des organes incapable de produire de la substance politique réel, du lien a la résistance du chaos a partir de son dépassement. La crises financière est a la fois crise sémantique (on ne sait plus ce que parler veut dire), crises psychologique (hystérie du rapport au Réel, exacerbé dans les conflit personnel de la jouissance et de ses ambition mal comprise). Les mêmes entreprises qui ont conduit a la catastrophe climatique, sont reconduite de gouvernement en gouvernement, sans qu’aucune interrogation critique ne se fasse jour sur leur irresponsabilité (alors qu’on parle de la nécessité du changement énergétique de l’économie depuis plus de quarante ans) et régnerons pour un siècle encore, tant que le manque de courage politique, la manque d’ambition politique (que Copée confond encore, le pauvre bougre, avec son ambition personnelle) de susciter et de contraindre les entreprises les plus fortes a investir enfin dans la recherche de l’alternative écologique autre que celle de la substitution des énergies fossiles par l’énergie nucléaire et électrique; l’énergie propre a seule de l’avenir, le moteur a compression d’air, le puits canadien pour le chauffage, le solaire, etc….( ce qui au demeurant induit une nouvelle qualité du vivre a laquelle les politique ne pensent jamais, parce que c’est celles d’une responsabilité personnelle de l’autonomie énergétique de chacun) une technique non de maîtrise de la nature mais d’accompagnement a ce que la nature propose. Et pourtant je suis sur que dans cent ans on continuera de produire des quatre quatre même lorsque les rues de Paris seront ensablée dans le désert et que Collioure sera recouvert par les flots de la méditerranée noyé dans les vapeurs d’essence et de sac plastique.

  65. auddie dit :

    Je m’interroge vraiment – mais est-ce vraiment utile- de la montée progressive de l’extrême droite en France et en Europe. Comme d’habitude, on aime bien se faire peur. Comme d’habitude, ils aiment bien faire peur. La machine est bien huilée, et on la connaît : copier un peu des programmes politiques des autres, et mentir sur les vraies intentions. ça doit être pareil pour leurs électeurs, pour ceux qui votent “sanction” : lire à peine le programme des autres partis, et se mentir à soi-même.

    Mais … n’y aurait-il pas moyen, au regard de l’histoire, de mettre chaque élu au pied du mur, pour qu’il soit responsable -à vie- de ses actes et de ses paroles (et de ses mensonges). C’est déjà la cas, au niveau de l’intime et ce pour chaque individu, mais aussi face à la loi des hommes.

    C’est vrai, pourquoi ne pas être responsable, électeurs comme élus, des premières reconductions musclées à la frontière, puis des premiers accidents camouflés, puis des premières rafles, puis de l’usage de la force contre les manifestants anti front national, après les premières lois “officiellement” ségrégationnistes en France, l’emprisonnement, la séparation des familles, la précarité extrême de ceux renvoyés dans un pays “d’origine’ qui n’est plus le leur. Après les premières tortures, l’explosion du chômage, le blocage et l’implosion du pays du fait d’une gestion catastrophique, du détournement d’argent massif, des alliances douteuses avec d’autres partis extrémistes et terroristes dans le monde et des guerres horribles d’un autre temps… comment continuer à vivre normalement, quand tout sera redevenu “normal”.

  66. auddie dit :

    http://www.ledauphine.com/france-monde/2013/12/28/le-congres-juif-europeen-appelle-a-la-suspension-d-anelka

    Dans une jungle urbaine, médiatique, et “en réseau”, le chasseur se pare d’une peau, et sa proie, d’un fusil.

    Fauve et chasseur ( ou proie et prédateur), répudient l’observateur, adepte de safari médiatique.

    L’observateur voit un chasseur à la place d’un fauve, et un fauve à la place d’un chasseur.
    Ils sont les sujets de l’observateur qui fait un docu sur la faune sauvage.
    Nous ne sommes plus, par exemple, en face d’un phénomène de racisme ou de guerre des religions, mais bien dans une extension du domaine de la lutte, une extension de la société du spectacle qui implose en un non sens: celui du mimétisme.

    La distorsion des valeurs marche à plein régime. Elle ne sert personne. Chacun pouvant être considéré comme acteur ou victime, bourreau ou voyeur, chacun prenant un peu l’apparence de l’autre. Pour aller où? … Selon moi: vers une normalisation spontanée du discours de la différence, au travers d’une moralisation de la parole médiatique qui se responsabilise, puisqu’elle devient lentement démocratique et partagée.

    Très paradoxalement, une vérité, une condition commune, tend à être partagée, du fait de la perte radicale d’étanchéité des médiums entre eux. (le FN agressif peut devenir victime, l’humaniste: ambivalent. L’immigré peut devenir provocateur ou disposer des “valeurs” extrémistes et rétrogrades du pays d’accueil, le journaliste peut être accusé de mensonge, le comploteur paranoïaque de dire la vérité, le législateur: d’inaction, le provocateur: de sérieux; le radical: de mesure. les gauchistes se retrouvent avec une gauche caviar aux valeurs inversées. Des nationalistes avec les sujets de leur haine xénophobe: noirs, arabes, juifs. Tous transfuges ou se parant des “esprits” et parures de l’ennemi.

    Incroyables et insensées révolutions de l’intime, entre liberté d’expression et non-dits du quotidien, délires d’observateurs impartiaux et vérités subites .

    Tout ça est, à mon avis, à prendre du bon côté. Je m’avance peut-être, mais pourquoi ne pas dire que tout ce petit monde ne joue qu’à se faire peur, et à “faire semblant”?

  67. auddie dit :

    Je pense que le sentiment d’ubiquité que procurent les réseaux sociaux, -être partout, tout le temps-, tend à égaliser les valeurs des grandes villes, et même, à les amoindrir, à les diminuer. Dans ce cas, cela peut expliquer les nombreuses frustrations de mes contemporains, qui ne savent plus où se poser, ni quoi faire.

    L’ambivalence des métiers également, souffre du web poubelle. Ambiances et pressions critiques. Beaucoup les pointent du doigt. Pourtant, on n’envisage pas de vision politique ad-hoc, ni mêm d’une simple revendication.
    Est-ce encore trop tôt ?

    Ce concept même de contestation est oublié.

    Seule alternative possible: la disparition, l’isolement, la renaissance, ailleurs peut-être. Peut-être …

  68. auddie dit :

    Les pauvres et les riches sont aussi cons et égoïstes. Mettez un riche dans la peau d’un précaire, et il modifie ses valeurs en quelques semaines. Inversement, mettez un pauvre dans la peau d’un riche, et il se met à protéger ses biens, à en vouloir plus sans se soucier des autres, comme n’importe quel connard. Je ne dis pas alors qu’il ne faut rien faire, rien dire, rien penser, et laisser le monde vibrer sur la corde la plus basse et la plus débile qui soit. Non. Mais il faut d’abord considérer l’égalité de nos besoins, de nos envies, et partir de là, choisir les voies les plus belles, au lieu de penser qu’un autre a plus que nous, ou moins que nous. Non. Il a les mêmes envies, les mêmes pensées, les mêmes peurs, le même corps,

    et des limites à son petit pouvoir.

    Nul n’en a plus qu’un autre.

    Et nul n’est plus seul qu’un autre.

    Et toujours, chez ces alternatifs, chez ces revanchards, chez ces plaintifs, on remet la vraie réflexion à plus tard, et on compte -paradoxalement-, qu’après l’effondrement du monde politique et financier(qui règlera alors DE FAIT ses petits problèmes existentiels), un papa, une maman, ou un nouvel état providence viendra s’occuper de lui et tout régler à sa place.

  69. auddie dit :

    Les pussy riots se fait violemment stopper une perf aux JO de sotchi. Dans une vidéo, elles attaquent l’église et le pouvoir

    Franchement. Va au rex club, balances du sang de boeuf et des excréments en criant : house music ! toxicos! pollueurs! criminels ! et là tu te fais vider manu militari.
    Les commentaires des internautes diront : ” la scène electro est-elle vraiment à boycotter” ?

    Demandez à n’importe quelle personne russe de moins de 40 ans, et elle répondra ” qu’elles l’ont bien cherché, que leur musique est horrible, et que leur action n’a pas de sens”
    (si… elles cherchent un label…)

    Tout ça frise donc la désinformation.
    *

    un dude :

    même : si leur musique est à chier – taper une femme, taper des gens c’est l’horreur pure – Brieuc wake up – merci

    Brieuc :

    Oui mais …. bah wake up plus tôt peut-être? T”es gentil, mais si il nous faut deux nanas habillées comme sur une pochette de sonic youth pour nous faire réagir, instant rebels, alors que des milliers d’autres raisons plus horribles mais beaucoup moins rock’n roll, ne font bouger personne… Pour qu’au final nos émois sur le web ne fassent rien avancer, nous qui ne nous engageons jamais, à part pour ce genre de choses qu’on mesurera à l’aune de notre propre désintérêt pour la chose politique. Combien de militants emprisonnés, pas habillés en poupées bleu, rose, verte pomme? Des réactions? des soutiens? Et qu’est-ce que ça change pour la russie que des européens aillent soutenir deux pétasses qui se prennent pour des cadors, en allant justement là où FORCEMENT, elles vont se faire taper? Exemple: pour en revenir à mon exemple du Rex: va insulter le videur, lui cracher dessus, et il va te mettre une mandale. et après un an sans histoire, le club aura alors “mauvaise réputation”? et on oubliera les 200 refoulés par semaine par contrôle au faciès? j’appelle ça un écran de fumée. j’appelle ça de la désinformation. ou plutôt, de la mésinformation.

    instant rebel

    …..

    relire “limonov” et “un roman russe” d’Emmanuel Carrère.

    Brieuc :

    Ils tuent des journalistes, et on voit des posts sur facebook? ces gens prennent bien plus de risques, sans aller forcement chercher la merde de manière ostentatioire, comme une perf d’art contemporain. ça a du sens au moins. leur action a du sens. Aller insulter l’église dans une église orthodoxe, dans une russie religieuse .. forcement, tu vas au trou. Et après on découvre, penaud, une russie “dure” ?? après des milliers de morts en afghanistan, en tchétchénie? non mais ?? !!! . on se bouge pour la tchétchénie ???? c’est grotesque tout ça.

    un dude :

    Ne faisons rien du tout alors brieuc, soyons français et haïssons tout en silence – bref, flemme de débattre – bonne soirée bro

    Brieuc :

    Faisons là où ça a du sens. tu es contre la russie d’aujourd’hui? milite contre la guerre en tchétchénie, pour la libération des journalistes emprisonnés ou tués. pour la défense des gays, tous ces gens qui ne font pas EXPRES d’aller se faire taper pour briller dans les salons étudiants, sport national russe que celui-là, rite de passage.

  70. auddie dit :

    […] L’orthographe ?

    Historiquement c’est un outil de domination. C’est le pouvoir des éteints sur les vivants. Dans les faits c’est un déni de démocratie. C’est surtout une contre-vérité, car se parler, communiquer, ce n’est pas s’écrire. S’écrire c’est autre chose, c’est le “je”, c’est un autre que soi (lili frikh)

    Il faut simplifier la langue française ; on la parlera de la même façon. Elle sera aussi complexe. Ce sera le même élan, les mêmes sentiments, la même abstraction, mais nous ne laisserons plus les malchanceux rôtir à la place de ceux qui aiment leur singularité, même s’il l’ont apprise à contre courant, contre leur courant ; serait-ce le dernier pouvoir qu’il leur reste? Ces règles absurdes, signes de domination de classe, hors du temps, nécessitent d’être assouplies

    Même les écrivains se font corriger. Plus personne n’écrit correctement sans correcteur automatique. Tout cela est comparable à une courbette à la cour du roi. A une vieille redingote que dans les faits, plus personne ne veut porter, sur le papier comme sur l’écran.

    La langue, c’est d’abord le son, le labial, ce qu’il se passe dans la bouche, et prend sa source à l’image, aux nerfs, aux fonctions vitales. Langage = système nerveux = identité = espèce humaine. Ce qui se transmet vraiment, ce qui s’est construit pendant l’évolution, ce ne sont pas des règles figées et artificielles de l’écrit, qui sera toujours une résurgence posée du labial, de l’urgent, de l’absence de style même (et qui fait la bonne littérature).

    Si nous voulons que le français s’exporte, qu’il ne meure pas, on peut le simplifier.

  71. auddie dit :

    http://www.dhnet.be/actu/monde/quand-verhofstadt-hurle-sur-tsipras-video-559d0d033570e4598cd206d3

    mais dans un sens ce député européen a raison: Tispras “utilise le système”, car .. il … n’a pas le choix. Il n’a aucune marche de manœuvre, que de faire durer, durer. Par contre ce dont on ne parle pas, c’est du rôle territorial, de l’emplacement géostratégique de la Grèce dans la Méditerranée. C’est capital pour l’Europe, car sinon la Turquie, la Russie, d’autres encore, iront avancer leurs pions et réduire de fait certains couloirs de navigation ou de vol ; et Tsipras le sait. Finalement ces 340 milliards, comparés à ça, ne sont rien. Merkel flippe à mort de voir s’écrouler une partie du mur invisible chèrement construit.

  72. auddie dit :

    Réaction à l’article :

    http://www.express.be/business/fr/economy/la-finlande-sera-le-premier-pays-europeen-a-introduire-un-revenu-de-base-inconditionnel/214356.htm

    *

    L’homme et sa multitude sont des paramètres qui rentrent dans la partie “gestion”. C’est ce qui coûte le moins cher. Un salaire même sans rien foutre ? Pourquoi pas. Et pourquoi aller à l’école alors?
    Les emplois seront toujours pour les mêmes…

    On est au bord du système de classe indien : non pas les ” Intouchables”, mais plutôt “ceux qui se touchent” et bientôt “ceux qui ne touchent plus rien (de concret, plus d’outils, plus d’objets)”.

    Posons nous également la question de ce qu’on est en train de faire sur le réseau, là, devant notre écran, avec nos pics de satisfaction, nos récompenses virtuelles, notre “bruit”, tandis que d’autres turbinent tranquille et nous laissent nous agiter, nous indigner, nous grexiter, sûrs de rester sans concurents directs.

    Les idées assez géniales qui fonctionnaient sur le papier à la fin des années 80, sont caduques aujourd’hui. Nous sommes déjà “self-sustained”, assistés, autonomes-dépendants, …et je dirais … “écartés” du réel.

  73. Olivier BKZ dit :

    La sécurité sociale avait été crée pour sortir les pauvres de la mendicité, hors aujourd’hui en France, pour avoir droit à la moindre aide, il faut recourir à la mendicité, non plus auprès des bourgeois propriétaires terriens, mais auprès des fonctionnaires, qui te demandent un tas de dossiers, plus que tu justifie d’une année de galère. Au bout d’un an de galère c’est mort, quand tu commences à toucher des aides en France, il est trop tard, t’es dans la merde. 10 ans d’attente en moyenne pour avoir un logement social quand les fonctionnaires et leurs enfants en ont en quelques semaines, voici le constat. Et un autre truc à savoir, pour t’aider dans tes problèmes juridiques – parce que les créanciers sont souvent des banques n’hésitant pas à déchainer la loi, leurs armées d’avocats et leurs putains d’huissiers, les fonctionnaires des mairies t’envoient vers les avocats … de l’association de l’Abbé Pierre ! Le système dont tu parles est foutu depuis longtemps, ça, c’est l’avenir. Quand aux employeurs dont tu parles, quand le chômage à légèrement baissé aux US, Walmart, l’un des premiers employeurs nationaux, dût augmenter massivement tous les salaires de leurs employés, parce qu’ils ne trouvaient plus de gens pour faire leurs boulots à des salaires d’esclaves. C’est ce qu’il se passera sur l’embauche si cette mesure passe. La hausse des salaires, parce que personne ne sera intéressé pour prendre des jobs dont le salaire ne suffit même pas à survivre.

  74. Répulsive de Bayer dit :

    BLM : je te rejoins sur certains des points que tu as développé ici ou par ailleurs.
    J’ajoute ci-dessous quelques vues… de ma fenêtre. Le tout est donc à considérer comme remarques de type “AMHA”.

    Je suis fatiguée par cet épiphénomène d’épanchement politique généralisé.

    Mise en scène sordides de personnes peu ou proue engagées humainement (valeurs, croyances, actions convergent vers l’Homme).

    Ces individus – sont pour la plupart, en manque d’actes de générosité à afficher fièrement sur “les réseaux où il faut être”, à clamer leurs convictions éphémères à qui mieux mieux, à revendiquer des positions “divergentes” – posture du marginal, dans un débat de comptoir entre collègues bovidés passablement avinés.

    Ces individus portent un masque, le masque de l’indécence à mon sens… Il suffit d’ouvrir les yeux pour observer l’écho nauséabond de ces pratiques philanthropiques – hé les gars ça vous dirait pas de pratiquer la philatélie plut -o, -ôt, -arque, -on, -onium, -afranges, -amêches.

    La dimension “sociale participative” (le libellé sent le gaz) des outils web mis à disposition des bien-pensants a contribué très largement à rendre la miséri-corde pendable.
    L’engagement et le don de soi sont désormais des concepts marketing.
    Tout à chacun peut via des outils promulgés par des start-ups officiant dans l’entrepreunariat social partagés sont point de vue éclairé à la pile alcaline en fin de vie à tous, recueillir des signatures et “faire pression” sur les politiciens.
    Les low-bits de l’en-pire du milieu : médiocres lobbyistes pensant avoir une quelconque influence sur la programmation de Canal +
    [Si j’étais Bolloré, j’aurais joué avec ces pantins un peu plus longtemps : je supprime, vous protestez, ok vous avez gagné bis repetita sur l’ensemble de la grille de programme de la chienne]

    Aujourd’hui j’ai signé une pétition pour “exiger la sortie de l’Allemagne de l’Euro, le mois prochain je donne 2€ pour sauver le thon rouge. Et je me garde un petit peu de compassion de coté en cas d’imprévu médiatique.

    Et là, ben là je me sens en paix sociale avec moi-même.
    Je vis mieux de vivre dans le noir le plus complet, dans la négation de l’autre au quotidien.
    Je n’ai plus de scrupules à marcher sur le SDF qui me barre l’accès au supermarché de son grand corps noueux et boueux. C’est indécent : il devrait se respecter et travailler, quand on veut y’a toujours moyen.
    Je mets de mauvaises notes à Uber car il avait des bonbons marque repère et pas des Régalade, et la Cristalline c’est indigne de mon rang, à Saint-Nazaire elle vient du réseau public. Caster ce n’est pas que la fonctionnalité proposée (de calibrage de l’écran) par l’éditeur propriétaire de la technologie qui régit mon smartphone et ma vie.

    Jamais, l’idée de discuter avec le thon rouge que l’on protège si avidement (pour pouvoir en manger enfin dans les plus grands resto “japonais” de Paris, un dimanche soir devant son émission de télé. culinaire préférée.

    Non les principaux intéressés ne sont jamais sollicités.
    Pourquoi faire d’ailleurs, l’auteur écrit vain publique de la pétition que j’ai partagé a tout bien expliqué, j’ai compris en substance (M) l’importance de LEUR cause.
    Et pis j’ai bien les soirées balkans break beat et j’ai lu Niels et les Oies Sauvages quand j’étais tout môme : j’ai kiffé.
    Alors les oiseaux migrateurs qui volent à Paris, ça me parle.
    Là on touche une corde sensible, amis bretons arrivés de Paris par la navette de l’arrêt-aux-porcs de Notre-Dame des Landes aujourd’hui par la navette, merci de procéder à la vérification du noeud de marin coulant.
    Aujourd’hui 700 pauvres africains ont péri noyés car ils ne savaient pas nager… veillons à ce que cela ne se reproduisent plus, envoyez vos dons à la FFde Natation qui se chargera de dépêcher des moniteurs agréés (payés au lance-pierre) : nouvelle discipline sportive nager avec des pierres accrochées aux chevilles…
    Le tout en dispensant un cours d’air-nage libre et en évangélisant ce vivier de jeunes talents à fort potentiel positivement discriminant.
    Ont-ils appréciés à sa juste valeur l’initiative folle de cette marque fabricant de chlore et autres adjuvants notoires ?
    Leur apporter de l’eau toute propre, eux qui ne connaissent que peu cette matière. Un pediluve. C’est sympa pour des enfants.
    Le plus attendrissant, qui a bien été valorisé par le réalisateur de talent et son équipe, a été quand les enfants ont lapé l’eau du pediluve…
    Je crois que nous avons là, un marché de niche – porteur pour le recyclage des eaux usées des piscines publiques, celles des célebrités et autres personnalités et par la suite les PAM (piscine avec moniteur).

    Je conclus, en me recalant – désolée le chlore c’est un peu fort… j’ai lapédusa comme le veux la coutume ici dans le 18ème mixte.

    Leurs avis, vie importent peu (sauf s’ils montrent leur vit à tout bout de Champs).

    Malgré tout, il reste important “de se battre” pour la conceptuelle cause derrière le marasme visible…
    Les forces occultes doivent continuer à oeuvrer ; au quotidien.
    Ne jamais oublier ce de quoi ils sont fait : d’humanité.
    Le TRAIT d’union “entre-nous” (c’est pas de moi c’est de Patrick Bruel feat. Lara Fabian je crois).

  75. auddie dit :

    Que voulez-vous voir sur la place du village ?

    – Rien (des gens qui attendent ou ne font rien)
    – Un marché (des gens qui achètent, des gens qui vendent, des gens qui gagnent, des gens qui perdent)
    – La guerre (des gens qui meurent)

    eh bien nous avons un marché.

  76. en colère dit :

    C’est toute une politique française, un business caché, qui provoque ces attentats, en notre nom, avec ce drapeau. Et les gens le brandissent, comme si ça allait apporter un soutient. Mais … c’est le symbole d’un impérialisme industriel et militaire… Oui c’est ça : ce drapeau. Ça me rend triste qu’un tel décalage existe, entre la passion des médias, ce rassemblement en circuit fermé, émotionnel, contre la “terreur”, et la réalité du terrain. Car la réalité du terrain et que NOUS sommes les assaillants, là-bas, et qu’ILS se révoltent, nés dans la guerre, complètement losts, foutus paumés, et sans plus rien à perdre. Et s’ils sont français, la “zone” est peut-être à côté de chez vous. Dans ces révoltes, éperdues, radicales, auto destructrices, il n’y a pas de religion; ou bien, elle n’est qu’un verni. C’est ce qu’on leur laisse qui nous revient dans la figure aujourd’hui : Rien. L’absurde. Le néant.

  77. auddie dit :

    Skype est le lieu privilégié du coaching pour managers, commerciaux, entrepreneurs, mais aussi, pour les peines de coeur, la dépression, etc, etc, et tout ça sans contrôle, ni école, ni taxes. Le marché est énorme, et reste complètement en dehors de toute statistique. Certaines défaillances de la psychanalyse conduisent bien évidemment à l’essor de ces gouroutages numériques. Quid également, de la morale, des idées, et pourquoi pas de la religion, qui nécessairement s’invitent dans les séances de ces “coachs” en roue libre, à 80 euros les vingt minutes.

    http://www.letemps.ch/societe/2015/11/12/cybertherapie-un-psy-numerique-digiborigenes

  78. auddie dit :

    L’évidence même ne les changera pas.

    J’ai de plus en plus la conviction que de dire et démontrer une quelconque vérité politique : comme par exemple le mépris ultra violent des gouvernements (et parfois des peuples) occidentaux contre le reste de la planète, ne sert pas à grand-chose. C’est vrai dans l’histoire, comme ça l’est aujourd’hui.

    Les fondements rationnels du discours ne portent pas. Les personnes qui vivent dans une bulle médiatique, dans un univers protégé, élégant et calme, sont ceux qui peuvent prôner les mesures les plus violentes, des femmes notamment.

    On ne réalise pas, par exemple, l’influence de cette force douce dans la montée du fascisme des années 30.

    Dans les années 30, il y avait des gens, des partis, des mouvements spontanés, qui luttaient contre le nazisme. J’ai vu des affiches dans un musée de l’histoire à Berlin, dernièrement, du genre: “non au nazisme” avec des bottes et du sang qui coule, qui ressemblent à nos posts ici, … affiches qui n’ont pas empêché l’accès au pouvoir d’un autrichien en Allemagne, ou d’un “duce” en Italie.

    J’avais d’autres exemples á donner. Un long post. Débusquer des faits rationnels. Des relations de cause à effet. Mais je vais arrêter d’en parler car je réalise que le militantisme ne sert à rien. Idem pour ” l’art et les idées contre la barbarie, ou contre l’ignorance “. Lire des milliers de livres ne rend pas plus intelligent, ni plus intègre.

    Ah si, un dernier : Les collabos et collabeuses, en France, mis au banc de la société, cheveux rasés, mutilés parfois, qui ont subit la honte, la culpabilité intime toute leur vie, qui ont participé aux razzias, dénoncé des juifs ou des résistants, eh bien, ils sont restés antisémites après la guerre. Ces gens sont restés racistes, et géopolitiquement peu fiables. incapables d’empathie, de discernement.

    Une guerre, des massacres, l’évidence même ne les a pas changé.

    Alors, des affiches, des articles …

  79. auddie dit :

    Un militantisme intense et des débats à l’emporte pièce, sans distance, ont, comme la création et ses engagements, à voir avec des causes intimes, avec un message d’amour inversé qui nous fait sortir assez rapidement des clous.
    Alors ça hurle, ça appelle, ça taille dans le vif.
    A chacun le sien, de message, d’appel inversé, et à chacun son histoire.
    A titre individuel, est-ce que des causes lointaines nous prennent notre voix? Et à titre collectif, est-ce que cette passion n’existait pas avant l’affaire Dreyfus, qui a divisé un pays entier? Car il y a toujours quelqu’un d'”autre”, en qui nous nous identifions; cet autre est soit le rejeté, soit l’aimé; comme nous, enfants. Et l’irrationnel de reprendre son élan. Quoi qu’il en soit, dans la politique, la création ou le business, ces voix intimes devraient être écoutées, puis contrôlées. Moi, je ne crois pas qu’il y ait de “choix”. Il y a des moments. Des moments où l’on a ses nerfs, des moments où l’on est assez frustrés pour s’engager à perte, pour se “sacrifier” comme vous dites, d’être dans un théâtre, et d’autres moments où la sérénité retrouvée nous donne les moyens de relativiser, de voir l’essentiel dans des choses simples et autour de soi, plutôt qu’en profondeur, comme dans le trou de la serrure, l’imaginaire, dans le web, au café, dans la rue, avec le “sujet” sans cesse ressassé.

  80. auddit dit :

    The people who don’t know that we are part of an online NETWORK (soul to soul), are the first to complain for everything: offently for an invite, or… because they’re alone, or because we are too many, or because they are too precious, or because they’re too rough. For they aren’t keen to see other people’s work and activity, yes, it talks about the loss they feel of their supa greatness. What an injustice.

    Les personnes qui ne savent pas que nous faisons partie d’un RESEAU (en ligne; d’esprit à esprit), sont souvent les premiers à se plaindre de tout, par exemple pour une invitation, ou parce qu’ils sont trop seuls, ou parce que nous sommes trop nombreux, ou parce qu’ils sont trop précieux, ou parce que souvent, ils sont trop radicaux, dans leur monopole du chemin creux. Parce qu’ils sont -surtout- peu enclins à apprécier le travail des autres et donc à se tourner vers autrui, -échange intégrité contre générosité, à débattre-, ces gens se plaignent du contraire, du contraire de ce qu’ils n’ont pas : qu’on ne les considère pas assez, bref, qu’il n’y ait pas assez d’ordre, sacrés enculés, et pas assez de feu contre leur liberté.

  81. auddie dit :

    D’accord dans le fond, sur à peu près tout sauf pour cette soit-disant aide de l’état aux entreprises. Les très très grosses, oui, et sous prétexte qu’il faut protéger l’emploi et une position internationale. Ainsi le pilier de sa réflexion sur le point le plus emblématique semble assez faible. On sort peu ici du paradigme gauche/droite qui nous ronge.
    Pour le taux le plus bas d’immigration en France et ce fait absolument avéré: ” la vraie question nationale n’est pas l’insoutenabilité de l’immigration actuelle, mais la défaillance de l’intégration sociale des immigrés d’hier et de leurs enfants”, écrit Laurent. Ce n’est pas un grand remplacement qu’il faut redouter, mais un grand appauvrissement qu’il faut déplorer. “… Il est toujours bon de rappeler le manque de pragmatisme et même, l’irresponsabilité de la pensée française à cet endroit, qui ne s’engage pas pour former les gens, ni pour désamorcer les crises sociales profondes.
    Des approximations, aussi, quant à l’avenir des économies sans hiérarchie, de l’intermittence, des mutations des métiers et des échelles. Idem pour l’écologie, dont on espère qu’elle aborde la raison de cet écolo-scepticisme, avec une analyse autre que politique.

  82. Nabila Benjelloun dit :

    http://www.tabrat.info/?p=3188

    Il a parfaitement raison. Ce n’est pas parce que, depuis des siècles, on nous a imposé une langue officielle et une religion qu’on est arabes et croyants ..La plupart des musulmans ont été convertis et sont d’origines diverses, mais, du fait qu’on parle en arabe car notre langue d’origine est morte par l’assimilation imposée, on nous met tous dans un même sac ..Ma famille a titre d’exemple vivait en Syrie/Liban (Bilad aCham) à l’origine et s’appelait Angelo puis elle a migré vers Séville et puis chassée ensuite elle a fui vers le Maroc et d’autres pays de la méditerranée jusqu’en Italie.. On est devenu par assimilation et arabisation du nom Ibn Angelo puis Ibn gelou ..et ainsi de suite jusqu’à Bengelloun ensuite Benjelloun…
    Je connais des familles Cohen Benhayoun Ayouch Belkhayat au Maroc et ce sont de très grandes familles musulmanes ..A l’origine, ils étaient juifs et vivaient dans le moyen orient ..C’est terrible combien les gens se trompent. La propagande et l’histoire qu’on apprend à l’école dans les pays musulmans fait des impasses sur ce qui s’est réellement passé ..On dirait que les musulmans ont perdu leur mémoire ancestrale à part un peu les berbères qui ont conservé leurs identité ..On nous a tellement encré l’arabe comme langue officielle et le coran comme religion depuis des siècles par des méthodes tellement rodées que petit à petit notre mémoire s’est effacée et nos religions d’origine ont été occultées ..on était chrétiens à l’origine nous les Benjelloun ..Une nouvelle langue, une nouvelle religion, la pensée unique et les richesses drainées vers l’Arabie lors du Hajj et c’est un système qui marche encore et t’es mort si tu dis la vérité.. On dira que les occidentaux t’ont lavé le cerveau …

    http://www.tabrat.info/?p=3188

  83. 3r1euc dit :

    La gestion de l’Europe n’est peut-être pas très éloignée, an niveau collectif, de la gestion qu’une personne peut avoir d’elle même, aujourd’hui… avec tant de flou, de choses non maîtrisées, non sues, laissées à l’abandon en mode automatique

  84. Mari-Mai Corbel dit :

    je n’ai vraiment rien à dire pour vous dire que jérôme Saddier, visiblement un admirateur de Rocard qui vient de passer l’arme à gauche vient de m’envoyer une invit à l’inviter chez mes potes. “Auparavant Chef de cabinet et conseiller spécial à Ministère délégué à l’Economie sociale et solidaire” donc ce bon ruminant aux rateliers, m’a demandé en ami fb. J’ai dit oui mais peut-être qu’en fait je vais le blaklister, c’est grotesque monsieur veut des nouvelles de la Grèce ? Monsieur pleurniche sur le skipper Rocard qui se la pète en mer idéale de la social démocratie suédoise ? Passe ton chemin et ça s’adresse plus largement, la vie n’est pas normale, la vie n’est pas normale allo message radio la vie n’est pas normale et ne rentrera jamais dans vos plans, allo 5 sur 5

  85. brieuc dit :

    Suite à l’article d’un journaliste du figaro qui s’étonne qu’à nuit debout, il n’ait croisé “aucun prolétaire” …

    Les prolétaires ?

    Cela revient à penser qu’ils ont disparu, un peu comme une espèce à l ‘abandon… Mais ce qui a surtout disparu, chez ces simples bo (juste Bourgeois), c’est toute clairvoyance. Il faudrait qu’ils regardent à l’étage en dessous, ou ceux qui livrent leurs menus traiteur à la rédaction. Leur dire que le prolétariat, aujourd’hui, ce sont les caristes, les secrétaires, les agents de sécurité, les manutentionnaires, les pions, les aides-soignants, les “techniciens de surface”, enfin tout ce qu’on maquille en “chance pour ton avenir” tandis que cette droite ultra libérale continue de vider l’entreprise de sa substance sans jamais la réinventer (ou comment, sans honte, arriver à critiquer le symptôme de leur propre folie mortifère). Ils regardent leur plasma couler sur leurs pompes, et se plaignent qu’il est rouge de nuit. Rouge debout.

    Redire : “bourgeois bohème”, et non “bobo”, permet d’ôter ce vilain pansement. Cicatrice intérieure d’une utopie prolétarienne, contre une dystopie aristocratique, toutes deux résultantes d’un désir de jonction entre les classes, pour maquiller la lutte qui dure. L’inégalité est inscrite dans ce nom : “bobo” et ceux qui l’emploient encore essaient par tous les moyens de l’entretenir.

  86. support physique (blm) dit :

    Que veut dire aujourd’hui: “sortir un disque, sortir un livre” (le faire arriver en magasin) ?

    Cela veut dire, pour la majorité des initiatives : produire à prix coûteux un objet physique pour officialiser la sortie auprès de la presse.
    En vérité, aujourd’hui, la sortie est symbolique. C’est pour avoir la patine véritable, le profil honorable.

    Comment en être arrivé là ?

    Les producteurs et maisons savent à l’avance qu’en ne faisant aucun compromis, l’oeuvre ne fera qu’entre 50 et 500 ventes, comme d’ailleurs bien des majors de l’édition ou du disque, qui malgré une promotion digne de ce nom, ne vendent absolument pas.

    Qui fait perdurer l’image d’un système natif et respectable ? (contre le web et l’immatériel de la pensée)

    Pour la musique, les grandes plateformes de téléchargement (i-tune, spotify, amazon, deezer, etc..) refusent d’accorder la moindre attention aux petites maisons. Il faut passer par un distributeur numérique et celui-ci prend une autre tranche de 30% (30 pour la plateforme, 30 pour le distributeur, et puis 30 à se partager entre artiste, label, techniciens, chargé de promo si il y a, et frais divers). Il est évidemment impossible d’exister de cette façon.

    Si on ne participe pas à ce jeu de dupe, l’oeuvre n’existe donc pas? Elle ne peut prétendre à un suivi, à une considération professionnelle ? Gratuite ou dématérialisée sur un blog ou une plateforme, elle ne serait pas assez sérieuse. Peut-être que c’est un fantôme d’oeuvre, et ce qu’on lit ou on écoute est une illusion. Plus drôle: les journalistes ne savent pas qu’ils ont chroniqué des albums ou des livres qu’ils ont adorés, mais qui n’ont fait aucune vente. Absolument aucune. Les maisons de disques ou d’édition ont réussi à faire croire qu’ils avaient une force de vente solide et classique type années 60…

    La presse verrouille ce système ancien. Elle entraîne la profession de journaliste dans sa chute, en asphyxiant la production intellectuelle, ne voulant reconnaître de sérieux ni aux œuvres en ligne, ni aux auteurs, qui représentent la véritable recherche, la véritable pensée. Le système de promotion et de critique décrédibilise les dernières œuvres encore dignes d’intérêt (dites “physiques”), en creusant le fossé entre l’ancien monde, celui de la production et de la distribution physique, et le nouveau : celui de l’écran intérieur, celui du méta nominal, celui du bio-film, de la vie année 0 : la mousse.

  87. ultra libéralisme et neo fascisme dit :

    Le supra libéralisme, irrationnel, c’est : ne s’occuper de personne, “choisir” de ne s’occuper que de soi en faisant de la laideur de l’homme blanc un “esprit d’équipe”.

    La marche mondiale religieuse, raciale, voudrait sublimer une entente des personnes racistes et xénophobes de tous les pays pour en faire une seul et même nation. Leur identité de sang tant défendue s’annule soudain de façon quasi magique, mais elle s’électrise en empêchant toute possibilité d’égalité sociale.

    C’est également un mensonge à l’encontre des électeurs pauvres d’extrême droite (sur le papier comme dans les faits), car cette xénophobie, c’est une occupation, un loisir, le loisir des petits barons frustrés. Et tout le monde veut devenir baron. C’est un jeu,

    mais un jeu qui va entraîner une incivilité qui dépasse tout ce qu’ils peuvent se représenter de leur moyen-âge chéri.

    blm

  88. BLM / attentat de Berlin dit :

    Apprécie la retenue et la prudence à Berlin après l’attentat, comme retenue du pouvoir, des médias et des internautes allemands qui ne crient ni à la haine, ni n’appellent au conflit fratricide en ligne, à la récupération émotionnelle des événements.

    Sur le web, les déclarations et prises de position des français, anglais ou américains détournent de la réalité puisqu’on ne s’émeut que du sort de son petit monde auto-médiatique, amical, familial, qui donne à prouver de sa capacité à militer en ligne, à être solennel, et qui, malheureusement, revient à nier un peu plus ce qui se passe là-bas, si loin, et que l’on détruit en notre nom.

    On pourrait écrire un livre là-dessus : “les peuples poissons rouges”: peuples aux lectures à une ou deux incidences des phénomènes et de la géopolitique, et non pas 5 ou 10. Des enquêtes personnelles, hors médias, devraient nous obliger à remonter aux sources et causes de ces actes terroristes, à la vie là-bas ou en bas de chez soi, aux gestes de l’occident (sommes nous des terroristes?), aux distorsions invraisemblables que provoque la fin des religions, paradis à l’agonie, hommes dépossédés et possédés par presque rien sinon des cartes postales, des aventures.

    Ce qui motive de tels passages à l’acte (commettre un attentat politique, religieux, se mettre en scène malgré soi pour donner du poids au geste, le relier le plus possible à la cause), est AUSSI ce qui nous anime nous, commentateurs avides d’éclaircissements minimum, de mises en scène de soi en train de réagir (et je n’échappe pas à la règle), de prolongements culturels plus répétés que véritablement maîtrisés, de dogmes civilisationnels… ; d’impuissance surtout. Je dirais presque, d’ennui.

    Oui la mort inspire, et c’est je crois le pire qui puisse nous arriver : que le média réalité, comme il y a eu la télé réalité, avec désormais un aspect de sociale-fiction (réseaux sociaux-jeux-virtuels), s’instaure durablement dans le champ de la réalité, dans le corps de la société.

    Ces forces agissent aussi sous de nombreuses autres formes, et le politique ne s’en occupe pas. Nous non plus d’ailleurs, car c’est un moindre mal contre la liberté d’expression, c’est un dérapage collatéral contre des business florissants, c’est une belle liberté de détruire des cerveaux à l’abandon en laissant s’installer durablement ces déséquilibres frappants, je veux dire, ces déséquilibres qui nous frappent tous, ces inégalités culturelles, entre contenu publicitaire, télévisuel, médiatique, internet, et une réalité étriquée. Quasi truquée.

    Les liens qui nous unissent à ces pauvres gens, à ces terroristes, à ces corps ennuyés, reliés à rien, à ces robots presque, sont plus forts que nous l’imaginons.

    blm. berlin. 20.12.2016

  89. blm / auddie dit :

    ” Le communautarisme n’est qu’un temps particulier de la société “.

    Je trouve beaux les blacks en boubou,
    les maghrébins habillés comme à Tunis ou Alger,
    les banlieusards en adidas,
    les banquiers en croque morts,
    les hipsteuses en Desigual,
    les dj’s en collants noir et bombers.

    Personne ne change, sauf s’il l’a décidé.
    L’intégration est une uniformisation.

    Je suis moi même migrant depuis dix ans. J’ai habité un an au japon en 2007.
    Personne ne m’aurait fait porter un kimono ni obligé à dire cinq fois merci.
    Je me suis promené en bermuda pendant la demi saison des pluies.
    On m’a traité de singe parce que j’ai les mollets velus.

    Racisme séculaire. Usual business.

  90. Le Meur dit :

    Je lis des réactions d’internautes et apprends que la gauche française actuelle, Hamon et Mélenchon, ne proposeraient qu’un “nivellement vers le bas de la population” ? que tout le monde deviendrait alors “moche et pauvre”, qu’ils passeront un contrat avec les salafistes (sic) ? Finissant par un: “moi, je m’en fout de la parité, ça me gonfle”, “sans les banques du CAC 40, la France se fera niquer à l’international et face à l’Allemagne”, et finissant par un: “moi je veux juste le meilleur pour mes enfants”.

    J’ai pas su immédiatement quoi répondre.

    Puis j’ai réalisé qu’il y avait un double glissement de com’. Macron et de la droite mentent très clairement à 95% de la population (reste 5% de haute bourgeoise, d’énarques, de très riches marchands, qui ont déjà déstabilisé le monde entier, tant par l’appauvrissement de certaines catégories de la population, que par les crises ultra graves qui arrivent de façon cyclique). Et la gauche actuelle aussi, ommet de rassurer sur le plus important. Elle n’explique pas clairement que le système de levier par le haut entamé depuis 3 générations est une chance de réussite pour tous et toutes. C’est comme un jardin: si les plantes à côté de vous vont bien, vous irez bien.

    Ce nivellement vers le haut d’une société à tendance sociale est l’idée motrice sans laquelle la plupart d’entre nous, pas si “moches” ni embrigadés religieusement, traîneraient encore dans la rue la morve au nez.

    Il y a là quelque chose d’effrayant avec cette conscience humaine de l’espèce, de la race, du droit du sang, et aujourd’hui, de l’ADN.

    Un routier américain interviewé sur le vif disait un jour au journaliste français “Aha, vous les frenchy vous laissez les islamo gauchistes bousiller votre pays, et vous ne partagez qu’une chose: la pauvreté”.

    C’est faux. Lorsqu’aux USA, le libéralisme appauvrit les hommes, les plantes, la terre, et que tout se referme, en Europe le jardin s’enrichit, travaille, s’ouvre.

  91. Jean-Clet Martin dit :

    Ce que montre le présent, c’est une “dématérialisation” pure, avec des irréels partout, irréalité de la monnaie, irréalité des échanges et des hologrammes du politique. Nous sommes, comme je le dis dans “Asservir par la dette”, pris au sein d’une “ère Spéculative” et non dans le “nouveau réalisme” d’un Markus Gabriel, ni même encore dans un matérialisme historique. C’est aussi ça, une certaine fin de l’Histoire, du moins une autre histoire non pas au bénéfice d’une ontologie plutôt que d’une forme spectrale dont Hegel avait bien eu quelque idée…

    (post fb du cinq mars 2017)

  92. Badiou dit :

    Badiou dans “A la recherche du réel perdu”, analyse le poème de Pasolini “Les cendres de Gramsci”. Notamment le passage suivant m’apparaît particulièrement éclairant: “Pour Pasolini, la caractéristique de notre monde, disons le monde “occidental”,est d’être et de se vouloir abrité du tout réel. C’est un monde dans lequel le semblant a pris une telle vigueur que tout un chacun peut vivre et finalement désire vivre, comme s’il était à l’abri de tout ce qui pourrait être un effet réel. Si bien que,dans cette sorte de monde,si d’aventure le réel opère une trouée dans le semblant, on a tout de suite un désarroi subjectif total. Le monde que nous décrit Pasolini est un monde orphelin de Gramsci, déserté de toute vocation à faire advenir le réel de l’Histoire. C’est un monde où règne ce que Pascal a appelé une fois pour toutes le divertissement.”

    (relaté par Jacky Girault sur fb)

  93. Le Meur dit :

    Les politiques tweetent ce qui a la forme de crises paranoïaques, d’accusation, de menaces, mais il ne sont pas les seuls. Il font comme leurs électeurs : ils pâlissent de jalousie à la simple idée de n’être pas entendus. C’est très matériel, au fond, et ça rend ce qui était considéré comme virtuel tout à fait réel : la pensée. L’éventuel. Tout ceci est d’ailleurs très commenté. Écouté, pris au sérieux? Peut-être moins. Chacun sait, dans son petit monde, que le caprice et l’expression sont de nature ambivalente. Ce sont des départs de vérité. Dans un échange monétaire, il y a aussi la tentative de jouer avec la valeur, de la distordre, opportuniste, grâce aux retards d’information, ou désormais, grâce à ses avances. Mais tout le monde sait bien que seuls les actes comptent (et pour les objets : le poids, la qualité, la raréfaction). Il y a là-dedans ce qu’on peut considérer comme un nouveau théâtre, mais aussi un nouveau réalisme ; une offre mesurée, une circonscription du spectre (pour reprendre votre expression). Je crois qu’à cet endroit, les gens maîtrisent mieux la subtilité qu’on ne le pense. J’en ai eu l’intuition en me mettant à la place de personnes adroites, pas du tout philosophes ni attachées au langage : elles ont une conscience solide du problème. Les enfants, encore plus. Eux même savent que leur pensée, leurs désirs, leurs posts, devront être passés au tamis du réel, c’est à dire du collectif.
    Jouons-en.

  94. Le Meur dit :

    De la duplicité libérale. Du méta langage sous le métier. De l’habitude des échanges à deux vitesses.

    J’essaie de renouveler la pensée à ce propos.

    Exemple symbolique et pratique :

    Une personne s’habitue à faire des échanges commerciaux, tandis que quatre-vingt dix neuf autres se suffisent à eux mêmes et ne discutent et ne recherchent que de ce dont ils ont besoin. Chez ces derniers, leurs autres métiers sont des tâches quotidiennes, des services, des maintenances.

    Ainsi, dans le modèle humain social original, naïf, l’un accentue ce déséquilibre, tandis que les autres… il n’y a pas de mot pour ça : “vivent pleinement”, vivent sans amasser. Comment dire à ce premier qui a la capacité à se tenir au carrefour des biens, à les distribuer, les administrer, qu’il fait fausse route, qu’il n’a “pas le droit” de s’accaparer l’échange ? Ce n’est pas envisageable. Et pourtant…

    C’est pourtant, à grande échelle, ce qui entraîne nos sociétés de façon cyclique dans des déséquilibres économiques graves, systémiques. Aujourd’hui les canaux parallèles font occulter la lente agonie des écosystèmes naturels. C’est surtout, au delà des faits, puisqu’ils sont niés sous couvert d’une mystique de l’échange biaisé et du business de la guerre, la prolongation des convictions les plus aberrantes des monothéismes: le droit divin des castes, la justification et l’entretien à minima des peuples crasseux (qu’ils vaut mieux ne pas plus éduquer, pour leur propre bien), ADNs de chiens et chats, bref, un théâtre de l’absurde qui bloque les chances des uns et des autres. C’est effrayant, implacable. On verse soit dans l’une, soit dans l’autre des versions selon la place où on se trouve. Cette seule observation devrait suffire (mais il semble que la liberté de dominer, le rêve d’aventure décomplexée, inspirent). Il semble que l’homme veuille toujours s’échapper de sa condition en marchant sur le monde, sur les autres, sinon il s’ennuie, se sent dépossédé de sa force, de son souffle. Il pense surtout que si l’on ne se met pas au niveau des escrocs, ils se fera dominer.

    Maintenant, parlons de la fameuse diabolisation de l’ultra libéralisme. Nous en parlons effectivement partout, tout le temps, mais nous ne ciblons pas cette professionnalisation des échanges car nous croyons intimement qu’ils sont la clé de toutes les libertés, d’une manière rock’n roll de vivre.

    Cette diabolisation n’est pourtant que le souffle court de ceux qui souffrent et ne comprennent pas pourquoi rien n’a changé malgré le contrat démocratique. Cette diabolisation, cette fixette peut-être, des peuples méfiants, hein, est, et de loin, bien moins organisée que celle des puissantes organisation sans tête qui bunkérisent leurs intérêts. 99% de petites gens ne sont toujours qu’une matière, un outil. Et dans ces 1 % de super cadres, il y en a qui adorent le peuple, qui écoutent du rock, mangent au KFC. La duplicité est phénoménale. Dans l’autre sens, n’importe quel beauf a moins de morale que ces super riches; il n’est pas moins malhonnête. Ainsi l’absurde vécu au quotidien, avec ce que ce système nous laisse, est mesurable (la musique le fait, par exemple, les films, la littérature, etc).

    En sortant de ces rôles imposés, on constate que c’est cette dualité qui pose problème, et ce n’est pas un cas moderne.

    Mesure : il faudrait appliquer des principes de hiérarchies horizontales à l’ensemble des marchés et des échanges commerciaux.

  95. Le Meur dit :

    *

    https://www.contrepoints.org/2017/01/31/279562-intelligence-artificielle-travail-dans-le-futur

    *

    Cet article est le plus implacable lu depuis des années.
    Absolument effroyable.

    Il va donc falloir se battre contre l’intelligence artificielle des grands groupes.

    On voit arriver the “big thing”.
    et moi, je n’ai toujours de smart phone, et n’en aurais jamais

    Le pli doit être pris de façon nette contre la dénaturation, contre l’auto esclavagisme de l’humain oisif qui n’aura bientôt plus ni insectes ni animaux pour s’occuper.

    il aura un double de lui-même à inspecter sous toutes les coutures, et il mourra vidé, dépossédé de lui-même.

    J’ai écris un jour, dans mon premier essai en 2001 : ” Il n’y a pas de peur à avoir, car nous sommes tous des intelligences artificielles”.

    Je crois désormais, à la lecture de ce rapport, que je me trompais :

    https://www.contrepoints.org/2017/01/31/279562-intelligence-artificielle-travail-dans-le-futur

  96. jom dit :

    “la résistance, on était très peu nombreux… on est devenu la majorité le dernier jour seulement”

  97. estelle dit :

    Comme si de le répéter, de le ré-écrire ici et là enlevait véritablement de la force à la vérité :

    Par exemple; redire que :
    Cela fait plus de 40 ans que le libéralisme est au pouvoir, plus de 40 ans qu’on nous demande de nous serrer la ceinture. 40 ans que le fascisme beauf augmente, un fascisme basé sur des raisonnements violents, dégénérés. 1000 milliards de déficit public en 10 ans (Sarkozy/ Hollande cumulé), 15 millions de chômeurs et précaires, des pauvres de plus en plus pauvres, des riches de plus en plus riches…

    …pourrait alors adoucir le réel, le nier même.

    On s’y habitue. C’est peut-être même… agréable. Oui, sûrement… Ça fait du bien. Ça passe en douceur. C’est “fluide” comme on dit. C’est tout graisseux, chaud et coulant. Ça ne pique pas. Il n’y a pas de sable dedans. Pas de lamelles coupantes, pas de staphylocoques dorées, pas de champignons verdâtres ni de cicatrices purulentes. Ça sent très bon. Mmmm

  98. les dessous de philippot- (fn) dit :

    A propos de florian philippot, conseiller et porte parole du FN (mais surtout, de Marine Le Pen), parti fasciste et ségrégationniste français.

    Bizarrement, ce type n’a pas l’air front national. Son seul fascisme est qu’il déteste tout le monde, ce monde enfantin qui l’a détesté ou qu’il a détesté. Nul n’en connaît les raisons intime, et je dirais que ça ne nous regarde pas, mais, il semble bien que son rôle d’agitateur lui aille comme un gant. A-t-il ce talent que lui reconnaissent certains? Il a fait son coming out “sexué”, mais son coming out politique.

    Au passé, sa voie est brisée, empêchée. Mais au présent et en politique, florian est méchant et d’extrême droite. Si sa praxis médiatique le comble, le levier séculaire du fn au second tour en faveur des partis majoritaires fonctionne à plein régime. *

    philippot provoque donc le contraire de ce qu’il raconte. C’est son dada. Cette position ambivalente est un lien fort à son enfance. C’est un champ nerveux, un domaine conflictuel qui réactive l’injustice, le sentiment violent dans lequel il s’abandonne, sans lequel il n’est rien. Il en veut à la planète entière, c’est un acte d’amour. D’ailleurs, c’est pour ça qu’il s’entend si bien avec Marine; elle souffre du même mal que lui (un mal pour un bien): le faux semblant des fins de races européennes.

    Sa démarche ne prolonge pas la hargne brutale et simpliste des électeurs frontistes, pauvres, campagnards, alcoolisés, speedés, violents (et s’ils sont plus aisés, cultivés, et obsédés par les terroristes, il fait le job également : rater la cible). C’est parce qu’il est le contraire de ces gens-là ça que Marine l’utilise : ça fait chier son père, ça fait chier la base dégénérée, ça fait le “coup” au sein de la mille-fa.

    Avec un côté clown triste à la Ian Curtiss, ce n’est pas ce que j’appelle un karma mobile, actif. Ce n’est pas un karma qui peut en activer d’autres, ce qui serait la définition d’un homme politique entier et solide. Ce type est tout le contraire d’un inspirateur.

    Il faut donc attaquer ce type en lui demandant ce qu’il pense du fil tendu sur lequel il se trouve. Ça, ajouté à sa bêtise manifeste, fait de lui le transfuge politique revanchard névrosé le plus creux de l’histoire française.

    blm

    * Cette manipulation plus ou moins organisée se fait au détriment, malheureusement, des seules formations non alignées capables de sortir du marasme actuel. L’arnaque fonctionne donc très bien, et la peur du monstre de se renouveler tous les 5 ans.

  99. auddie dit :

    Il y a une façon de répondre à un sondage, à l’envolée, qui est différente du choix électoral au calme et en toute conscience. Ces écarts sont plus importants à mesure que l’on parle de ces sondages dans la presse ou sur le réseau en tant que “données fiables”. L’incidence de cette voix-là, pas comptabilisée mais tout de même “active”, sert de levier, de défouloir. Plus la fiabilité est éprouvée, plus le sondé fausse sa réponse. Dans un sens, la psychologie du sondeur, la bêtise des instituts, la logique rédactionnelle des questions, biaisent de façon nette l’expérience. On pourrait tout autant demander au sondé : “Répondez sous le coup de la colère, ou, provoquez-nous”. Les journalistes pas trop bas de plafond l’observent depuis longtemps. La philosophie critique l’affirme depuis plus d’un demi-siècle.

    Ces écarts, dans le cas d’un candidat “qui fait peur” peuvent diviser de moitié la prévision. Marine la Peine à 30% dans les sondages, en réalité à 15 dans les urnes. Dans le cas d’un candidat qui a du coeur et qui assume la complexité du débat et de son programme (Mélenchon en l’occurrence) “annoncé” à 20 dans les sondages, est en réalité à plus de 30 dans les urnes.”

    Remarquons que dans le terme “annoncé”, on nage en pleine “programmation”.

  100. blm dit :

    L’Allemagne dirige t-elle la France ?

    L’Allemagne (et Merkel), sans malice, s’impose une politique économique peu dépensière. D’un autre côté, la France n’a plus d’industrie. Alors bien-sûr, l’écart de creuse. Chez nous la production semble être toujours une charge, un poids, une épreuve.

    Vu de Berlin, depuis 9 ans, je ne perçois pas cette domination. C’est surtout que la place est laissée libre en Europe. A Berlin, il y a une gestion rationnelle, avec au bout, quand même, un climat qui profite à tous. On ne voit pas la France comme un pays à dominer. On constate vaguement que vers Paris, là-bas (c’est mon interprétation), un effort laborieux, une restructuration difficile, des conflits internes, font avancer la chose de façon complexe. Ah, à Paris ça fait de belles oeuvres d’art, mais les oeuvres d’art, le luxe, l’esprit français, ne servent à rien; ils sont, et je suis indulgent, l’expression de la défaite, l’idéologie du panache, de l’égocentrisme, le cache misère de la perte d’énergie dans des causes floues. La bien rare excellence spirituelle est un symptôme, l’apothéose blessée, l’expression de l’hypocrisie et de l’individualisme camouflé en gauchisme complexe.

  101. olivier bkz dit :

    La société n’est qu’une névrose à l’échelle d’un pays, et ses habitants, autant de tumeurs non-malignes, létales de part leur multiplication exponentielle et leur inertie. Dans des temps où l’existence n’était pas un droit qui se comportait en maladie mais un miracle individuel, la faiblesse n’avait pas sa place, et comme les choix étaient rares, ils étaient nobles : faire du sexe solaire, cultiver la terre pour manger ou devenir artisan – un travailleur de l’art. Dans les moments de calme, prier des dieux passionnés par les Hommes, ou encore, devenir fou, et créer, créer dans tous les sens et dans toutes les directions. Voici les uniques tâches dignes à quoi les êtres humains s’occupaient dans un monde ou les faibles n’avaient aucune place.

  102. blm dit :

    Je ne supporte plus ce monde ultra libéral, je l’ai jamais supporté, cette vulgarité, ce business patriarcal et la morale à maman
    je me suis barré de france en 2007 direction tokyo pour fuir l’inanité d’une scène musicale, electronique surtout, enfin celle que je connaissais, et je sais que ça n’a pas évolué :
    culture générale, goûts, ouverture, diversité, avant garde, tolérance, curiosité : ZERO pointé des scènes et des modèles. Si macron passe, ce sera à l’image de la musique française et de son public :
    système clivé de classe par genre musical. appauvrissement et consanguinité, folklore de glandus
    à berlin je respire, je suis un étranger
    j’aime être un étranger
    le monde est un étranger
    et sa musique,
    étrange

  103. blm dit :

    Des “philosophes” contemporains veulent en finir avec le vote, le militantisme, les manifestations.
    Ils sont pour le tirage au sort des élus.
    A leurs yeux, les électeurs, les militants, sont des hystériques. Des gens paumés. Des moutons largués (Voire Laurent de Sutter et son réseau, par exemple).

    Je propose alors de tirer les intellectuels au sort. Oui, faisons la même chose. Car si les politiques s’accrochent au pouvoir, les auteurs aussi. Pour beaucoup, leur seul effort est de rester “intellectué”.

    Mais l’engagement, ce n’est pas l’intellect.
    L’engagement c’est montrer qui l’on est, de façon claire pour aider l’autre à être lui-même.
    Et ces “intellectuels” n’en prennent pas le chemin. Leur seul effort est de se situer au dessus de la masse qu’ils méprisent.

    Il y a donc des méta-maîtres dotés d’une méta hystérie à la jubilation provocante.

    Si les gens n’étaient pas entiers et passionnés, ces “militants”, qu’y aurait-il à commenter de leurs souffrances ou des intérêts qu’ils ont consentis à abandonner pour se consacrer à la défense d’une cause plus élevée, collective? Moi, j’aime l’effort collectif. Votes et manifestations ont permis de réaliser des avancées majeures, lors des trois derniers siècles. Et même si c’était fait dans la confusion et un certain suivisme.

    En revanche, ne pas faire partie du jeu, ce n’est ni le dominer, ni s’en départir. Ce serait plutôt en attiser les fièvres sans en prévenir les conséquences. C’est, pour le déconstruire, se réclamer de causes alternatives bourgeoises, faites d’intrigues et de revendications hors de tout propos. Des figures, en somme. C’est enfumer son monde en n’étant nulle part, à part dans les journaux.

    C’est avoir une bonne raison de voter pour le renouvellement du paradigme, devenu source de revenu intellectuel.

    Et puis, eux aussi ont des maîtres qui ont arrêté de croire il y a des siècles, lorsqu’après une défaite, ils ont refusé pour toujours d’espérer (mai 68). Ils se consacrent alors à commenter le vide dont ils se réclament et qu’ils renouvellent. C’est la défaite sous les atours du complexe de supériorité. C’est une hystérie un peu plus sereine certes, tant qu’elle porte en elle les conditions du nihilisme, de l’ironie. Une sorte de javellisation des luttes à la Marcel Duchamp : allons voter pour soi-seul. Votons pour la roue, le cabinet.

    Votons pour la toute puissance de l’absurde, il est plus beau que l’effort commun.

  104. blm dit :

    Voici ce qu’on peut entendre à Paris dans le RER, un week-end d’avril entre les deux tours de la présidentielle française de 2017 :

    (Myriam Mechita rapporte une conversation)

    ” Je suis assise dans le RER, deux hommes en face de moi, une vingtaine d’années, rien de distinctif a part leur connerie
    ils parlent ensemble
    – ahaha ouais regarde sa gueule de babouin (ils sont tous les deux sur leurs écrans en train de faire défiler quelque chose avec leur doigt)
    – ah putain je peux pas les saquer ces putains de renois
    – ahaha putain j’ai vu une interview avec deux renois, et ces cons la, disaient qu’ils allaient voter bleu, ahaha qu’ils sont cons mais tant mieux.
    – il faudrait qu’il y ait un attentat genre jeudi tu vois pour que ca soit bon pour nous.
    a château rouge ou Belleville, comme ça ça dégage des noiches au passage
    – bin non faudrait genre dans une gare.
    une femme intervient
    – vous vous rendez compte de ce que vous dites?
    ils lèvent leur tête et rigolent
    – t’as un probleme la vioque?
    la semaine prochaine on va degager tous les gens comme toi, on va faire un ménage exemplaire…
    on n’est francais nous, et si t’es pas contente tu dégages.
    elle répond :”mon père était un résistant, et avec ma mère ils ont lutté pour que la France reste libre, je suis française et pas contente oui”
    – bin tu vois la France n’est plus libre, elle est a nous maintenant et on va tous vous niquer..”

    *

    Alors on nous explique que tout est cycle, et qu’immanquablement, l’histoire se répète. Ces personnes opposent à leur capacité de lutter des forces dites “naturelles” mais, c’est souvent pour réclamer ce qui leur revient. On voit poindre alors des demandes à peine voilées de richesse ou de territoire.

    Ce qui est déprimant face à ces preuves de glissement vers l’horreur, c’est le discours de gens cultivés qui ne saisissent pas que leurs choix libéraux aggravent l’abaissement des niveaux de conscience, qu’ils banalisent ce mal là : la violence verbale d’abord, puis physique.

    L’obsession de réformes libérales calées sur l’Allemagne et les USA annonce le pire à venir. S’il est un cycle, c’est celui-là. “Oui mais Macron” “oui mais l’Allemagne” “Oui mais le dynamisme”. Derrière ces mots à valeurs collectives, ils définissent un futur personnel qui emporte tout le reste. Les choix électoraux de ces personnes a, selon moi, des incidences sur l’apparition du fascisme.

    On s’attend à un renforcement des cultures abêtissantes, à des courses accentuées au profit personnel. Cela va ensemble. Ce système rend les jeunes gens idiots. C’est pour moi, ce qui se voit, et c’est pour eux, ce qui est transparent. C’est ce qui me fait sentir différent de la plupart des personnes avec qui je partage la même langue, des personnes de ma famille parfois.

    Le phénomène d’abrutissement indirect n’est pas à l’oeuvre simplement qu’en occident.

  105. auddie dit :

    Il faudrait un peu plus donner la parole aux français de l’étranger. Ils ont un regard moins crispé, moins étroit, plus objectif sur leur pays et leur langue maternelle, dont on sait qu’elle est notre seule identité. Pour le reste, il appartient aux autres de renouveler le terrain. Rien n’appartient à personne sinon son propre corps.

    Il n’est pas de territoire. Il n’est qu’une symbiose et ils l’ont brisé.

  106. fascistes partout ? dit :

    Je trouve que traiter tout le temps de fascistes des gens dépossédés de tout pouvoir est contre productif ; ça ne fait que liguer un peu plus les sensibilités des uns contre les autres. Que je sache, aujourd’hui, personne ne rentre dans vos maisons pour vous déporter, personne ne tue ni ne pille. Et même si le système pille à l’étranger les ressources, cela se fait de façon détournée. C’est évident, certes, mais… allez vivre dans une dictature radicale… Il sonnera peut-être un autre son de cloche.

    Et puis, la désignation de “fascistes” tant pour le système que ses dirigeants, ne rend pas les autres, tous les autres, totalement innocents.

    Pasolini avait une vision encore solide de l’ancien et du nouveau fascisme, et il pouvait associer les deux pour décrire le glissement de la société bourgeoise italienne. Mais là.. Laurent de Sutter, philosophe dandy et pas très original, ne propose aucune façon nouvelle de voir au delà des débats partisans. On dirait le discours d’un militant underground du dimanche qui enfonce des portes grandes ouvertes.
    Pire, ça enlève toute substance aux véritables dictateurs, aux gouvernements ou partis identitaires violents.

    En filigrane donc, encore une attaque en règle contre le système démocratique et contre ses imbéciles d’électeurs… Le système est malade, certes, mais il n’est pas le pire des systèmes (écrit dans un appart européen devant une tasse de café, et lu dans un autre autre appart, devant une tasse de thé).

  107. anonyme dit :

    “Rendre aux racines leur terre, c’est élever l’ astre qui recrée le monde”

    Le corps est poussière lorsque les atomes périssent à force de chimères…

    La maladie vous assomme, vous broie, fait de vous tellement des étrangers, jusqu’à se demander si ce corps est le vôtre tellement il vous échappe… que même votre propre âme fuirait de votre propre corps tellement il est autre que vous même et ne vous ressemble en… rien.

    La médecine est tout sauf un corps médical, l’essence…pour elle est une….”fiole” un fléau d’ un temps égaré.

    Recréer le monde, c’est y laisser une âpre empreinte de vérité… aux autres.

    L’ alchimie est le canal de l’ ailleurs. La terre… est le sens de la vie de l’homme.

    ” A chaque livre créé, il plantait un arbre. Ces livres… rendaient vie et espérance à la terre” (l’imprimeur, citation….)

    Je préfère m’envoler sur une note….optimiste…. La musique du Monde n’a qu’une seule note et elle est aussi libre que le vent qui passe sur les nuages.

  108. oligarques dit :

    en vérité les oligarques, les forces de l’ombre, les milliardaires, les “médias”, ce sont les français.

    Ils ont mis un clown sans programme, mais qui présente bien, au pouvoir. Il est un peu benêt, ça rassure. Il ne fait pas de vagues. Hop on peut passer à autre chose.
    ………………………la france, cet “agent des stars” mutualisé
    ……………………… ce pays où le pauvre veut devenir mannequin

  109. Jean-Louis Kuffer- Ceux qui philosophent dans le mouroir dit :

    Ceux qui philosophent dans le mouroir
    .

    Celui qui a une licence de philo lui permettant de conduire à gauche et de mieux dénoncer les néo-réactionnaires lancés sur la bande d’urgence pour mieux frimer à la télé / Celle qui ayant lu un article sur Derrida se trouve habilitée à distinguer ce qui fait différer la différance de la différence / Ceux qui se sont passionnés pour l’archéologie du savoir à l’époque où Michel Foucault creusait le sujet dans le sous-texte / Celui qui comme Sollers estime que personne depuis Homère n’a lu comme lui La Divine comédie qui annonce d’ailleurs ce qu’ils pensent tous deux de la politique chinoise et du primat de la France dans toutes les matières y compris le recyclage des déchets nucléaires / Celle qui a toujours bien ri en écoutant les gars de la revue Tel Quel parler aux masses ouvrières dans la foulée de Julia Kristeva redonnant du punch aux grévistes / Ceux qui réfutent les positions de penseurs qu’ils n’ont pas lu histoire de rester fermes / Celui qui reproche à Blaise Pascal (néo-réac français avant la lettre) le déficit technique de son argumentation conceptuelle / Celle qui n’ayant jamais lu Spinoza se situe clairement entre Comte et Sponville / Ceux qui aiment bien voir Michel Onfray à la télé non sans couper le son / Celui qui a lu attentivement Cosmos pour en rire en connaissance de cause / Celle qui salue l’initiative du patriarche russe visant à la réhabilitation de Staline en attendant qu’on rende enfin justice à Hitler critiqué par les Juifs ces réacs avérés / Ceux qui estiment qu’il n’y a qu’un Dieu fiable grand-russe prouvant son ouverture d’esprit en roulant Harley ou Kawa / Celui qui ouvre un café philosophique pour parler commerce / Celle qui a des opinions à revendre et même gratuitement si vous êtes preneur d’un selfie genre Onfray sur Instagram / Ceux qui demandent au dissident palestininen pourquoi il ne fait pas ramadan genre pensée juive pas casher / Celle qui désespère de ne plus voir de mains de vrais ouvriers maculées de vrais cambouis comme à Billancourt les belles années / Ceux qui lisant une réfutation des idées de Sartre sur Twitter se demandent mais alors que faire ? / Ceux qui vont encore prétendant que le matérialiste La Mettrie serait mort étouffé par un pâté de faisan alors qu’il se trouvait ce jour-là à un bruch vegan avant la lettre / Celui qui se sent plus à l’aise avec les pourceaux d’Epicure qu’avec les purs sots de Heidegger / Celle qui traque les relents d’antisémitisme subconscient dans les prolégomènes autrichiens du jeune Freud / Ceux qui non sans courage postulent la scientificité de la génétique littéraire de pointe se fondant sur les dernières percées de la biologie moléculaire aux extensions paradigmatiques reconnues par la fac de lettres de Lausanne (Switzerland) et environs genevois, etc.

    .

    JEAN-LOUIS KUFFER

    https://www.facebook.com/jeanlouis.kuffer

  110. Elections allemandes. Brieuc & Louise dit :

    Suite aux élections allemandes de fin septembre 2017.

    ▲ 
    CDU/CSU – Angela Merkel
    Voix
    15 315 576
    32,93 %
    ▲ 
    SPD – Martin Schulz
    Voix
    9 538 367
    20,51 %
    ▲ 
    AfD – Alexander Gauland et Alice Weidel
    Voix
    5 877 094
    12,64 %
    ▲ 
    FDP – Christian Lindner
    Voix
    4 997 178
    10,75 %
    ▲ 
    Die Linke – Sahra Wagenknecht et Dietmar Bartsch
    Voix
    4 296 762
    9,24 %
    ▲ 
    Grünen – Katrin Göring-Eckardt et Cem Özdemir
    Voix
    4 157 564
    8,94 %

    ▲ 
    ▲ 
    ▲ 

    – Louise Desrenard (LD) : Die Linke pas si mal (la gauche radicale) … quasiment égal aux verts !
    – Brieuc Le Meur (BLM) : ils ne passeront jamais; Trop de mauvais souvenirs par ici
    – LD : ?
    – BLM : Eh bien le pays a été coupé en deux, les familles séparées, les gens surveillés, enfermés. Die Linke n’est pas communiste, mais disons que l’histoire du pays après guerre et la tradition du pragmatisme froid protestant et capitaliste allemand (et ses subdivision texanes), ne feront jamais passer cette gauche-là.
    – BLM : Je remarque qu’arte les situe aux extrêmes, dans ce même pot dit extrême que l’AFD, et ça c’est grave, car Die Linke est le seul parti qui a un discours géopolitique juste. Cela dit la justesse n’est pas toujours efficace En Allemagne on préfère s’occuper de son fric que des autres. Je trouve d’ailleurs hasardeux d’incluer Merkel dans ce mini sursaut xénophobe allemand, elle qui a tant fait pour les réfugiés.
    – BLM Je nommerais ça: “le hold up moral” d’Angela. Une sorte de double vengeance à retardement, seule contre son pays et son parti, super fine pour arrondir les bords brisés de ce pays étrange.
    – LD : Mais c’est fatal cela marche avec la pauvreté. En fait cette xénophobie n’est que l’ombre de la politique de Merkel qu’elle ait fait ou pas pour les réfugiés.
    – BLM : Pas sûr. Les allemands de l’est peuvent pas blairer les tchèques, les polonais, tout le monde en fait. Je crois que la xénophobie est un fait européen. Trouver d’autres explications, c’est dangereux, un peu. Merkel ? On va le sentir passer quand elle ne sera plus là. Et Si elle ne l’avait jamais été.. Ce racisme là serait sûrement plus fort, car le pays s’électriserait plus facilement.
    Le pays et les autres pays s’ouvrent et se ferment à la fois. Bon. Question de génération.
    – LD : Mais enfin il fut un temps où les verts étaient les rois du pavé alternatif, maintenant Die Linke a presque un point de plus
    – BLM : Les jeunes et les alternatifs, les gens un peu moins cons que la moyenne, qui se sentent dans le monde, soutiennent De Linke, cette gauche qui a une conscience et un vrai esprit critique. Mais ça ne fait pas d’eux de ce parti des gens super modernes non plus (à mon humble avis)
    – LD : mais pensez vous que lorsqu’on atteint la globalisation au-delà de l’histoire, “moderne” signifie encore quelque chose –excepté la généralisation des énergies renouvelables, peut-être ? :-)
    – BLM : Je ne sais pas. C’est peut-être une question de représentation, pas de moyens. On ne peut pas changer certaines choses chez l’homme, donc il faut le prendre par un autre bout.
    (j’éspère avoir été assez évasif : )
    – BLM : J’espère ne plus être en Allemagne quand Merkel ne sera plus là.
    – LD : et bé… ça promet.
    – BLM : aujourd’hui ils sont pas méchants. Ils sont juste psycho rigides. Sans goût. et sans saveur. Bon.
    – BLM : ils s’en sortent très bien sans l’élégance à la française, ceci dit en passant… (qu’on peut aussi prendre par le bout que l’on veut)
    – LD : Mais regardez combien font ensemble le SPD Die Linke et les Verts… quand elle ne sera plus là ce sera une alternative de gauche avec une population plus jeune et où les radicaux pourront être agissants contre et avec le SPD, non ?
    – BLM : Oui mais il y a personne pour mettre de la lumière chez ces ennuyeux. Les jeunes iront à leur tiroir caisse, comme d’habitude.
    – LD : “l’élegance à la française” n’est plus ce qu’elle était :-) ceci dit
    LD :d’ici là l’Europe du sud aura bougé et ça changera des choses, il ne faudrait plus que le pays de l’ennui soit leader ;-)
    – BLM : Le rêve d’une nana de base un peu sportive, 25 ans, genre de Naumburg, la patrie de Nietszche, en pleine Allemagne de l’Est, c’est d’avoir un job dans une banque et de s’acheter une mercedes Class A. Le reste…
    – LD : ok,nous voilà édifiés qu’il n’y a rien à espérer de ce pays ;-)

  111. blm/ L'âge de pierre et Carnac dit :

    Pour ceux qui regardent arte en direct, et qui suivent le reportage “les énigmes de l’âge de pierre”… je voudrais partager quelques intuitions.

    Pour avoir de nombreuses fois photographié le site de Carnac, puisque une partie de ma famille habite désormais dans le sud de la Bretagne (mes ancêtres connus sont maloins), je peux vous donner ma version, et elle est bien moins mystique que celle des anthropologues et archéologues.

    Ces alignements sur des kilomètres présentent une variable évidente : Les pierres sont énormes au départ, puis plus petites en fin de parcours.

    Ils ne sont pas un calendrier à proprement parler, ni, comme je viens de l’entendre, une “monumentalité visible depuis l’espace” (hahaha). Non. C’est beaucoup plus con : Les familles prenaient leur dû, leur place, sur l’échiquier du pouvoir et de l’exploitation. Les premiers étaient motivés à montrer leur puissance venue des mers et d’un mode tribal nomade : un témoignage, une trace. Une signature de pierre.

    Et puis des centaines d’années plus tard… les familles poussaient, charriaient une pierre moins énormissime pour continuer la tradition. Comment, et même, pourquoi défier les anciens ?

    La fin du site est constituée de menhir qui vous arrivent au genou, même s’il sont enfouis. Les tout premiers sont des blocs de dix tonnes.

    Il reste un curseur de générations, une organisation sociale normée, fière, taxée, organisée. L’agriculture était l’organisation principale (mais.. était-ce vraiment cela ? Quid de la chasse, de la pêche, du voyage, du commerce, de la glande totale, du vol, de la taxe, du brigandage, de la piraterie ? ). quoi qu’il en soit, le sens honorifique, les rôles sociaux, étaient issus de la conscience d’un territoire qui se rapetisse lentement.

    Ces alignements sont la matière d’une animalité qui s’étiole, et surtout, une généalogie. Un registre. Probablement le premier recensement “automatique” des clans.

    blm. berlin. nov 2017.

    https://www.arte.tv/fr/videos/063617-001-A/les-enigmes-de-l-age-de-la-pierre-1-2/

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