love

poèmes d’amour, timides ou enflammé, secrets et codés

  1. auddie dit :

    J’aimerai bien être avec toi
    dans un avion en partance pour cuba
    et dans la soute un chapeau un toit
    qui nous abriterai l’hiver

    j’aimerai bien, défaire, cordé, mignon,
    avancer sans gêne et nous montrer aux autres
    un regard fier de mise, une entente animale
    que la souplesse se dise autour de chaque lieu
    chaque chose enroulée et à charge, si peu
    je voudrai qu’on tienne comme ça, comme ça,
    aussi simple pour le dire
    et qu’une confiance aveugle nous entraîne plus loin
    et nous fasse devenir nous
    comme on se lève, un jour, et je suis ton Jules
    comme on se tient, à rien, et tu es ma gym

    cet instinct que j’ai qui n’est jamais vain
    j’aimerai tellement savoir y faire
    savoir où tu es
    ce que tu fais

    cette chaleur érotique est permise
    c’est une corde numérique
    du soir
    à l’attente de tes pas
    autour de mon souffle fidèle
    à toi depuis une semaine

  2. lawrence dit :

    the silk parts of yourself
    la party de soie

    déchirée à l’une,
    à l’orée de toi

  3. 3r1euc dit :

    .
    .
    .
    .
    .
    .
    .
    seins doux des ventres et bananes
    art textuel

    oranges coche la case du fou
    art textuel

    glands du four, carillon sonne, occupé?
    art textuel

    rouleau de cœur tressé au pluriel du monde
    art textuel

    dansé peaux et moqueries profondes
    art textuel

    ta bouche sent mon zinc et ma casse
    art textuel

    tes bras glissent le son de la toile tes
    art sexué

    première presse et m’enroche à mes récifs de toi
    .
    .
    .
    .
    .
    .

  4. else dit :

    mon visage
    dans ton visage
    se ressource
    se renouvelle
    tendrement

    amoureux
    mourant

    amour en toc
    amour irascible
    net tranché
    plaqué

    la crue
    fraîche
    pulsation
    poings comme cailloux
    cœur comme lac
    qui berce ses choyés

    simulacre
    déconvenue
    impasse
    silence
    total
    et nu

    la nage
    retour
    coup accusé
    chaleur
    de la bouche
    air expiré

  5. Eve Guerra dit :

    Et puis s’endormir : … le front déposé sur sa bouche,
    faisant redoubler le souffle, son cœur sur la joue,
    les mains puérilement accrochées à ses hanches (décharnées) :
    il y a la beauté, celle que l’on apprend, celle que l’on reçoit
    – celle des corps longilignes où les mains se heurtent ;
    il y a la beauté surfaite des ongles (trop longs, qui vous déchirent la peau, les joues ) :
    cette “beauté” dont la mémoire hérite…

    S’endormir : dans les bras de la mère et puis presser ses hanches,
    sentir sous ses os la glaise qu’un mouvement brusque fracasse et tue :

    sa mère est d’argile – elle implose entre ses mains le jour venu.

  6. Pénélope La Méta dit :

    Un papillon est mort, son corps écrasé, je me suis penchée, il m’a offert une aile, et son corps ensuite, tout ça tout ça au bord de la route. J’ai fais une prière pour lui, pour mes compagnons sur Terre, et pour toi aussi

  7. brieuc dit :

    Oh toi qui vit des rebonds de la vie
    d’alcools ambrés, de merveilles et de heurts
    tu risques la mort à chaque fin de vie
    prend garde aux soins qui nous minent, car le vide demeure

    auras-tu, l’infinie patience ?
    néanmoins dotée d’une date
    de me presser, à bonne escience
    poignet tressé d’une patte

    l’autre sur ma tempe, ah j’ai dit ça ?
    serre moi plus fort, plus fort le bras
    dans tes yeux je rêve de l’accès
    à ton coeur grand panier percé

  8. Yvon D'anjou dit :

    J’utilise le mot blasphème et je le mets comme du sang dans mes poèmes
    l’amour ne sauve pas les bêtes ni les muses
    Une respiration à faire fendre le coeur et la langue
    je suis plusieurs lits, un seul corps
    mille et une bouche ouverte la nuit
    Entre moi et la solitude
    le mur du langage et le sexe pauvre
    J’ai flairé le sang, les liens et la loi
    puis rabattu sur l’alliance
    j’ai fait l’amitié de choix
    c’est un mandat clair
    Moi le fils d’Adam sans pays, sans vérité, sans épouse, ni lumière
    damné comme un poème dans une peau de serpent
    Combien d’hommes mangent les petites fées, les robes innocentes, les muses si faussement féroces, je pense à ce qui est toxique dans le lien et l’amour passe en un cri durant sa nuit
    Manifeste et déploie tes arcanes, l’amour est un aveugle sans canne
    L’amour, je le trouve beau quand il protège l’amour à présent ce n’est qu’un paquet de tremblements parmi les sortilèges
    Je viens de ma mère, et non, ces fils ne sont pas tous fous
    concernant ces filles, la suite est dans un autre poème

    Y.d’A ©

  9. 3r1euc dit :

    Derrière les plis de mon nom
    Devant l’azur ajouré d’un ciel d’automne
    Sous l’arcade sensible d’une mouture acceptable,
    Arbre à vie rebelle jugulé par la joie
    je la kiffe ve-gra

    Behind the folds of my name
    In front of an invisible blue of the autumn sky
    Under a sensitive arch of an reasonable draft,
    Rebel tree of life brought under control, really curbed by joy,
    I dig her badly

    Hinter den Falten meines Namens
    Vor durchbrochenem Azur eines Herbsthimmels
    Unter der empfindlichen Arkade eines annehmbaren Mahlens,
    Rebelliert lebenslänglicher Baum, durch die Freude eingedämmt
    Ich hab sie mega

  10. auddie dit :

    N’ayant que peu le désir de séjourner en France pour aller au contact de souvenirs déjà déflorés mille fois, je vais donc m’abstenir de rester à paris et aller directement me perdre à la campagne là où les arbres me reconnaissent comme si un ADN commun nous unissait le temps d’un cri, d’un ruminement, sourire contrit, cœur dans le vent… Souffle rapide et sec. J’y serai peut-être pour prendre des photos, ou bien, pour écrire, ou bien, je ne ferai rien puisque le travail est mon opium et que ma tête se dépeuple. Enfin… Je serai peut-être à la recherche d’un moi-même courtisé en choisissant l’exil; la belle affaire. Vous l’aurez compris, les sentiments ne seront pas de la partie. Noël, c’était donc bien les autres.

  11. else dit :

    non
    pas corps mêlés
    mais
    vus entre
    rues places verres
    par dessus table
    effleurés à travers
    étoffe manche manteau
    verres trinqués encore
    regards intenses

    toi là-bas
    loin déjà
    dans nuit blanche
    et course sombre
    dans jour flanche
    et fourche langue

    ici pigeons mouettes
    buée à l’angle
    et cœur papier panier piano

  12. pyla dune dit :

    dune claire sous coin Nuageux
    le libre empire sonne de toutes Ses gestes feminines
    un Bateau passe au loin dans l’axe de la ravine
    des silhouettes de familles Visitent le bord du ciel
    sonne De bouts de mer.
    et ce sable qui tourBillonne
    atténue La crête

  13. Anonyme dit :

    Fumée d’esprit,
    Feux de l’âme,
    Bois d’être,
    Raisons en coeur,
    Sens en alerte,
    Mots d’exils,
    Maux d’îles,
    Lettres passantes,
    Eclats de pensées savantes,
    L’ère du dehors de soi,
    Fige nos intérieurs,
    Semblants d’âmes,
    Miroirs d’oublis.
    Mots en attente,
    Choisir le…bon,
    Celui qui sait
    Ouvrir toutes les portes…
    Du Ciel du monde.
    On est tous une planète…
    Je ne suis que comète,
    Je passe sur le temps…
    Ne vit qu’en… Présent.
    Le firmament m’ attend !

  14. Maud Querol Ferrer dit :

    nous sommes loin
    nous sommes mal
    et bien
    nous sommes dans la fange des mers
    comme le ciel qui perdure dans la vie
    je simule de toi vers moi
    a la plage pour deux jours sans toi
    mais tu visites des mondes qui te font jouir c’est bien
    je me met a poil pour te plaire mon amour
    non je ne suis pas torturée comme le récent photographe que j’ai rencontré m’a dit en lisant mes textes
    j’aime le vivre et le plaire
    j’aime le sens des mots amoureux
    je t’aime …..
    viens ou
    dégage ( vers mes yeux je préfère)

  15. Simone de Beauvoir dit :

    “[…] j’estime oiseux de parler avec des gens dont les attitudes diffèrent radicalement des miennes : les mots n’ont pas le même sens pour eux, pour moi et nous ne permettent jamais de nous rejoindre. De toute façon, je n’ai pas le temps à perdre avec des indifférents. Je préfère en consacrer davantage à mes proches. J’ai investi dans leur vie des intérêts tels que leurs projets, leurs réussites, leurs échecs sont devenus les miens. Je lis avec une attention toute particulière les articles ou les livres qu’ils écrivent, je participe à ce qui leur arrive. Dans une certaine mesure mon existence enveloppe la leur et s’en trouve enrichie.” Simone de Beauvoir.

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