Philosophie des sciences

Linguistique, psychologie, philosophie, phénoménologie, cosmologie, art, biologie, ingénieure.

Articles critiques et extraits d’essais d’auteurs du collectif informel f4.

  1. f4 dit :

    Articles critiques et extraits d’essais d’auteurs du collectif f4.

  2. blm, pulsions / #meetoo dit :

    Les hommes ont peur du regard des autres hommes.

    Il s’agit alors, dans leurs gestes envers les femmes qu’ils ne connaissent pas, d’une prédation mimétique faite de jeux de domination de soi en vertu d’un traumatisme avec un parent ou avec d’autres garçons. Il s’installe très tôt dans le programme interne.

    Hors du fait pulsionnel, la virilité cache bien d’autre choses que la force ou l’hétérosexualité. Elle cache l’image de l’homme à l’homme en présence d’une proie. Et la compétition qui se crée, le jeu rituel d’une permissivité, qui fait remonter un manque de confiance en soi, trahit également une obsession pour d’autres hommes, une homo-bestialité. C’est lui-même qu’il faut punir, dépasser. Son modèle sexuel passe par une imitation. Il se voit en l’autre et voudrait que l’autre se voit en soi, et la femme devient un fait du symptôme, une donnée après rituel.
    Il est submergé par l’angoisse, submergé par son angoisse, son trop plein hormonal, ce robinet laissé ouvert.

    Dans une entreprise ou une institution, l’homme obsédé, l’homme pulsionnel, agit contre la femme mais il agit contre, envers, ou avec d’autres hommes ; il domine une image. Chaque assaut alimente une hystérie, une partie macabre et abîmée de la représentation de soi dans un monde d’homme dont la place fut donnée à la punition, et l’espace laissé vacant à la pulsion. Cet espace vacant, ce cratère me^me, ce champ de mine, est remplit par une chimie du cerveau jamais régulée par la confrontation normale au réel.
    Il détient un modèle violent : casser le réel, s’inonder soi-même.

    Le refus de la victime ouvre encore la brèche et la pulsion. Il reproduit, voudrait se submerger. Il imagine que la victime a besoin de cette matérialité du refus et est stimulé par la force, lui même est stimulé par sa représentation de sa peur, l’interdit. Il revit son trauma. Il s’excite avec la logique de la casse, du bris, mais je fait qu’abîmer et ouvrir encore les brèches en lui.

    Dites lui alors “je suis pas ton père!” , ou : ” je ne suis pas ta mère ! “, très calme, ou en hurlant de colère, je ne sais pas.

  3. Initial BP dit :

    #moiaussi
    #mamèreaussi
    #mesgrandmères
    #feuesmesarrièregrandmères
    #chacunedemesamies
    #chacunedemesconnaissancesféminines

    à Paris en province à l’étranger dans la rue dans le métro à la supérette au cinéma dans des conférences des expositions à la fac à l’aire de jeux d’enfants (…) c’est potentiellement partout et tout le temps, quel·le·s que soient l’âge l’origine le niveau socio-professionnel, la tenue portée, et c’est très fatigant d’être toujours sur ses gardes alors ✊

  4. auddie. ecriture inclusive dit :

    A propos de l’écriture inclusive :

    Mon prochain livre est écrit au genre féminin, tout simplement, c’est à dire que les histoires comme les sermons sont au féminin, et s’y accordent. Les raisons comme les moyens ont été remarquées. Les signes du temps qui change, comme les intentions, devraient être -en alternance-, prises au sérieux.

  5. La pyramide de Kéops. by blm dit :

    Il faudrait interdire d’inspecter ce qui a été découvert : une cavité au milieu de la plus grande pyramide, par mesure radio.

    Tout à fait d’accord. Bon ça deviendrait une première dans le domaine particulier du hors-champ touristique et archéologique. Ces deux notions sont d’ailleurs proches, tout du moins liées, tant le regard du monde sur la mystique polythéiste égyptienne a pour fonction de mesurer la fierté et la valeur du secret. Mais il y a autre chose, qui me chagrine beaucoup plus : c’est l’arrogance et l’efficacité absolument antipoétique de ces chercheurs et de leurs appareils. Soudain, ils ne demandent qu’à être “devant la pyramide” et non plus “dedans”, et n’ont d’autre tache que de mesurer l’absence de mesure : un vide quantique. Ils ne sont même plus vraiment là. Ils surfent sur facebook.. Et d’un coup, tout s’effondre : Et l’égyptologie. Et le secret des architectes de Keops (ou leurs pièges, ou l’effet sur la bourgeoisie de l’époque). Et la notion même de réalité, puisqu’il n’y a plus de secret possible, cette chose faite pour être racontée.

  6. https://www.arte.tv/fr/videos/069096-000-A/demain-tous-cretins/

    l’iode… En fait, il faut ramener de l air ,marin chez soi. Félicitations à ces scientifiques, en espérant, qu’ils aient tous le “vent en poupe” pour faire éclater les vérités, et les mensonges qu’ils se tuent à combattre. Intéressant, et assez court…

    J’ ai pensé à ce poisson, au cours du reportage…. le “combattant”, si paisible, mais qui se bat…..

  7. Brieuc Le Meur - le tout venant et l'élégance dit :

    L’écrivain et sémiologue Roland Barthes (1915-1980), a dit un jour :
    «la politesse est plus généreuse que la franchise, car elle signifie qu’on croit à l’intelligence de l’autre».

    – Brieuc Le Meur : Il me semble, à mon très humble avis, qu’il y a ici un contre sens. Pourquoi d’un côté, et à juste titre, réhabiliter les “sans éducation”, le “tout venant”, et en même temps fustiger la vulgarité ?

    – Christophe Gerbaud. Cher Brieuc Le Meur. la chose est plus subtile que cela – on peut être pauvre et aristocrate dans le même temps cf : Dans notre dossier Orwell, cet anarchiste conservateur, nous avons longuement présenté les essais du philosophe Jean-Claude Michéa. Celui-ci vient de publier un nouveau livre aux éditions Flammarion : La double pensée, sous-titré Retour sur la question libérale.
    Pour Michéa, l’actualité récente — la crise financière et économique — oblige à repenser le libéralisme, cette forme moderne du capitalisme. Mais la crise tout aussi évidente de la gauche [3], nécessite un effort plus grand encore : repenser ce que pourrait être une alternative socialiste (pas du tout contradictoire avec l’anarchisme).
    Si cette perspective a un sens il est bon de revenir sur ce que Jean-Claude Michéa, à la suite de George Orwell, appelle « la morale commune » ou la « common decency ». http://www.pileface.com/sollers/spip.php?article753

    – Blm : Certes, mais alors, entre un anarchiste de droite, et un anarchiste de gauche, il me semble que les deux savourent leur amour du conflit et de la complication. Du reste j’entend bien la nécessité de dépasser les tropismes habituels. Pour en revenir à la politesse et à la vulgarité, à la critique vaine du beauf ou de l’extrémiste, elle mérite un développement plus affirmé, qui se départirait à la fois de l’émotion, comme de l’hypothèse ambidextre, mutante, de l’opinion. La politesse et l’élégance peuvent tout à fait être entendues comme des leviers de domination. Il n’est pas simplement vain de vouloir moraliser un extrémiste ou une personne butée, il est tout aussi vain de se raccrocher à une éduction, à des valeurs morales, toutes progressistes soient-elles et d’estimer qu’elles suffiront à dépasser le problème. Car ces valeurs morales, ces lois sociales, intelligentes certes, peuvent être une véritable agression, en terrain moderne (sociétés de plus en plus inégalitaires). C’est là où je vois un contre sens.

  8. blm dit :

    Chers contacts français, artistes, chercheurs, peut-être universitaires, auteurs lointains ou un peu plus proches, j’ai conçu entre 2015 et fin 2017 un essai de philosophie, enfin, que je qualifie de philosophie, qui énonce une dizaine de concepts que je trouve nouveaux, et qui suivent de près ce que je découvre en travaillant la création dans des domaines variés, parfois de façon très intense, même si ça ne se traduit pas en succès immédiat dans la sphère commerciale ou médiatique. Je l’ai écrit lorsque le tournage du long métrage, achevé récemment, était arrêté (impossible de tourner les hivers, par exemple).
    Ce sont des recherches, et comme toutes recherches, elles sont désintéressées. Et elles prennent leurs distances avec les modes intellectuelles, comme avec les modes de présentation éditoriales ou universitaires ; .. car ces concepts peuvent parfois peuvent être entendus comme partant dans “tous les sens”. C’est justement ce “tous les sens” qui m’intéresse. Mais je ne trouve pas d’écho chez les éditeurs, sinon ce “tous les sens” qui les déroute. Et il y en a peut-être à jeter, de ces concepts, de ces hypothèses, mais je ne trouve personne pour collaborer, pour les mettre en doute.
    Ce qu’on est seul lorsqu’on avance dans ces directions. Alors.. j’aimerais bien les porter au dialogue, à la conversation, au crash test. Mais.. je ne sais pas comment. C’est toujours un peu difficile de tout donner comme ça, la somme d’une vie d’intuition et d’analyse des scènes, des techniques, du futur qui nous tombe dessus, des définitions de l’humanité qui vont disparaître aussi vite qu’elles nous sont apparues… et avec quel outils ? Alors je ne sais vraiment pas comment faire, ni avec qui collaborer, ni qui rencontrer qui puisse être ailleurs que dans son domaine particulier, quelqu’un qui chercherait dans “toutes les directions” ou plutôt dans: “aucune en particulier”.
    Même si vous n’avez pas d’affinité particulière avec moi ou avec une image (fausse, qu’induit ce site), ici, écrivez moi en privé, et je pourrais vous faire parvenir ce texte d’une centaine de page qui ressemble à une table des lois ; une table des lois autour desquelles nous tournons peut-être.

    Je réfléchis également à produire des vidéos pour youtube, des sortes de condensés théoriques, simplifiés, mais, même dans cette entreprise, je me demande comment et pourquoi je devrais faire ça dans une telle solitude, sans au préalable créer les conditions d’un dialogue, d’une mise en route, en doute, pour sentir si ces hypothèses peuvent être assimilées.

    Je réfléchis également à créer une sorte de google sheet ou un blog dédié, qui permette les annotations. Pour moi tout le monde est chercheur, tout le monde a des intuitions, et tout le monde peut les mettre en forme. Ce n’est qu’une question d’effort et de pratique.

    Alors, dites moi !

  9. blm vs Barthes dit :

    Roland Barthes, cette guimauve sur le gâteau d’anniversaire… On y fête la simplicité des messages ronds, le français d’estime et l’entière, la puissante… didactique sans grande ouverture (du rideau). Vérités des derniers animaux en complet veston, les coulisses maintenant, c’est l’antimatière de nos sombres abysses, la tête à l’envers, et il ne restera rien, rien de ce flux humain ni de ce ronronnement parisien ‘entretenu’. La routine oui, comme il dit. La routine… Mais non, maintenant, on ouvre le rideau, non plus sur la scène, mais sur les choses que l’an deux mille a offert de façon froide et désentimentarisée.

  10. Alice Popieul dit :

    Reprendre contact avec l’immémoriel alors que tout dans cette société semble tirer son mérite de la simple qualité de la nouveauté. Toute connerie, pourvu qu’elle soit neuve (ou pseudo-neuve), devient le centre de tous les soins. L’innovation comme étalon, sans aucun autre critère de respect. AH si, quand même : la valeur marchande qui s’attire toujours un respect immense. Bref.
    Détruire, sans avoir la moindre idée de ce qui jaillira des ruines fumantes et parsemées de sang que notre excitation pour l’illusion aura foutu par terre. Nous sommes fascinés par le récit de notre propre grandeur. Nous sommes si certains de nos connaissances et de notre mode de vie que nous l’imposons à la Terre entière le coeur content, avec des bombes s’il le faut. Il parait que notre civilisation a atteint une sorte d’acme dans l’histoire humaine. C’est ce qu’ils disent à la télé, des gens très sérieux. Nous valons mieux que les autres peuples, les autres civilisations. Non, nous ne dirions jamais ça, car ce ne serait pas correct de tenir des propos blessants : mais rien n’empêche de le penser ni de démontrer ce mépris constant dans nos actes. On les aime bien, les peuples qui ne sont pas assujettis à l’argent, mais leurs croyances, leurs valeurs, sont risibles n’est ce pas ? Des enfants supersticieux, nous disent peu ou prou les ethnologues. Avec toute l’arrogance de celui qui est né de la dernière pluie, nous voulons changer “les choses” et que chacun se plie à notre lubie passagère. Avec toute la bêtise colérique de l’esclave qui après une vie d’obséquiosité, dans un sursaut qu’il croit émaner de lui-même, pense trouver sa gloire en imitant le maître par la destruction. Quelle misère.

  11. “internet” dénature à merveille les rapports humains… Sidérant.

  12. blm dit :

    J’ai donné mon dernier essai à lire à 8 personnes, très motivées, très intéressées. Trois ans de travail, dans le plus grand secret, somme de nombreuses recherches et observations. Des choses concrètes, issues du vivant, de l’expérience. C’est de la philosophie des sciences, de l’anthropologie, de l’art, de la linguistique, de l’anticipation.
    Un mois et demi après, pas un feedback ou presque. Rien… Je préfèrerais qu’on me dise que c’est de la foutaise. Que je me trompe. que c’est trop long, ou vain. J’adore quand on me dit ça. Je ne me vexe presque jamais.. En tout cas, quand on me donne quelque chose à voir, à penser, je vais au bout du job. Je dialogue, je suis sincère, engagé. Rien n’est plus important pour moi que ce travail, que ces travaux, et la façon dont les autres s’engagent sans frein, prennent tous les risques. Je respecte ça infiniment. Je ne sais pas si les déclarations d’intention sont une réalité, une manière de communiquer. Peut-être que je ferais mieux de faire du streaming sur facebook, moi en train de cuisiner, avec un tablier, ou en train de gouter un vin du sud. Pas mal non? Des vidéos d’une minute. Allez.
    Je crois que ça pas être de la tarte de sortir ce truc. De toute façon qui s’intéresse à la vérité, à la complexité? Ce qu’on veut c’est du mensonge, du maquillage, de l’esbroufe. De la violence aussi, de la rapidité. Aaah, la rapidité. Ou bien, essayons d’être un philosophe qui ressemble à un philosophe. à un chanteur qui ressemble à un chanteur. Il faut que tout ressemble au truc d’origine. Succès garanti. : la figure de “l’intellectuel” bien dans son job, aussi lisse qu’un démonstrateur d’aspirateur. “Il aspire bien celui là, il vous tiendra dix ans”. “Dix ans vous dites?” “Dix ans.”
    Vous comprenez? Le monde DOIT ressembler à une carte postale. à une bible. A une pub américaine des années 50. Le monde n’a PAS changé. Le monde n’a pas changé. Le monde n’a pas changé.
    Tu peux écrire un livre pour décoder les arcannes, les fils d’Ariane, les plis spécifiques dans lequel se lisent un message. Un message à chaque pli. Tu peux, mais qui te lira?
    “Il aspire bien je vous dis”.

  13. auddie dit :

    Le rêve n’est ni l’éveil, ni le sommeil, c’est le rêve…

    ______________ C’est le troisième monde de l’homme

  14. Lise d'O - le réel dit :

    Le réel est un paysage dessiné par l’imaginaire. Il a des relents d’audace, il est une lumière sur l’esprit qui voit le monde. Le réel est impropre à l’homme, il ne lui ressemble pas. Ni en point, ni en liens, ni en nuances, le réel est un espace de rien, qui s’étend sur tout, comme l’univers au paroxysme d’un nous inconséquent, ce nous qui n’est jamais le même et s’apprend à tous les temps. Le réel est le poids de l’eau grammé sur le monde ou de mon coeur qui palpite et tente d’apaiser les flots de mon être noyée en verre d’eau.

    Le réel a des allures de perfection, perfectible, innomable et insondable, le réel est arbitraire, car il induit tout le monde, et ne convoque personne. Le réel est le magma d’ un volcan en effusions sans sentiments. Le réel est un comment sans chemin d’âme, une illusion de l’ essence, un hors-champ. Une phote synaptique en noir et blanc, un univers sémantique en nuage, une complexité émotionnelle bloqué dans un nuage, un frère sans place. Sans espace, sans phrasé, sans mots, silencieux et absent. Là sans l’être, là sans mots, il ferait de la musique, il zapperait son do…

    Le monde réel n’est pas l’ espace car il ne peut s’emplir, ni se nourrit, il est un puits sans fond, un puits itarrissables, comme les loges que l’on croise, avant le spectacle du monde et de la vie qui nous toise… On n’est qu’une parcelle de vie panoramique, on parasismique, on se pose et on recommence, on valse, et son se donne, à flots dans les mopts on rame, pour avoir du monde la coupole, et non point la tête coupée…. De n’avoir osé dire… Ce que les mots n’osent.

  15. auddie dit :

    la zone internet :

    alors voilà, on dissèque chaque personne un peu sous le feu des projecteurs, chaque personne assez courageuse pour se taper cette dissection dégueulasse, sans qu’aucune ni aucun commentateur ne se demande combien de minutes ça prendrait pour que leur intégrité, à eux, ne se diffracte sous le même effet dévastateur, miroir, où les défauts des uns sont projetés dans la figure médiatique des autres.

    on parle bien de -minutes-, sinon de secondes.

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